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Observations climatiques

Jeudi 12 février 2009

 

Ce ne sont pas des cordes, ni des seaux, ni des chats ou des chiens anglais qui se déversent sur nos jardins du Sud Ouest. Ce ne sont pas non plus des vaches qui pissent mais des trombes d’eau, un déluge, une pluie diluvienne qui transforment en pataugeoires les moindres creux et le potager en bourbier géant.

J’avais pourtant été prévoyante et j’avais acheté à temps (pour une fois !) mes semences de petits pois, pois gourmands et fèves. Pour aller les semer, il m’aurait aussi fallu prévoir les échasses.

P.S : Je me suis rendue compte que le dessin qui illustrait précedemment cet article était soumis à agrément, ce qui explique sa suppression dans l'attente d'une permission de reproduction .

Par claude lasnier
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Jeudi 29 janvier 2009

Après la tempête dans le Sud Ouest de la France, l’heure est au bilan. Ce sont les arbres persistants tels que les conifères et les eucalyptus ainsi que les arbres morts ou en mauvais état qui ont été les premières victimes de ces conditions météorologiques hors normes. Ces arbres sont plus vulnérables aux vents en raison de la masse de leur feuillage et de leur système racinaire superficiel. Remontant en voiture des Pyrénées Orientales vers le Tarn et Garonne le lendemain de la tempête, j’ai pu constater qu’une grande partie des arbres abattus étaient des conifères.
On peut aussi se demander si les arbres à faible développement racinaire ne sont pas des arbres qui ont effectué une partie de leur croissance à l’étroit dans des pots en jardinerie avant d’être plantés définitivement au bout de plusieurs années. Ces arbres mettent beaucoup de temps à refaire un réseau racinaire large et solide. Dans les jardineries on vend des arbres de 2 m et plus en conteneurs de 50 cm. Les racines s’y enroulent sur elles-mêmes en formant un chignon. Ces arbres nécessitent ensuite de solides tuteurs pendant plusieurs années avant de tenir debout tous seuls. La tempête fut néanmoins exceptionnelle et tout arbre, aussi sain et solide soit-il, est vulnérable devant un tel assaut.
Dans mon jardin, les eucalyptus se sont légèrement couchés car le sol était imprégné d’eau, un abricotier malade, car planté dans un sol trop humide, a littéralement été déraciné et un orme mort a été abattu. Aucun gros dégât donc. Il y aura cependant beaucoup de nettoyage et de broyage à faire dès que le temps le permettra. Pour l’instant, il pleut beaucoup trop et le sol est une éponge.

Summary : After the storm in the South West of France, it is time to draw conclusions. The first victims of the wind were evergreen trees like conifers and Eucalyptus and dead trees as well. Driving from Pyrenees Orientales to Tarn et Garonne the next day I noticed that most of the trees on the ground were conifers. One can also wonder if the trees bought in garden centres after spending years in a small pot develop enough roots to resist the wind in the garden,  even years later.

Anyway, these winds were exceptionally strong and all trees may be vulnerable.

I was lucky to have little damage in my garden but there will be a lot of work clearing away branches in the next few days. At the moment the soil is so damp that it is impossible to do anything

Par claude lasnier
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Dimanche 25 mai 2008

Vers 21 h, hier soir (24 mai 2008), un gros orage de grêle s’est abattu tout à coup sur la région. La météo avait annoncé un orage, rien de plus. Par contre les animaux du jardin m’ont avertie. Les hirondelles ont fait un ballet incessant à ras du sol juste devant la maison (signe que les insectes volaient bas à cause de l'humidité). Le cheval avait un comportement inhabituel, galopant à toute allure et ruant dans son pré. J’ai tout de suite pensé que l’orage serait sérieux et j’ai rangé ce que j’ai pu.

 

 

 

 

 

 

Le lendemain matin, tour du jardin en pyjama, trop inquiète et impatiente de connaître les dégâts sur le jardin. Je découvre que le bas du pré du cheval est recouvert d’une couche très épaisse de grêlons gros comme des cerises (et pas des petites! Carrément des bigarreaux!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le cheval vient voir les dégâts dans son pré.





























L'eau du ruisseau est montée très haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien, le jardin n’a presque rien ! Même les derniers petits semis ont résisté aux grelons. Les fleurs des rosiers bien sûr sont abîmées mais aucune plante n’a souffert. L'éremurus est resté bien droit.

Par contre, de très gros pots entreposés à l’ombre en bordure du ruisseau ont été emportés et j’ai perdu plusieurs rhododendrons.

 

Ce qui a contribué à protéger le jardin ? Le fait d’avoir planté des haies partout, créé des petits espaces clos qui divisent le jardin et empêchent les vents de coucher les plantations. Aucune coulée de boue non plus. J'ai eu beaucoup de chance aussi!

Par claude lasnier
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Mardi 1 avril 2008
Le mois de mars a été particulièrement doux et pluvieux. C'est inespéré et le jardin est d'un beau vert tendre. Les cerisiers viennent de fleurir. Espérons qu'aucune gelée ne viendra compromettre la future récolte de cerises.
Quelques photos du jardin et de la campagne autour prises aujourd'hui dans mon jardin du sud de la France ( 50 kms au nord de Toulouse).




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Vendredi 7 mars 2008

Le changement climatique est pris très au sérieux par les scientifiques et il y a de quoi !

La survie de certaines espèces de la faune et de la flore pourrait en dépendre et des phénomènes météorologiques nouveaux pourraient nous menacer.

Comme tout le monde je crois, je m’intéresse au sujet et fais mes observations personnelles.

Depuis la création de mon jardin, je note assez régulièrement mes observations sur le temps et les dates de floraison.

 

Aussi ai-je tendu l’oreille ce matin lorsque j’ai entendu sur France Inter que les scientifiques avaient créé un observatoire des saisons et qu’ils souhaitaient y associer les particuliers. Des actions éducatives sont également menées au niveau des écoles, collèges et lycées de France.

L’objectif est de sensibiliser le public à l’environnement, à la nature et au changement climatique et de créer un réseau d’observation avec une base de donnée au niveau national sur la phénologie.

 

Je me suis donc connectée à leur site (ODS = Observatoire Des Saisons/ voir dans mes liens) et je me suis inscrite. J’ai constaté, et cela ne m’a pas vraiment étonnée que mes notes ne pouvaient être d’aucune utilité. Il faut en fait observer le 1er jour de floraison de la 1ère fleur d’une espèce particulière. Mes notes ne sont donc pas assez précises pour être interessantes. Mais comme on dit : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire! ».

Si vous êtes interessés, inscrivez vous sur ce site. Cliquez aussi sur les liens qui sont aussi très interessants et le forum de la rubrique « communauté ».

Je vous conseile aussi le site de Phénoflore, partenaire de cette opération, qui donne des informations interessantes sur les dates de floraison ( cliquez sur « relevés » pour avoir la liste des plantes en fleurs cette semaine au Jardin des Plantes de Paris.

 


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Samedi 16 février 2008

Nous sommes à la mi-février 2008 et je constate:
- que je dois arroser le jardin car mes fraisiers sont tout rabougris et mes petits pois en détresse.
- que les arbres bourgeonnent et que les jonquilles sont en fleurs depuis 15 jours
- que les papillons ont déjà fait leur apparition: j'ai vu hier les premiers paons du jour  voleter dans le potager

Tout cela est-il normal?

En fait, en relisant mes vieux agendas dix ans en arrière, je ne constate guère de changement de température. Entre le 13 et le 23 février 1998, j'avais noté un temps exceptionnellement printanier. Le cognassier du Japon était en fleurs le 15 février.
Par contre, une telle sécheresse du sol à cette période de l'année me semble tout à fait anormale. Je n'ai aucun souvenir d'avoir dû arroser mon jardin si tôt dans l'année.

La sécheresse du sol et le changement climatique sont une préoccupation majeure pour le jardinier. L'imprévisibilité du temps à longue échéance et les repères saisonniers qui s'estompent sont des facteurs inquiétants. Créer un jardin, c'est se projeter dans l'avenir. Un jardin est le contraire d'un instantané. C'est un projet à longue échéance, un investissement à long terme, un cadeau aussi pour les générations futures.
Alors la question se pose: si je plante cet arbre ici aujourd'hui, aura t-il les conditions requises pour s'épanouir dans les années futures?

Comment faire pour se défendre contre les aggressions climatiques? Pour ma part, j'ai pris l'option de planter des arbres jeunes qui auront un meilleur développement racinaire pour résister au vent. Je plante des haies et j'essaie de créer dans le jardin des espaces clos, arborés, protégés du vent et du soleil qui garderont un peu de fraîcheur l'été. Que pouvons nous faire d'autre?


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Pour mes amis les animaux, insectes et papillons, habitants du jardin et pour tous ceux et celles qui respectent la nature. Claude

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