Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:49

DSC03685.jpg

 

Le monde des amphibiens est indissociable du milieu aquatique. Sans la mare qui est le poumon du jardin, il est probable que nombre d’espèces qui peuplent le jardin seraient absentes.  La source qui alimente la mare est une source de vie. Dans la chaleur de l’été c’est une oasis où les animaux de passage viennent se désaltérer. C’est aussi l’habitat permanent  des batraciens (ou amphibiens), anoures et urodèles, qui ne peuvent se passer d’humidité. Grenouilles, crapauds, tritons et salamandres côtoient les reptiles, orvets et couleuvres, eux aussi habitués des lieux. La mare, couverte de lentilles d’eau,  bordée d’ajoncs et de carex, plantée de nénuphars  est aussi un bon endroit pour se cacher. Le noisetier procure ombre et fraîcheur. A son pied, quelques pierres abandonnées procurent un abri. Les couleurs du lieu, humus sombre, algues vertes, eau glauque couverte de lentilles et de feuilles mortes en automne permettent aux animaux de s’y déplacer incognito. Le triton marbré dans son habit kaki et noir joue le mimétisme à la perfection et seule sa crête orange permet de le distinguer dans les herbes et les feuillages d’automne.

 

DSC03686.jpg

 

La scène peut inspirer l’artiste en quête d’insolite. . Le premier à reproduire la nature des lieux humides fut Bernard Palissy au XVIème siècle.  Il représenta sur des plats ou autres ornements émaillés des salamandres, tritons, serpents, grenouilles, poissons et autres éléments du milieu aquatique. Son inspiration fut fortement marquée par la mode des grottes importée d’Italie à la Renaissance.

Dans la deuxième moitié du XIXè siècle, le style de Bernard Palissy connut un regain d’intérêt avec des artistes comme Auguste Chauvigné, Victor et Achille Barbizet ou Charles-Jean Avisseau.

Imitant Bernard Palissy, ils n’hésitaient pas à mouler sur le vif serpents, grenouilles, anguilles, escargots, tritons, salamandres et autres habitants des marais, recréant une nature ordinaire, familière et palpable à l’opposé de l’exotisme lointain.

 

Ci-dessous : plat ovale de Charles-Jean Avisseau

DSC08867.jpg

 

 

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
commenter cet article
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 22:16

Casser 6 œufs dans un saladier et battre avec 80gr de sucre roux ou cassonade. Ajouter 130gr de farine petit à petit pour éviter les grumeaux et une pincée de sel. Battre énergiquement. Verser ½ litre de lait par petites quantités et une cuillérée à soupe de rhum.

Beurrer un plat et le remplir de pommes pelées et coupées en lamelles (environ 8 pommes ou plus selon la taille du plat). Verser la pâte sur les pommes et saupoudrer de 50gr de sucre roux.

Faire cuire jusqu’à ce que le gâteau soit ferme et les pommes dorées à la surface (environ 45 minutes à 230°).

Ce Far sera meilleur servi tiède.

DSC03188.jpg

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier gourmand
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 12:33

DSC03409.jpg

 

DSC03321.jpg

 

Le grenadier, punica granatum, est un arbre méditerranéen qui aime le soleil. La plante est relativement résistante au froid et produit en abondance de jolies fleurs de couleur orange. Par contre, il est plus rare de récolter des fruits en dehors des régions au climat doux. Ici, un peu au nord de Toulouse, j’avoue n’avoir récolté des fruits que deux fois (en une dizaine d’années). Cette année 2011 fut exceptionnelle avec la récolte de quatre fruits bien mûrs. L’été indien qui s’est poursuivi jusqu’ à la fin octobre avec seulement une très légère gelée vers le 21 octobre a permis ce miracle. La dégustation du fruit fut donc un moment d’autant plus apprécié qu’il est rare. La grenade est aussi un fruit très joli et décoratif. Sa peau épaisse comme du cuir le protège et les oiseaux du jardin ne prendraient pas le risque de s’y casser le bec !  Le fruit est une capsule globuleuse couronnée par les dents du calice. A l’intérieur, des loges renferment de nombreuses graines dures dont le tégument rouge, transparent, au goût un peu acidulé constitue la partie comestible.  C’est la raison pour laquelle le fruit est plutôt pressé pour réaliser sirops et jus de fruits.

Repost 0
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:38

La presse a besoin qu’on ne l’oublie pas en ces temps difficiles et il est d’autant plus important de la soutenir que, dans l’ensemble, ce qui est proposé aux lecteurs est de qualité.

Pour les jardiniers, la revue "l’Ami des Jardins" est un incontournable. Le numéro de ce mois de novembre 2011 propose divers articles intéressants, en particulier sur les arbres fruitiers et propose quelques recettes. J’ai testé pour vous, avec le plus grand plaisir, la recette du soufflé de potimarron aux deux fromages. Bien m’en a pris car ce fut un régal, accompagné d’un Vouvray demi-sec 2005 de chez Catherine Dhoye c’était encore mieux ! Courez vite acheter l’Ami des Jardins, un potimarron, du lait, des œufs, du fromage  et un peu de muscade ! Sans oublier le Vouvray, of course !

 

DSC03611.jpg

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier gourmand
commenter cet article
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:29

Nous sommes dans la période la plus propice pour les boutures, marcottes et plantations d’arbres et d’arbustes au jardin. Chacun connaît le proverbe « A la sainte Catherine, tout bois prend racine ». Nous approchons de ce jour symbolique, le 25 novembre, qui est un repère pour le jardinier. Le temps est encore suffisamment clément et si passer quelques heures à quatre pattes dans le jardin ne vous effraie pas, le marcottage de vos plantes vous permettra de les multiplier en échange d’un tout petit peu d’huile de coude et d’une année de patience. Le marcottage consiste en effet à choisir les branches basses d’un arbuste et de les enterrer. Il faut choisir une branche souple et  la « blesser » au niveau d’un nœud. Saupoudrer la blessure d’un peu d’hormone de bouturage, enterrer en laissant ressortir l’extrémité feuillue du rameau, poser une pierre pour faire du poids et pour marquer l’emplacement.  A cette période de l’année il est facile de réaliser des marcottes de cassissier, groseillier, ciste, buis, grenadier,  viburnum, abutilon, rosier, chèvrefeuille… Tout est possible dès lors que l’arbuste a des rameaux suffisamment bas pour être enterrés. En même temps que l’on réalise les nouvelles marcottes, on relève celles de l’année passée, bien racinées après un an d’attente. Elles pourront être plantées directement à l’emplacement définitif ou mises en pot jusqu’au printemps.

Ci-dessous, en image, une marcotte de buis d’un an qui a produit trois nouvelles plantes racinées.

DSC03585.jpg

 

DSC03591.jpg

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans Astuces de jardinier
commenter cet article
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:05

Ce que l’on pourrait nommer « Jardin botanique de Toulouse et Jardin des Plantes » est en fait un ensemble de deux sites très distincts.

Le premier, situé en centre ville (35, allées Jules Guesde – Toulouse / parking conseillé : Carmes) est constitué du Museum d’Histoire Naturelle avec un jardin botanique fermé attenant (Jardin Botanique Henri-Gaussen) et du Jardin des Plantes (parc public adjacent).

Le deuxième site, nommé « Les jardins du Museum » se situe au nord de la ville dans le quartier de Borderouge, avenue Bourgès-Maunoury.

Les deux sites peuvent se visiter dans la même journée mais je conseille de consacrer au moins la demi-journée au site du centre ville car, visiter le jardin seul serait fort dommage compte tenu de la grande qualité du Museum. Le ticket d’entrée groupe les deux visites du 2ème site (jardin botanique Henri-Gaussen + Museum).

1-      Museum et jardin botanique Henri-Gaussen :

-          Le jardin botanique fermé, en forme de spirale, présente les plantes selon les caractèristiques suivantes : plantes alimentaires, industrielles, condimentaires, médicinales ou toxiques. Son emplacement et son nom se justifient par l’existence à la fin du XVIIIe siècle d’une école générale de botanique dirigée entre 1948 et 1958 par un botaniste de renom, Henri-Gaussen.

-          Le Museum est une merveille à ne pas manquer. Il n’est pas très grand mais n’a rien à envier aux grands musées de la capitale. La présentation des collections est remarquable et très ludique.  L’architecture du musée, œuvre de Jean-Paul Viguier est une réussite avec les multiples reflets de l’église Saint-Exupère sur sa façade miroir.

DSC03454.jpg

 

2-      Les jardins du Museum sont complémentaires du jardin botanique. Leur vocation est de montrer la nature à l’état sauvage puis la nature maîtrisée par l’homme (potagers comprenant des plantes d’ici et d’ailleurs).  Les bâtiments de ce site sont l’œuvre des architectes Meriem Bekkoucha et Laurent Gaudu.

DSC03445.jpg

 

DSC03447.jpg

 

Bonne visite!

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier voyageur
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 14:44

DSC03349.jpg

 

Un peu d’exotisme dans le jardin avec ce magnifique Hedychium gardnerianum auquel la RHS *a attribué le « Award of garden merit ».  Malheureusement,  les Hedychium peuvent difficilement être laissés en pleine terre au jardin. Il est préférable de les cultiver en pots et de les rentrer au chaud l’hiver. Celui-ci  a été rempoté au début de l’été (sans déranger ses racines) puis abandonné dans un coin ombragé, frais et arrosé du jardin jusqu’à l’apparition des hampes florales vers le 10 octobre (la plante aime la chaleur et l’humidité, appréciant beaucoup la douche de l’arrosage automatique).  La plante elle-même, avant floraison, n’est pas d’un grand intérêt ornemental avec ses tiges hautes et rigides et ses feuilles étroites et allongées. Comparativement, un pied de Canna est, à mon goût, beaucoup plus esthétique. Abandonné donc, oublié dans son pot près du compost, l’Hedychium gardnerianum vient de me remercier d’avoir compris ses désirs en m’offrant quatre superbes fleurs qui lui ont valu l’honneur d’être exhibé temporairement au cœur du jardin et sur ce blog.

DSC03358.jpg

Depuis hier, à l’annonce des premières gelées, il a pris ses quartiers d’hiver dans la maison, à l’abri du soleil direct. Aussi nommé Gingembre kahili, l’Hedychium gardnerianum est, on l’aura compris, de la famille des Zingiberaceae, cousin du Gingembre et nous vient des Indes. Il semble que cette plante soit invasive dans certaines régions tropicales mais ici (Sud Ouest de la France), c’est sans danger ! La plante est de grande envergure, dépassant la hauteur des Miscanthus en arrière plan sur la photo.  

 

*RHS= Royal Horticultural Society, équivalent britannique de la SNHF,Société Nationale d’Horticulture de France. Elle décerne des prix aux plantes qui offrent les plus grandes qualités, ce qui est une référence précieuse pour guider nos achats.

 

Le Guide Vert (Ed. Solar) préconise de rabattre les tiges et de cesser tout arrosage l’hiver.  Personnellement, je me suis contentée de couper les tiges abîmées ou desséchées et de l’arroser un minimum pour maintenir la plante en état végétatif.

 

Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 22:56

DSC03205.jpg

 

DSC03201.jpg

 

DSC03216.jpg

 

L’été indien joue les prolongations au grand bonheur de ses habitants et le jardin reste fleuri malgré la sécheresse qui perdure mais il serait grand temps qu’il pleuve : je crois n’avoir jamais vu la prairie aussi sèche qu’en ce mois d’octobre.  J’en profite pour faire le grand nettoyage et tailler quelques haies. Il est surprenant de voir refleurir le buddleia comme aux premiers jours de l’été. Le ceanothe aussi me gratifie de quelques boutons de fleurs et les roses remontantes que j’avais taillées avant de partir en vacances s’épanouissent de nouveau. Les asters sont en pleine floraison et les rudbeckias ensoleillent encore le potager. Je leur décernerais bien la médaille d’argent pour leur floraison ininterrompue depuis le début de l’été ex aequo avec les cosmos sulphureus. La médaille d’or reviendrait alors aux ageratum, si peu exigeants et pourtant si beaux.  Originaires des régions tropicales, le manque d’eau ne les gêne point. Ils n’ont qu’un défaut : ils sont annuels chez nous et doivent être ressemés chaque printemps.  Ma plus belle rose remontante, 'Violon d’Ingres', un must pour qui a son jardin près de la cité du grand peintre : Montauban est à 35 km.

 

DSC03287.jpg

Repost 0
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:22

Mon marronnier perdrait-il la boule? L’automne est presque là et le marronnier est l’un des premiers arbres à perdre ses feuilles. Les fruits sont déjà formés et pourtant j’observe un étrange phénomène :une partie de l’arbre se remet à fleurir comme aux premiers jours du printemps. Le dérèglement climatique aurait-il entraîné pour l’arbre un dérèglement de son cycle ? Question sans réponse pour l’instant à moins qu’un internaute inspiré ne propose une explication plus convaincante.

 

DSC03184.jpg

 

Repost 0
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:42

DSC02179.jpg

 

 

Quand la nature reprend ses droits, rien ne lui résiste. La maison inhabitée et abandonnée peut vite être avalée par les lianes du lierre qui rampent et traversent les moindres interstices. Cette maison découverte au hasard d’une promenade dans le centre de Vannes (Morbihan-France) est une curiosité : maison prisonnière des tentacules d’une pieuvre végétale, repaire des herbes folles et des arbres sauvages, land art improvisé.

Repost 0
Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de claude Lasnier
  • Le blog de claude Lasnier
  • : Jardiner bio: comment et pourquoi. Tous les plaisirs qui en découlent:culture,observation de la nature,exercice,détente, santé, cuisine
  • Contact

  • claude lasnier
  • Très active, touche à tout. Ex- cavalière (randonnée),aimant la nature. S'est découvert une autre passion: le jardinage. Passionnée aussi par son métier.

Un jardin du Sud-Ouest de la France.

Un jardin botanique respectueux de l'environnement. Refuge pour les animaux, insectes et papillons. Ce blog est garanti sans publicité. Textes et images ne sont pas libres de droits.

Recherche

BIENVENUE

Pour lire les articles classés par thèmes, cliquez dans les intitulés de la rubrique "catégories"

Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

Articles Récents

  • HIBISCUS MOSCHEUTOS.
    Si le mot « pétale » vient du grec et signifie « assiette plate », on se dit que les grecs ont inventé le mot en voyant cette fleur. Peu probable en fait, puisque l’Hibiscus moscheutos ou Hibiscus des marais vient du sud des USA. Ce qui est grand est...
  • Caloptéryx éclatant ou "Demoiselle".
    Elle s’est posée comme un hélicoptère juste devant moi sur une feuille de Spirée, lentement, sûrement, élégamment. Elle n’est pas farouche et me fixe de ses gros yeux globuleux et vitreux comme des cabines de pilotage. Un inventeur y a puisé son inspiration,...
  • Rendez vous au jardin des Clarisselles
    Un article de la D é p ê che du Midi relate ces deux jours d ’ ouverture exceptionnelle du jardin. Une première exp é rience incroyable pour moi. Je ne m ’ attendais pas à tant de visites ( environ 200 sur les 2 journ é es). Apr è s m û re reflexion,...
  • Rendez-Vous aux jardins 2017
    Pour la première fois le" jardin des Clarisselles" ( jardin ludique) sera ouvert au public lors des « Rendez Vous au jardin » le samedi 3 juin et le dimanche 4 juin 2017. Accueil à 10h et 11h le matin puis à 14h, 15h et 16h pour des visites guidées. Entrée...
  • JARDIN DES CLARISSELLES.
    Mon jardin a un nom, tout simplement le nom du lieu-dit, jardin de Clarisselles. Autrefois il est probable qu'un couvent de Clarisses était là, et sans doute aussi un jardin. Maintenant le jardin a un film. Un beau cadeau fait par la SNHF et Philippe...
  • Perruques poudrées.
    Avec le givre de ces derniers jours, le Cotinus coggygria Royal purple ‘grace’ ressemble à la perruque de Marie Antoinette peinte par Mme Vigée Lebrun. A cette époque, le XVIIIème siècle, il était d’usage de poudrer les perruques avec de la poudre de...
  • Ligustrum le 1er janvier 2017.
  • Le jardin de Claude Lasnier récompensé par la Société d'Horticulture de France.
    Après des années d’investissement dans les techniques de jardinage respectueuses de l’environnement, je viens d’être récompensée par la Société d’Horticulture de France qui m’a décerné le prix de son concours « Jardiner Autrement ». Je suis donc très...
  • CHOU FARCI;
    Choisir un très gros chou de Milan ou deux choux moyens . Enlever les premières feuilles dures et abîmées pour ne garder que le cœur bien ferme. Bien le nettoyer (un vrai chou bio contiendra inévitablement quelques insectes, limaces, et petits escargots)....
  • Cage à choux.
    Si vous suivez mes aventures de jardinière à travers ce blog, vous savez alors que la culture des choux a jusque là été un échec. Il y a beaucoup de papillons dans le jardin ; parmi eux, les piérides du chou, ces jolis papillons blancs avec des points...

Catégories