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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 16:27

Tout comme nous sortons de notre maison pour nous balader lorsque le temps est clément, les abeilles quittent leur ruche dès que le soleil fait remonter la température au delà de 10°.

Pour les trouver au jardin, il suffit de chercher les arbustes en fleurs. A ce moment de l’année (28 décembre), les fleurs se font rares et pourtant.. ! Une haie de Mahonia ‘Winter Sun’ arbore ses inflorescences jaunes au soleil. C’est le lieu de ralliement et de ravitaillement des courageuses ouvrières d’hiver.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 18:42

Dans la ville d’hiver d’Arcachon, chaque villa a ses palmiers. Le palmier, symbole végétal de l’exotisme était l’incontournable ornement des jardins de ce quartier d’Arcachon dans la deuxième moitié du XIXème siècle.. Une véritable mode de l’exotisme était alors en vogue.

Véritable cité des quatre saisons avec ses quartiers différemment exposés, Arcachon est une ville particulièrement intéressante à visiter. La ville d’hiver y occupe un site privilégié, à l’abri des vents dominants. Devenu lieu de villégiature et de cure, ce quartier a fait l’objet d’un véritable projet d’urbanisme avec la construction d’une grande quantité de villas à l’architecture très particulière, très éclectique, reflétant la mode d’alors, très marquée par le goût de l’exotisme. Portiques grecs, colonnades italiennes, architecture mauresque, architecture coloniale, influence chinoise, tous les ornements possibles se retrouvent dans ces constructions de type chalet, rebaptisés ultérieurement villas. Cette fantaisie architecturale et la surcharge d’ornements donnent à ces villas une originalité sans pareil. Le goût de l’exotisme qui marquait cette époque se retrouve aussi bien dans l’architecture que dans les jardins autour des villas. A côté de la végétation naturelle de la forêt qui occupait le lieu à l’origine, se trouvent toutes sortes d’essences exotiques : magnolias, mimosas, camélias, catalpas et surtout palmiers. Ainsi, chaque villa a au moins un palmier, implanté bien en vue devant sa façade. C'est une curiosité!

 

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La Villa Graigcrostan ( ci-dessus)

Elle fut construite en 1880 par un architecte londonien pour un aristocrate écossais.

Elle est un bon exemple du mélange de styles pratiqué à l’époque.

Style néopalladien, galeries empruntées à l’architecture coloniale, belvédère de style italien et toiture bordée de lambrequins à la manière des chalets suisses. Pour couronner le tout, la peinture des murs extérieurs était à l’origine orange et pistache.

 

A noter qu’un certain nombre de villas d’Arcachon portent des noms évoquant la botanique :

« Les Bleuets », « Bougainville », « Les Bruyères », « Eglantine », « Les Erables », « Les Fleurs », « La Forêt », « Jasmin », « Les Mimosas », « Les Orchidées ».

 

 

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier voyageur
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:07

En matière d’art, la nature donne tous les ingrédients. Formes, couleurs, textures, toutes les ressources sont là : il ne reste plus qu’à puiser dans cet inépuisable trésor.

Une simple écorce de platane est déjà magnifique. Ajoutons y la baguette magique d’ACDsee et un peu de poudre de perlimpinpin...

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les images
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 18:51

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A l’approche des jours gris et des décorations de Noël, le Malus ‘Evereste’ avec sa multitude de minuscules pommes rouges est un feu de joie au jardin. Sa taille raisonnable autorise sa plantation dans un petit jardin et ses fruits ont de précieuses qualités décoratives. Quelques branches dans un bouquet lui donneront de l’originalité et de la saveur. Rien n’interdit de croquer l’une de ces petites pommes de la taille d’une grosse cerise. Le seul risque est un peu de déception. L’intérêt de ces pommes est essentiellement décoratif. Le Malus ‘Evereste’ a reçu le « RHS Award of Garden Merit » qui permet, en Angleterre, de distinguer les plantes les plus interessantes.

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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 13:51

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Comment résister aux couleurs incomparables des érables du Japon ? Alors que la plupart des fleurs du jardin ont subi la première gelée et que certaines parties cultivées du jardin ont pris les teintes fanées de l’automne, les érables s’enflamment et redonnent de la couleur au paysage. Dans la campagne autour du jardin, l’érable champêtre est commun et illumine les haies de ses feuillages dorés mais le rouge est plus rare parmi les plantes indigènes. C’est pourquoi j’ai choisi voici cinq ans un petit érable au feuillage rouge vif, Acer palmatum ‘Osakazuki’ pour attirer le regard au bout d’une allée. Il fait partie des plus beaux érables japonais et a reçu le RHS Award of Garden Merit. Ses atouts sont sa robustesse, l’éclat de son feuillage, sa taille raisonnable (environ 6 mètres)… et un soupçon de parfum japonais qui évoque ce si beau pays !

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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:44

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Le vent se lève. Ici, dans le sud-ouest de la France, le plus fréquent est le vent d’Autan qui souffle du sud (du latin altanus « vent de la haute mer »). Il est fréquent à l’automne, dessèche tout sur son passage, emporte les feuilles mortes et disperse les graines parvenues à maturité. Le tilleul se déplume mais quelques fruits secs pendent encore aux branches dans l’attente d’une bourrasque qui les emportera au loin. Ce phénomène se nomme « l’anémochorie », c’est à dire la dispersion des graines par le vent. Les graines du tilleul sont contenues dans des capsules munies de bractées ailées qui les transforment en de petits « hélicoptères ». Ceux-ci tournoient dans les bourrasques pour retomber un peu plus loin. Les fruits de l'érable sont quant à eux formés de deux akènes avec des expansions membranaires qui, comme des ailes, favoriseront leur dispersion. Ce sont des samares.

 

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 La double samare de l’érable, particulièrement jolie, a inspiré un grand orfèvre de l’Art Nouveau, Lucien Gaillard, dont quelques bijoux sont exposés au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Spécialisé dans la gravure sur métal, vers 1892, il s’est inspiré de la nature et de l’Art Japonais pour créer de magnifiques parures, telle cette épingle au motif de samare d’érable sycomore en corne et en or datée de 1906.

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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:40

En cette mi-octobre, les dahlias offrent leur plus belle floraison. Associés en bouquet à des cosmos, ils font merveille.  Il est temps d'en profiter dans la maison avant l'arrivée du froid prévu pour le début de la semaine.

Je suis un peu souffrante, ce qui explique que mon blog tourne au ralenti. Un bouquet de dahlias dans la maison remonte le moral et je vous fais profiter aussi du bonheur que procurent ces couleurs automnales.

 

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Dahlias Fubuki Kogane et cosmos.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:26

Quelle plante des plus communes ce nom latin savant désigne t-il ? ... Le liseron des haies, tout simplement ! Celui là même qui nous en fait voir de toutes les couleurs, envahit notre jardin, étouffe sous ses tiges sinueuses infatigables le moindre support vertical, une peste ! Incontrôlable plante indigène dont tout jardinier rêve de se débarrasser.

On cultive pourtant volontiers son cousin, le volubilis ou Ipomoea, de la même famille des Convolvulacées. Ses multiples couleurs sont plus attirantes que le blanc un peu fade du simple liseron. Il est tout aussi envahissant pourtant. Le liseron, dont le nom est tout simplement un diminutif de lis, est-il si détestable que cela ? A le regarder d’un peu plus près, n’a t-il pas quelque charme lorsqu’il orne un vase ?

 

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 Rectificatif: le vase ci-dessus, daté de 1840/1850, en porcelaine dure, décor de liseron polychrome est exposé au Musée des Arts Décoratifs de Paris et non au Musée Guimet.

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Ci-dessus: volubilis à l'assaut d'une tige de Millet

 

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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 18:29

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Plus connu sous le nom d’orpin, le Sedum est la star de l’automne. Associé à des Physalis alkekengi dont les tons orange vif contrastent avec la forme et la couleur vieux rose de ses inflorescences aplaties, le Sedum fait merveille dans un coin un peu obscur du jardin. Outre ses qualités ornementales, le Sedum a la réputation d’être une plante « increvable ». Tout lui convient. On peut même le cultiver en pot tant ses besoins sont limités. L’idéal pour obtenir le meilleur résultat est une terre drainée mais pas trop sèche, modérément fertile. Autre qualité, l’orpin est beau en toutes saisons. Ses fleurs fanées couvertes par le givre sont une merveille. Au printemps, ses feuilles charnues d’un beau vert tendre sont aussi très décoratives. Elles forment de petites rosettes qui pourraient faire penser à des choux de Bruxelles lorsqu’elles commencent à bourgeonner. Le Sedum spectabile est le plus commun des orpins d’automne mais il existe beaucoup d’autres variétés dont une à feuillage pourpre, Sedum maximum ‘Atropurpureum’ et une à feuillage panaché. On trouve aussi plusieurs variétés de petit Sedum tapissant utilisable dans les rocailles et les bordures.

Le Sedum spectabile est une plante de la famille des Crassulaceae originaire de Corée et du Nord Est de la Chine. Pour les autres variétés, l’origine peut être très diverse, allant du Japon à la Sibérie mais aussi l’Europe.

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 14:24

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Vivace originaire du Chili où elle pousse sur terrain sablonneux en bord de mer, la Lobelia tupa est semée ici, en terrain argilo-calcaire humide, en plein soleil du Tarn et Garonne. Elle aime un peu d’humidité l’été mais n’aime pas avoir trop d’eau à ses pieds l’hiver. Je l’ai recouverte d’une cloche à salade transparente percée d’un trou l’hiver dernier et un peu d’arrosage au plus fort de la sécheresse de l’été. Le pied est trapu, ramifié, portant de grands épis de fleurs rouge sombre à un mètre de hauteur. La plante est très décorative avec ses feuilles claires rigides, charnues, un peu velues, organisées en bouquet et formant une rosette en bout de tige avant la naissance de la fleur. Je ne saurais dire si je pourrai la garder longtemps ainsi. Il s’agit de ma deuxième tentative d’acclimatation de Lobelia tupa dans mon jardin, la première ayant échoué à cause d’une taupe qui avait creusé sa galerie à son pied. Une taupe a encore élu domicile au pied de celle-ci. Un hasard ou une attirance particulière ? Comme pour toute vivace, deux ans d’attente sont nécessaires entre le semis et la floraison. Une question de patience !

 

Pour la petite histoire : la Lobelia doit son nom à Mathias de l’Obel, botaniste flamand né à Lille en 1538 et mort en 1616 au Royaume Uni où il s’était réfugié pendant l’exode d’Anvers (Pays Bas – 1584). La lobelia a donné son nom à l’alcaloïde narcotique qu’elle contient, la lobéline. Les indiens Mapuche du Chili en fumaient les feuilles et la nommaient « tabaco del diablo » en raison de ses propriétés hallucinogènes (proches de celles de la marihuana). Cette plante est considérée comme toxique.

 

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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