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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 16:27

Les premières floraisons du printemps sont les plus attendues. Elles marquent la fin d’un hiver interminable qui nous a donné de la neige jusqu’en mars, ici, dans le Sud Ouest de la France. Faire le tour du jardin et admirer ces premières corolles redonne un peu de courage à la jardinière et lui remonte le moral. Il y a tant à faire en Avril ! Et si les fleurs ont besoin de temps et de soins, les herbes folles, elles, n’ont besoin de personne. Si on les qualifie de « folles », il y a sans doute une bonne raison ! Moi, je trouve qu’elles poussent comme des folles et ont de quoi rendre folle la jardinière !

 

Le tour du jardin en avril – Zoom sur les floraisons (on ne regarde pas la mauvaise herbe, on l’ignore, on fait comme si elle n’existait pas !)

 

Et s’il n’y a pas assez de fleurs, on clique ICI

Chaque clic sur le fond noir de l’écran fera pousser une fleur. Amusez vous bien !

 

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1- Tulipes Triomphe ' White Dream ' / 2- Cardamine hirsute / 3- Magnolia 'Susan' / 4 - Pêcher 'Sanguine de Savoie '

5- Anemone du Japon / 6 - Hellebore / 7- Forsythia

 

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A- Tulipes botaniques greigii ' Chaperon rouge '/ B- Giroflées pourpres / C- Pensées/ D- Trachystemon/

E- Cognassier du Japon/ F- Muscari/ G- Pommier 'Reinette du Canada' / H- Aubrieta / I- Laurier tin

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:07

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L’oeuf est cassé, un oisillon est né. Cette période de l’année est le moment le plus propice à la nidification des oiseaux. Certains construisent leur nid, d’autres couvent leurs oeufs. La plupart sont déjà fort occupés à nourrir leur progéniture. Il est amusant d’observer leur va-et-vient dans le jardin. La nourriture n’y manque pas en ces premiers jours du printemps mais les jeunes oisillons tout juste nés auront bien des dangers à affronter. Il faut déjà parvenir à ne pas tomber du nid.  Il n’est pas rare de trouver à terre des oisillons de quelques jours qui sont des proies faciles. Il est pourtant délicat d’intervenir et de les ramasser. En général, les parents continuent à s’en occuper et il vaut mieux ne pas les toucher. Notre présence pourrait les effrayer et bouleverser leurs habitudes. Elever un oisillon n’est cependant pas chose impossible mais le succès reste exceptionnel et cela demande beaucoup d’attention et de temps. Je l’avoue : j’ai élevé un moineau lorsque j’étais enfant. Quel enfant n’a pas essayé ?  Il vivait libre dans la maison, s’ébrouait dans mes cheveux et se mettait au chaud dans les charentaises de mon père. Je l’ai gardé plusieurs années, le nourrissant de vers de terre, insectes et sauterelles. Je lui ai appris à voler dans le couloir de la maison. Ses sorties à l’air libre ont toujours été des moments d’angoisse et sa mort fut l’un des plus gros chagrins de mon enfance.

Il faut savoir qu’il est très difficile de relâcher dans la nature un oiseau qui a été élevé. Sa réinsertion est périlleuse et, ayant perdu son réflexe de méfiance, il peut devenir une proie facile pour tous ses prédateurs.

 

 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:02

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J’ai surpris un drôle de lièvre dans mon jardin. Il semble raffoler de mes fraisiers Mara des bois, de mes lis et de mes Centranthus ruber de Patagonie qu’il a grignotés ainsi que de mon herbe de la Pampa. Je n’avais jamais vu cette espèce auparavant.  J’espère qu’il ne va pas proliférer. Si vous avez des renseignements sur cet animal, je suis preneur. Avec le réchauffement climatique, peut-être a t-il migré ou a t-il été importé par accident, bêtise, ignorance ou malveillance comme les frelons asiatiques, les tortues de Floride ou les grenouilles taureau d’Amérique ?

 

Post scriptum du 2 avril: Poisson d'Avril!

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les mots
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 16:43

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Que ce soit dans le domaine des roses ou des dahlias, le noir parfait n’existe pas. C’est un rêve. La rose ‘Black Baccara’ ou les dahlias ‘Chat Noir’ et ‘Prince Noir’ n’ont de noir que le nom et c’est peut-être aussi bien. Tous sont d’une grande élégance et leur couleur rouge sombre est parfaite pour créer des contrastes de couleurs au jardin ou dans nos bouquets.

Il est justement grand temps de remettre les dahlias en végétation pour obtenir de belles floraisons dès le mois de juillet. Chaque année, je sors les tubercules de terre après la première gelée de l’automne et je les entrepose tout l’hiver dans un local sec et hors gel. Ma terre est beaucoup trop lourde et humide pour que je puisse laisser les tubercules en terre. Les gelées sévères  -jusqu’à –8° ici près de Toulouse dans le sud de la France - et l’humidité seraient fatales à mes dahlias. Dès la fin du mois de mars, à l’arrivée des beaux jours, je remets les tubercules en végétation dans un peu de terreau humide, dans un endroit abrité et bien éclairé et en ayant soin de les couvrir d’un plastique transparent pour garder l’humidité et les protéger du froid. Pas question pour moi de les mettre directement en pleine terre, les limaces ne feraient qu’une bouchée de leurs tendres bourgeons. J’attends donc que les feuilles aient pris un peu de hauteur et que le temps soit plus clément pour les mettre en place au jardin. Le terrain aura été bien préparé, ameubli et fumé à l’automne.

 Les dahlias sont gourmands et demandent des arrosages constants. L’endroit doit être bien dégagé et ensoleillé. Il est aussi indispensable de surveiller les limaces qui peuvent faire des dégâts considérables.

Ces quelques règles étant respectées, le dahlia se révèle être une des fleurs les plus faciles à cultiver et surtout celle qui répond à toutes mes attentes. Les fleurs de dahlias offrent une palette extraordinaire de couleurs. Elles tiennent longtemps en vase et permettent de faire de généreux bouquets tout au long de l’été et jusqu’aux premières gelées. Les tubercules grossissent avec le temps et se divisent facilement lorsqu’on les sort de terre à l’automne.

De nouvelles variétés apparaissent chaque année sur le marché permettant d’enrichir ma collection avec de nouvelles couleurs. Au fait, savez vous comment on appelle les amateurs de dahlias?

Les "dahliaphiles"!
 

Voici, juste à propos, une bonne idée d’achat ce mois-ci :

le Centre International des Bulbes à Fleurs nous informe que, lors de l’élection du bulbe à fleurs de l’année, c’est le DAHLIA ‘CHAT NOIR’ qui a été choisi. Ce dahlia cactus rouge sombre, presque noir, a été élu pour ses nombreuses qualités. A découvrir ci-dessous.

 

Dahlia ‘Chat Noir’

Couronné bulbe de l’été 2010

 

 Lors de cet événement organisé par le Centre International des Bulbes à Fleurs, un panel sélectionné de journalistes spécialisés ont élu cette année le Bulbe de l’année à planter  au printemps pour fleurir en été 2010.

Le bulbe de l’année est élu tous les ans et tous sont  jugés sur leur apparence, leur polyvalence et leur facilité à être cultivés.

 

Florifères et généreux comme tous les dahlias, les cactus se caractérisent par leurs très grandes fleurs doubles, aux pétales hérissés et réguliers. Appréciés en massif, c’est en bouquet que vous profiterez le mieux de leur floraison lumineuse se déclinant en teintes unies ou bicolores. Le dahlia  ‘Chat  Noir’ a une grande résistance,  une bonne durée de vie,  et  n’est pas sensible au  vent.

 

Philippine Boulay

Attachée de Presse

Centre d’information des Bulbes à Fleurs

T:     +33 (0)820 208 966  +33 (0)820 208 966

www.bulbeafleur.com 


 

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:40
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Mieux connu sous son nom de Chilopode « Centipattes » et à ne pas confondre avec le Diplopode « Mille-Pattes », ce petit animal d'environ 2 cm est un auxiliaire utile du jardinier soucieux de préserver la biodiversité dans son jardin. Faire sa connaissance est important car le premier réflexe pourrait être la méfiance. Contrairement à un insecte comme la coccinelle que l’on met volontiers sur son doigt, le Chilopode provoque plutôt la répulsion. Et avec raison. Cette bestiole qui court vite a de fortes mâchoires pourvues de glandes venimeuses et peut vous mordre provoquant la même douleur que celle d’une piqûre d’abeille. Et pourtant, tout comme l’abeille, elle est notre amie.

Le Chilopode « Centipattes » est en effet un prédateur des petits insectes, larves et petits vers. Il affectionne le sol des forêts, se cache sous l’écorce des bois tombés au sol ou sous les pierres. Il est présent dans mon potager tout simplement parce que j’utilise parfois des vieux chevrons ou piquets comme bordures provisoires. C’est en retournant l’un d’entre eux que j’ai découvert ce joli couple. Il est très amusant d’observer leur mode de déplacement. Comment peut-on marcher avec autant de pattes ? ( 15 segments avec 2 pattes = 30 pattes). Il faut voir avec quelle vitesse elles s’activent ! C’est une curiosité. D’ailleurs, les jardins de Kew à Londres proposent au pied de la passerelle dans les arbres une petite exposition où les enfants peuvent découvrir grâce à des animations le mécanisme du déplacement de quelques uns de ces petits animaux qui peuplent nos jardins.

Ci-dessous: en pressant un bouton, le mécanisme s'active et permet de voir à vitesse lente le mode de déplacement du Chilopode. A voir aux jardins de Kew à Londres.

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 23:14
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Ce jour de printemps 2010 fut ma première vraie journée de travail intensif au jardin. Le vent d’autan ayant tout desséché, il a fallu arroser les dernières plantations de groseilliers, les jeunes salades du potager, les boutures et marcottes justes mises en pots et le gazon devant la maison qui commence déjà à jaunir. Un tour du jardin m’a permis de constater que les amandiers, les prunus et cognassiers sont en fleurs. Les jonquilles sont fidèles au rendez vous avec les violettes, les pervenches et les ellebores mais aucune tulipe n’est encore en fleur. J’ai déjà tondu le jardin deux fois, utilisant les tontes pour pailler les pieds des rosiers. La mauvaise herbe commence à envahir les plates-bandes et je n’ai pas fini le nettoyage de la centaine de rosiers qui peuple le jardin. La journée n’a pas non plus suffit à finir le nettoyage du potager. Les bordures d’iris donnent beaucoup de travail car les herbes les envahissent vite et il est difficile de les déloger. Alors que je jetais la terre d’une taupinière dans la plate bande la plus proche, un lapin tapi sous les cistes a surgi devant moi. Un couple de canards colvert qui se cachait en bordure du ruisseau n’a pas non plus apprécié mon intrusion et s’est envolé. On ne s’ennuie jamais au jardin. Il y a toujours une surprise, quelque chose de nouveau à observer, quelque chose à apprendre. Aujourd’hui la bonne surprise fut la réapparition de l’eremurus que je croyais perdu, la nouveauté fut une grive draine que je n’avais encore jamais remarquée et qui se gavait de vers de terre sur le gazon devant la maison. Ce que j’ai appris : les chilopodes « centipattes » que j’ai trouvés en nettoyant le potager sont des animaux utiles qui se nourrissent de petits insectes, larves et petits vers. Ils contribuent donc à l’équilibre du potager où, je le rappelle, je n’utilise strictement aucun produit.

 

Devinette : Il est une plante du jardin que l'arrivée du printemps fait pleurer et qu'il faut tailler sans tarder.  Laquelle ?

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:59
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Le thème de la semaine étant le cerveau (campagne européenne),  j’ai choisi de parler aujourd’hui de la noix. Quel rapport me direz-vous ? Eh bien, saviez vous qu’au Moyen Age, on pensait que les noix avaient la propriété de guérir les maladies mentales ?  Parce que le cerneau de noix fait penser à un cerveau dans sa boîte crânienne, les gens pensaient que manger des noix était bon pour le cerveau. De là sans doute viendrait l’expression « Quelle noix » ! qui signifie « Quel imbécile » ! En fait ce devrait être l’inverse, puisque les noix sont supposées rendre plus intelligent. Cette croyance nous conduit à la théorie des signatures d’où elle tient son origine. Cette théorie énoncée au XVIè siècle par Paracelse ( alchimiste, astrologue et médecin suisse) établirait une corrélation entre les caractéristiques de certaines plantes et certaines maladies. Ainsi la forme, la couleur, le lieu où poussent les plantes donnerait une indication sur les maladies qu’elles peuvent guérir. La pulmonaire (Pulmonaria officinalis) soignerait les maladies pulmonaires car ses feuilles évoquent la forme d’un poumon malade. Le pissenlit (Taraxacum officinale) dont les fleurs sont jaunes comme la bile guérirait les affections hépatiques. Le saule et la reine des prés qui poussent dans les lieux humides pourrait guérir des fièvres et du paludisme qui sont justement des maladies fréquentes dans les lieux marécageux. Quant à la ficaire ( Ranunculus ficaria), ses racines renflées seraient un bon remède contre les hémorroïdes. Que l’on y croit ou non, il est en tout cas amusant de constater que ces théories anciennes, à priori peu crédibles et que rien ne prouve scientifiquement se révèlent aujourd’hui contenir une part de vérité. Comme le fait remarquer Jean-Marie Pelt dans son superbe livre « Les vertus des plantes » (Editions du Chêne), il est surprenant que «  ces analogies se soient trouvées ultérieurement confirmées et qu’elles aient même été à l’origine de la découverte de médicaments modernes. On a isolé récemment dans l’huile de noix des acides gras spécifiques, les acides linoléniques, nécessaires au fonctionnement du système nerveux donc du cerveau ».

Il est aussi depuis longtemps reconnu que les racines de ficaire donnent effectivement un bon traitement contre les hémorroïdes, que la pulmonaire donne un médicament contre la toux, que le pissenlit est bon pour le foie. Quant au saule et à la reine des prés, ils sont à l’origine de la fabrication de l’aspirine, médicament efficace contre la fièvre.


Ci-dessous: une racine de ficaire

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:40

Voilà un titre bien improbable. Je me suis dit qu’il n’y aurait qu’une seule entrée sur « google » pour un titre pareil. Un titre de fable. Alors, pour voir, j’ai tapé « ciseaux » et « grenouille » et là, stupéfaction, il y avait 48300 réponses ! Les travaux manuels arrivent en tête. Bien sûr, si je veux dessiner une grenouille et la découper ensuite, j'ai besoin d'une paire de ciseaux ! J’aurais dû y penser ! Ce qui est apparu ensuite m’a fait froid dans le dos.

 

Extrait :

« Incisions cutanées

 

La grenouille est étendue sur la cuvette à dissection, la face ventrale tournée du côté de l’opérateur.

 

Étendre les membres et les fixer à la cuvette à l’aide d’épingles.

 

 

Inciser la peau avec des ciseaux fins au dessus du cloaque.

 

 

Dans l’ouverture, introduire une sonde cannelée ... etc »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela m’a rappelé l’expérience sur la grenouille que j’ai dû faire en sixième et qui m’a faite tomber dans les pommes. En 1966,  les expériences se faisaient sur animaux vivants, juste endormis avec un peu d'éther. Chaque élève avait son animal.

 

Revenons à ma grenouille à moi. Elle doit avoir compris que j’aime les animaux et qu’elle ne risque rien car elle a passé l'hiver dans la maison, allant et venant entre intérieur et extérieur grâce à un petit trou dans le mur. Hier en voulant attraper ma paire de ciseaux, j’ai quand même eu un mouvement de recul. Je ne m’attendais pas à la trouver là. C’était juste une étape avant de sauter sur le bigaradier d’à côté.


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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 11:54

Le climat réserve parfois des surprises. Avant-hier, je faisais le tour du jardin sous un soleil printanier pour faire l’inventaire des nouvelles floraisons (violettes, amandiers et cerisiers du Japon) en me disant que cette fois, pour de bon, nous sortions de l’hiver. Bien que le bulletin météo se trompe rarement, je suis restée incrédule devant le téléviseur, le soir venu et je m’entends dire tout haut : « Je n’y crois pas, ce n’est pas possible ! » (Je rappelle que je suis à 50 km au nord de Toulouse).

Le lendemain, c’est à dire hier, 8 mars, elle était bien là. La neige tombait, aussi régulière qu’un métronome et en début d’après-midi un beau tapis blanc recouvrait le jardin dans une ambiance de station d’hiver au petit matin. Et là, dans la brume, je le vis. Posté sur le haut d’un piquet de clôture comme sur une tour de guet, un autour attendait patiemment une proie.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:04

En cette journée de la femme et pour coller à la thématique de mon blog, je parlerai des jardinières. « Jardinier » a bien un féminin, « jardinière » mais le premier sens qu’il évoque n’est pas vraiment un métier ou un loisir. Personnellement, je mets mes jardinières sur le rebord de la fenêtre et je sers mes jardinières de légumes accompagnées d’une crème au fromage. L’occurrence du nom féminin portant ce sens est la plus fréquente (même si ce n’est pas la première que cite le dictionnaire). J’ai donc tendance à dire que je suis jardinier, même si je suis une femme.

 

Je ne résiste pas au plaisir de citer pour vous (ci-dessous) ce petit extrait de « Stratégies de la Framboise » - Planche 1 - de Dominique Louise Pélegrin. Il traite de ce sujet avec beaucoup d’humour.

 

JARDINIERE.

«  Drôle de mot. Est-ce tout à fait par hasard si, dans notre langue, jardinier au féminin évoque une potiche de terre cuite ou un assemblage de légumes coupés en dés ?

A une certaine époque, la jardinière était  l ‘ensemble des outils nécessaires au jardinier. Impeccable escamotage du féminin.

Alors, comment dire « jardinier » au féminin ? Pas question de réhabiliter « courtilière » (sur l’ancien mot « courtil », jardin) : la courtilière, la Madame Sans-Gêne du potager, on ne la connaît que trop, c’est l’insecte louche qui sabote les semis et qu’on ne voit jamais (sauf sur la planche 10). A partir de « légumier » (jardin potager), on pourrait dire « légumière », mais ça fait encore un peu potiche. Ou alors, sur l’ancien mot « ort », il serait piquant de légitimer le mot « ortie ». Vous vous voyez nous présentant à une fête des plantes : « Nous sommes des orties du village de O, en région parisienne ». En Provence au Moyen Age, on se serait simplement dénommées des « ortolanes », tout le monde aurait compris, et c’est assez joli. « Ort », jardin, vient de « orior », faire naître. La jardinière en sage-femme du jardin ?

Bon  tout bien pesé, il n’y a pas lieu de s’énerver. Utilisons le faux neutre masculin « jardinier ». Il convient tout à fait à mon propos ».

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les mots
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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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