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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 09:30

La conférence donnée hier, dimanche 31 mai 2009, par François JOYAUX, président de l’association « Rosa Gallica », à l’initiative de l’association botanique « La Salicaire » basée à St Nicolas de la Grave en Tarn et Garonne, fut des plus passionnantes.

Pour qui, comme moi, s’y perd un peu dans l’histoire et la classification des roses, cet exposé était le bienvenu. Je partage ici avec vous quelques unes de mes notes dont j’ai fait la synthèse et de mes reflexions avant qu’elles ne soient oubliées.

 

Les roses botaniques n’ont pas plus de 5 pétales . Ces roses botaniques qui sont à l’origine de nombreuses tribus ( c’est le terme approprié pour nommer les différents groupes de roses), ont diverses provenances. Elles peuvent être d’origine européenne, asiatique ou autre.

Aucune rose européenne d’origine n’est rouge. Seules les roses originaires d’Asie ont cette couleur. Donc, si vous avez une rose rouge, elle a forcément une asiatique dans sa généalogie.

 

Les roses de Chine ont été  ramenées par les anglais dans la 2ème moitié du XVIIIème siècle.  Certaines ont transité par l’Inde. Leur nom, Rosa chinensis,  Rosa Bengalensis, Rosa Indica, indique leur origine.

Parmi les roses botaniques venant de Chine, François JOYAUX cite 'Old Blush'. Quand à Park’s Yellow Tea-scented China (peinte par Redouté) , elle serait à l’origine de toutes les roses thé (nomination qui semble d’origine plutôt floue et n’ayant manifestement rien à voir avec le thé ... mais peut-être les roses voyageaient-elles avec les cargaisons de thé ?).

Rosa Chinensis Semperflorens est une rose chinoise très remontante (du latin « semper » qui veut dire « toujours ») que l’on retrouve dans l’arbre généalogique de la plupart des roses remontantes.

 

La rose européenne, Rosa Gallica, aurait pour principale région d’origine les Alpes.

Les roses dites « galliques » ne remontent pas et ne grimpent pas.

La Rosa Gallica est par contre très parfumée et fleurit tardivement, en juin.

 

C’est à partir de 1860 que les premières hybridations manuelles ont eu lieu.

 

-         A noter que l’on entend souvent les termes de « roses anciennes » ou « roses modernes » pour qualifier les roses.  En fait, on entend par « rose ancienne » une rose antérieure à 1867, née d’une rose botanique et peu hybridée.  Une rose moderne est au contraire le résultat de multiples croisements. C’est en effet la date de 1867 qui marque un véritable tournant dans l’histoire des roses puisque c’est après cette date que des hybridations manuelles ont eu lieu. Contrairement aux roses anciennes qui sont le résultat d’une hybridation naturelle, les roses modernes ont une généalogie connue-

 

C’est donc à partir de cette époque que les premières expérimentations de croisements ont lieu. On cherche à hybrider des européennes avec des chinoises pour tenter par exemple d’obtenir des roses remontantes. C’est ainsi que des roses de Portland ont été hybridées avec des roses de Chine. Mais il y a un hic :

si l’on hybride une rose remontante avec une rose non remontante, cela donne une rose non remontante. L’autre hic est que ...

il faut être un peu patient et il faut perséverer car, à partir de la 3ème génération, elle devient remontante.

Il a fallu du temps pour le découvrir, on l’imagine.

L’histoire des roses, c’est aussi l’histoire de passionnés qui ont souvent consacré leur vie à cette fleur exceptionnelle. Tel un certain Clément Nabonnand (1864 – 1949) qui fut un chercheur passionné et créa plusieurs centaines de nouvelles variétés de roses dont ‘Général Schablikine’. Il passa sa vie à obtenir de nouvelles couleurs.

[ A noter que l’histoire des roses suit aussi celle de la mode et des arts. Comme les peintres, les rosiéristes ont cherché de nouvelles tendances. La tendance de la fin du XIXème siècle était à la couleur.]

 

(à suivre)

Photo ci-dessus : Rosa 'Mutabilis' (rose non botanique, issue de Chine)

Conseil : ne jamais trop tailler les roses de Chine car les fleurs arrivent sur les petits rameaux et non sur les tiges principales.

 

Photo ci-dessus : Roses  'American Pillar' et 'New Dawn'

 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:34

Le premier jour de juin marque un tournant dans le rythme des saisons. Nous sommes à l’apogée du printemps et les prémices de l’été pointent à l’horizon. Les premiers fruits et les premières récoltes potagères remplissent les paniers. Les premières vraies chaleurs boostent les floraisons. Vite, vite, il faut se dépêcher de finir les dernières plantations. Au potager, les tomates sont en place, les petits pois commencent à se flétrir, les salades montent en graines et les merles ne savent plus où donner du bec entre les fraises, les cerises et les groseilles dont le rouge vif ne peut malheureusement passer inaperçu.

 

 

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 18:56

La Merlette est la femelle du Merle, tout simplement. Et elle n’est pas bien futée d’avoir caché ses oeufs si bas, dans les branches souples d’un rosier. Ce dernier s’est effondré sur une allée du jardin après les fortes pluies de la semaine dernière. Voulant le redresser, la jardinière a surpris la merlette. Tapie au fond de son nid, elle n’a pas apprécié l’intrusion et s’est envolée pour ne plus revenir. Les oeufs abandonnés sont toujours là et la jardinière a des remords de l’avoir dérangée pendant sa couvaison. Mais comment pouvait-elle deviner la présence de ce nid ?



Le Merle noir, Turdus merula, est un oiseau très commun dans les jardins. Le mâle se distingue bien de la femelle par sa couleur noire et son bec jaune. La femelle est brun foncé avec un dessous un peu plus clair et tacheté (photo ci-dessous). Si elle avait couvé ses oeufs jusqu’au bout, les petits merles seraient nés au bout de 14 jours... juste à temps pour la saison des framboises !

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:08

-         « Pourriez vous me renseigner ? Voilà, j’ai des vilaines bestioles qui mangent mes roses et sentent mauvais. Je voudrais savoir ce que c’est et comment m’en débarrasser »

-         « Je peux difficilement identifier cet insecte sans le voir mais j’ai ici toute une gamme de produits à pulvériser qui vous permettront de les éliminer. Je vous suggère.... »

 

Ces bribes de dialogue entendues dans une jardinerie sont édifiantes et stupéfiantes.

Ces « vilaines bestioles » sont d’inoffensives et très communes cétoines dorées – Cetonia aurata – qui, effectivement se nourrissent des pétales des fleurs. Elles affectionnent les Pivoines et les Roses dont elles mangent le coeur mais aussi le Thalictrum flavum (photo ci-dessus) dont les fleurs généreuses, parfumées et duveteuses forment un écrin parfait pour cet insecte de toute beauté. Ses élytres d’un vert métallique en font un bijou qui orne les fleurs. C’est ainsi que mon oeil de jardinière les voit. Elles ne causent que très peu de dégâts au jardin et ne piquent pas. Seules quelques fleurs peuvent être un peu abîmées. De plus, comme les abeilles et les bourdons, elles participent à la pollinisation et sont donc des auxiliaires très utiles au jardin.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:51

Originaire du Sud Est de l’Asie et de l’Himalaya, le Photinia, encore appelé Heteromeles ou Stranvaesia est un arbuste et même parfois un arbre pouvant atteindre 10 mètres de hauteur. Il a tant de qualités qu’il est largement utilisé dans les jardins et dans les villes pour former des haies persistantes. Son feuillage est rouge lorsqu’il est jeune et sa floraison en panicules blanches est très décorative au début du printemps. Photinia x fraseri ‘Red Robin’ est la variété la plus répandue. A cette époque de l’année, ses jeunes pousses prennent une belle couleur rouge et luisante et illuminent les haies. Sa floraison prend le relais de celle du Laurier Tin qui vient de s’achever.

Pourquoi ne pas l’utiliser dans des bouquets ? La fleur tient bien en vase. L’association de fleurs sophistiquées telles que les Gerberas, Lisianthus, Proteas, Roses et de feuillages et fleurs cueillies au jardin donne aux bouquets un aspect plus naturel et moins rigide. Seul inconvénient : les fleurs tombent lorsqu’elles fanent (au bout de 5 jours environ).

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 17:37

Petite escapade dans le Poitou, à environ 4 heures de voiture de mon jardin (situé à 50 km au nord de Toulouse), histoire de changer un peu de paysage et d’herboriser. En cette période de l’année, la nature est magnifique. Les chemins de randonnée ne manquent pas et il est possible de faire des kilomètres sur des sentiers à travers d’immenses forêts de chataigners.

. Les orchidées sauvages sont assez nombreuses et les asphodèles forment d’immenses tapis dans les sous-bois et au bord des routes. Ces fleurs élégantes ont pourtant mauvaise réputation. Elles sont le symptome d’un environnement en voie de dégradation.


Photos prises le week-end du 1er mai dans le bois de St Pierre au sud de Poitiers (Asphodèles) et dans les environs de Charroux (champs de colza).

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier voyageur
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 14:16

Près de la fontaine, il y a une grenouille. Elle est si grosse, si grosse, que je me demande si elle ne voudrait pas se faire aussi grosse qu’un boeuf ... ou qu’un taureau ! Est-ce une grenouille taureau, une grenouille gloutonne ou l'envieuse grenouille de La Fontaine ?

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les mots
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 10:50


Des iris de Hollande, tout simplement.

Des fleurs toutes simples, faciles à cultiver, faciles à se procurer, pas chères, sans souci, s’adaptant à tous les terrains, et qui, de plus, font de merveilleux bouquets. Encore faut-il penser à les mettre en terre à l’automne pour quelques jours de plaisir au printemps.

Les iris bulbeux du groupe Xiphion, encore appelés « iris de Hollande » seraient originaires d’Espagne. Ils ne faut pas les confondre avec les iris rhizomateux.

Le gros avantage des iris bulbeux est qu’il est facile de les mélanger à des tulipes. Leurs floraisons se succèdent. Dans mon jardin, tous les bulbes printaniers sont regroupés sous les arbres fruitiers. La première vague de floraison concerne les narcisses. Ensuite viennent les tulipes. Les iris de Hollande prennent ensuite le relai. Quelques pivoines herbacées prolongeront encore l’intérêt de cet espace. Toutes ces plantes seront fanées lorsque viendra la saison des mirabelles et des reine-claudes et nous pourrons les piétiner sans vergogne. Elles n’en pâtiront pas et renaîtront aussi belles au printemps suivant.


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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:44

Comme la plupart des fleurs sauvages, le Caltha palustris est également identifié par plusieurs noms vernaculaires : Populage des marais, Souci d’eau, Souci des marais, Chaudière d’enfer (nom trouvé dans le guide Rustica) ...

On peut aisément comprendre la plupart de ces noms. Certains font référence au lieu (le lieu où poussent les peupliers -latin « populus -, le bord de l’eau, les marais, d’autres nous indiquent sa couleur, un jaune vif comparable à la couleur des flammes. C’est aussi une fleur qui ressemble au Souci, enfin, à condition de ne pas y regarder de trop près.

Comme le Souci, le Caltha est jaune mais c’est à peu près le seul point commun. Alors que le Caltha est de la même famille que les Renoncules et est toxique, le Souci est de la famille des Asters et ses fleurs (pétales) sont comestibles.

Par ailleurs, ils n’ont pas du tout le même habitat.

J’ai planté mon Caltha au bord d’une mare, à l’emplacement d’une résurgence de source, à l’ombre d’un noisetier. Le Caltha aime les lieux humides, les sols à eaux souterraines, tout comme les renoncules. D’ailleurs on peut voir sur les photos qu’une renoncule s’est installée au même endroit. On distingue bien les deux plantes grâce à leur feuillage. Les feuilles de la Renoncule rampante sont trilobées et dentées alors que celles du Caltha sont cordées.

La fleur du Caltha palustris a normalement 5 pétales. La mienne en a 6, ce qui indiquerait qu’il s’agit peut-être du Caltha polypetala des jardins. Encore une enquête passionnante à mener !

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:24

Après les jonquilles, ce sont les pruniers en fleurs et les tulipes qui éclairent le jardin. Aux tulipes, succéderont les iris de hollande et les jacinthes sauvages. Composer un parterre de fleurs à bulbes n’est pas si évident. La principale difficulté est la conservation des bulbes après la saison. Pour une grande surface, il est impensable de lever les bulbes chaque année. Dans mon jardin un peu sauvage, les campagnols et les mulots sont nombreux et très friands des bulbes de fleurs. Pour en avoir fait l’expérience une fois, je n’ai jamais recommencé à planter mes bulbes sans les protéger. Ceux-ci sont protégés soit par un grillage, soit plantés dans des pots enterrés. La technique du pot a de gros avantages : elle permet de retrouver facilement les bulbes et de récupérer plus facilement leurs petites bulbilles. L’autre difficulté est d’ordre esthétique. Comment donner à son parterre un aspect naturel ? Tout d’abord, il faut prêter garde aux couleurs et à la disposition. Une alternance de tulipes jaunes et rouges bien alignées est à proscrire. Choisir plutôt des tons pastels et des variétés de tulipes botaniques. Laisser quelques fleurs sauvages s’installer parmi elles, comme le Bouton d’or, le Myosotis, la Véronique, la Cardamine, l’Herbe-à-Robert ou le Pavot. Après la floraison ,attendre que le feuillage soit entièrement fané et désséché et passer la débroussailleuse à fil.


Photo ci-dessus:
- tulipes botaniques Greigii 'Chaperon Rouge'
- tulipes Triomphe 'White Dream'

Photo ci-contre:
tulipes 'Blue Diamond'






































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Auteur: claude lasnier - dans Astuces de jardinier
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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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