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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 22:37

































Le rosier « Blush noisette » d’origine américaine et rebaptisé « Noisette carnée » en France est l’un des premiers rosiers remontants américains. Il s’agit là de l’un des plus vieux ancêtres des rosiers remontants, apparu en 1817.

Si ce rosier mérite un petit article, c’est qu’il n’a aucun défaut. Il fleurit sans cesse, n’attrape aucune maladie et prend la forme que l’on souhaite. Sur la photo, il est traité en petit grimpant pour encadrer un passage dans le jardin, mais il peut aussi bien former une belle touffe s’il est planté en isolé. Il ne se taille pas. On peut se contenter de le nettoyer en éliminant son bois mort car il produit sans cesse de nouvelles tiges et finit par former un buisson dense. Le mieux est de se procurer des boutures d’un autre jardinier car celles-ci sont des plus faciles à réussir et cela évite d’avoir à surveiller les gourmands. C’est un rosier d’une grande longévité. Ce fut le premier à être planté dans mon jardin il y a environ une douzaine d’années. J’en ai maintenant plusieurs exemplaires qui s’accommodent de toutes les situations et de tous les types de terrains (sec ou humide). Le rosier « Blush Noisette » est  parfait pour agrémenter une haie champêtre car il ne demande aucun soin ni aucun arrosage.

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:57

K.O. Il était K.O ce pauvre petit pinson des bois après s’être écrasé en plein vol sur la porte vitrée de mon bureau. Les deux pattes en l’air, complètement estourbi, il était bien mal en point. Je l’ai mis dans un petit panier, le temps qu’il se remette de ses émotions , puis je l’ai relâché dans la nature. Plus de peur que de mal  ...

Il  s’agit en fait d’une femelle, nettement moins colorée que le mâle.

Le pinson des bois est un oiseau très familier qui n’hésite pas à s’approcher des maisons. Il chante beaucoup, d’où l’expression « gai comme un pinson ». Il vit dans les jardins arborés et les haies et se nourrit d’insectes, chenilles et papillons ainsi que de baies sauvages.                                 
































          
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 13:02

Les habitants de Madacascar rêvent de roses et moi je rêve de fleurs exotiques. Le jardinier collectionneur n’a de cesse de toujours vouloir ce qu’il n’a pas et surtout ce qui est difficile à avoir. Je n'échappe pas à la règle. Pourtant, si vous avez visité mon blog, vous avez dû comprendre que  ma démarche n’est pas vraiment celle d’une collectionneuse et que les raretés ne m’interessent pas particulièrement, en tout cas pas pour leur nom. Ma recherche d’exotisme est plutôt due à la beauté exceptionnelle de ces plantes et à leur architecture. Rien de tel que des plantes à larges feuillages comme le palmier, le dracaena,le gunnera et le bananier pour structurer l’espace, attirer le regard et créer la surprise. Ces variétés s'adaptent parfaitement à mon climat du sud ouest de la France.

 
































































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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 09:21

Les temps ont changé et la mode des jardins trop ordonnés semble en regression. Le style naturel a la cote. La prise de conscience qu’il faut maintenant faire machine arrière dans nos techniques de culture (à petite ou grande échelle) et abandonner l’usage des pesticides et herbicides pour privilégier les méthodes traditionnelles y est pour quelque chose.

Le goût aussi. Le jardin n’échappe pas au phénomène de mode, comme l’art , la mode ou tout autre produit de consommation. Cela dépend aussi des générations. De même que mes enfants n’écoutent pas la même musique que moi, mon jardin ne ressemble pas au leur : juste un carré d’herbe, le minimum de travail. Les dimanches sont trop courts et une heure passée à tondre est une heure de perdue.

Dans une revue lue récemment, un article a retenu mon attention et m’a faite sourire. La propriétaire d’un jardin ouvert à la visite y raconte que, manquant de temps, elle avait un peu laissé faire la nature. Son jardin était néanmoins resté très joli avec des vivaces, rosiers et arbustes à fleurs très florifères dans une « masse foisonnante de nigelles, de graminées sauvages ... » créant, selon son expression « une sorte de liant végétal ». Elle raconte que la réaction des visiteurs était très surprenante et que selon leur âge, ces visiteurs étaient soit charmés par « le côté nature du spectacle », soit rebutés par son aspect négligé « y’a de l’herbe et beaucoup de travail ! ».

Ce qui est paradoxal mais tout à fait compréhensible, c’est que ces mêmes personnes âgées se promenant sur un sentier champêtre trouveraient probablement l’endroit charmant avec ses fleurs sauvages, ses belles graminées et prendraient un plaisir certain à cueillir quelques mûres le long de ce sentier. Ce n'est donc pas affaire de goût mais de mal de dos.

Dans mon jardin: désordre végétal ( nigelle, pavot, coquelicots, alliaire officinale et autres mauvaises herbes).
Je n'exerce une surveillance que sur les graminées et le chiendent. L'alliaire par exemple est facile à contrôler et a son utilité car elle supporte les tiges des pavots en cas de forte pluie.

 

 

 Dans un grand jardin, les endroits sauvages et désordonnés ne manquent pas. Le jardinier ne peut pas être partout. Ces iris au bord du ruisseau sont envahis par les graminées et les orties mais il faut voir le côté positif de la chose: c'est là que se reproduisent les papillons, que se cachent grenouilles, crapauds, couleuvres et autres utiles du jardin.

 

 

La bordure n'est pas nette mais le spectacle des pétales de la rose "New Dawn" sur le gazon a aussi son charme.

Le stakhanovisme au jardin est une ineptie. La chaise longue doit aussi y avoir sa place.

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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 18:06

Ma visite au potager du roi Louis XIV à Versailles à la fin du mois d’août fut un moment inoubliable. J’achevais juste la lecture du livre « Monsieur le jardinier » de Frédéric Richaud (Ed. Grasset) et cette visite bien sûr s’imposait  comme une illustration en marge d’un texte.

 Début de la visite en compagnie d’un guide. Une demi- heure à arpenter les allées d’arbres fruitiers parfaitement alignés, les rangs de fraisiers sur des andains rectilignes irréprochables, les parterres colorés remarquablement organisés. Ce jardin est sans conteste un lieu magique, non seulement par son histoire mais aussi par l’ambiance qui y règne.

 

On entre dans ce jardin comme on entre dans un monument. Le recueillement s’impose, le silence et la réflexion. La curiosité aussi,  de tout voir, de noter les différentes variétés de ce jardin si riche du point de vue botanique.  Petit à petit, ce fut plus fort que moi, je me suis détachée du groupe pour regarder d’un peu plus près les vivaces et plantes aromatiques au milieu du fouillis des plates-bandes en fin de floraison. Puis, en essayant de retrouver mon groupe, j’ai fini par franchir le grand mur là-bas, tout au fond du jardin.


Et là, ce fut un autre enchantement. Un fouillis inextricable, de l’herbe folle, des vivaces en liberté.. J’étais en fait dans l’espace expérimental des élèves de l’Ecole Nationale des Architectes Paysagistes. Une jeune élève tout juste rentrée de vacances ( nous étions la dernière demaine d’août), son petit sac à la main, arpentait l’espace abandonné d’un air perplexe, essayant peut-être de retrouver au milieu des grandes herbes la trace de quelque plantation qu’elle avait faite avant les congés.

 

Elle est là, la réalité du jardin. Le jardinier est un chef d’orchestre. S’il s’absente, c’est la cacophonie. La nature a vite fait de mettre du désordre même au milieu du jardin du Roi.

C’est bien sûr anecdotique et je trouve excellente l’idée d’avoir installé cette école en ce lieu séculaire. Une visite très instructive et passionnante.

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier voyageur
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 16:37


Photos ci-contre et ci-dessous: Argus bleu posé sur une fleur de Lotier corniculé dans la prairie naturelle du jardin.

























En cette journée mondiale de l’environnement, j’ai choisi de parler du jardin et de son environnement simplement en temps qu’observatrice.

Quelque soit le type de jardin, jardin de campagne, jardin de ville, jardin potager ou jardin d’agrément, le jardin est une bulle, un lieu de quiétude et un refuge dans un environnement industriel, urbain ou d’agriculture intensive. Plus notre environnement est hostile et plus notre besoin de jardin s’exprime, d’où l’engouement actuel pour le jardinage. Si l’on additionne la totalité des surfaces des jardins, petits et grands, on se rendra compte que le résultat n’est pas dérisoire (j’ai entendu ce chiffre un jour à la radio mais ne l’ai pas noté. J’ai juste le souvenir d’avoir été agréablement surprise). On ne peut donc que souhaiter que le jardinage devienne de plus en plus à la mode et que les jardins fleurissent, à condition qu’ils soient cultivés dans le respect de l’environnement. Et c’est là qu’est le problème.

L’espace qui entoure le jardin, c’est là que je veux en venir, est déterminant pour le jardin en question. Je visitais hier le petit jardin d’une connaissance, situé dans un lotissement très abrité, entouré d’autres maisons et d’autres jardinets. J’ai noté que les préoccupations de la jardinière y étaient bien loin des miennes et que tous les jardins ne se ressemblent pas. Pas de graminées, pas de merles dans les cerisiers, pas de limaces, pas de taupes, pas d’abeilles, de bourdons, de cétoines ni de papillons !

J’ai découvert un jardin « stérile ». Les légumes et les fleurs y sont magnifiques car ils y sont sous perfusion. Est-ce là ce qu’il y a de mieux et, de toute façon, cette jardinière a t-elle le choix ?

L’équation de mon jardin, beaucoup plus grand et entouré de champs de céréales traitées

( dépourvues d’OGM, j’espère !) est sensiblement différente tout en ayant des points communs. Je dois gérer le problème du déséquilibre entre un environnement traité et stérile en insectes et un jardin qui se veut naturel. Ce n’est pas une mince affaire. Après 12 ans d’entêtement, un semblant d’équilibre semble être réalisé à l’intérieur du jardin, grâce essentiellement au fait qu’il est assez grand et à la présence d’une prairie naturelle et de haies champêtres tout autour, qui servent de « tampon » entre le jardin et les champs alentours. Je ne veux pas être pessimiste mais je crois sincèrement que si le jardin avait été plus petit, cela aurait été impossible.

En passant sous mon tilleul ce matin, le bourdonnement incessant des abeilles m’a rassurée. La présence d’un petit lièvre dans la rangée de fèves m’a faite sourire et le bébé crapaud qui s’est sauvé de dessous la fraise que je ramassais m’a réconfortée. C’est certainement une goutte d’eau. Créer un jardin ne suffira pas à sauver la planète mais, comme on dit, « les petits cours d’eau font les grandes rivières ». J’entends de plus en plus parler de la nécessité de créer des espaces verts et de protéger l’environnement, cette journée en est un symbole. C’est encourageant.

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:58

Tout jardinier devrait avoir à coeur de composer dans son jardin un ensemble harmonieux prenant en compte à la fois les plantes, les insectes et les animaux. Ils sont indissociables.

On ne peut cultiver des fleurs pour leur seule beauté sans se soucier des insectes qui les habitent et les butinent . Ces insectes sont nos jardiniers auxiliaires.                                                          

Photo ci-contre:
araignée crabe sur rose "Victor Hugo"






























Le chassé-croisé de pollen entre les corolles est indispensable à la fructification et la reproduction des plantes que nous cultivons. Il est temps que le jardinier comprenne que lorsqu’il traite un rosier, il tue tous les habitants de son rosier, les bons comme les méchants.

 

 Photo ci-contre:

cétoines sur des cistes 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me trouvant récemment dans une jardinerie, j’ai entendu une vieille dame demander au vendeur un produit pour tuer toutes ces vilaines bêtes qui mangeaient le coeur de ses roses et leur donnaient une mauvaise odeur. Elle voulait parler des inoffensives et si jolies cétoines.  Elle est repartie avec un paquet qui tue et un pulvérisateur.

« C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas » (Victor Hugo).

Photo ci-contre:
Cétoine dorée sur des arums ( abîmés par l'orage de grêle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo ci-contre: un bourdon butine une fleur de campanule

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 00:00

Le Delphinium requienii est une jolie bisannuelle qui fleurit au début du mois de juin. C’est une plante de la famille des ranunculaceae, donc toxique, que l’on désigne aussi vulgairement sous le nom de « Pied d’Alouette de Requien ». Sa tige  longue, rigide et velue supporte de longs épis de fleurs gris-bleu. Je l’ai introduite au jardin cette année pour son élégance. J’espère que, comme les fleurs qui l’accompagnent sur cette photo ( pavots et Nigelle de Damas), elle se ressèmera abondamment. C’est également une plante très mellifère.

Elle est originaire du Sud de la France, des Iles d’Hyères, de Corse et de Sardaigne.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:02

Le jardin en ce début du mois de juin 08 est un peu mouillé. Je jardinier est plutôt content car il n’a pas encore remis sa pompe en route, le gazon est bien vert et tout pousse.

Ne pouvant pas intervenir dans ce sol détrempé, le jardinier ne peut guère que contempler la nature faire ce qu’il lui plaît. Mais comme c’est un peu l’esprit de ce jardin, de ne pas trop contraindre la nature, de mettre à sa disposition les ingrédients et de laisser faire, cela lui va (au jardinier... qui en fait est une jardinière !). Un peu comme un peintre qui met les couleurs au bout de la queue d’un âne et lui laisse remuer la queue comme il veut. On a déjà vu des "artistes" faire cela !

Voilà le résultat... une peinture impressioniste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 18:35

C’est la pleine saison des roses. Chaque mois de mai est une fête et la promenade au jardin est un enchantement pour les yeux et les narines. L’orage n’aura pas eu raison d’elles et les voilà qui grimpent dans les arbres et défient le ciel .  Aujourd’hui il fait beau, gardons nous de chanter trop fort notre bonheur!

De haut en bas: Ghislaine de Féligonde, Mozart, American Pillar, Albertine, Albéric Barbier. 

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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