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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 14:07
Le Fremontodendron californicum ou decumbens est un arbuste au feuillage persistant originaire de Californie appartenant à la famille des Sterculiaceas. C’est l’explorateur et botaniste John Charles Fremont qui l’a découvert au XIX ème siècle.  Il existe un hybride aux fleurs plus grandes (jusqu’à 10 cm de diamètre), le Fremontodendron « California Glory », obtenu au jardin botanique de Santa Ana en Californie, d’où son nom.. Je l’ai vu au jardin botanique d’Edimbourg en Ecosse. C’est une pure merveille.

Le Fremontodendron decumbens qui est dans mon jardin et que l’on m’a vendu comme étant la variété « California Glory » me deçoit un peu car il n’est guère touffu et les fleurs sont peu nombreuses. Par contre, cette variété est plus rustique ( jusqu’à –10°) et sa vie est plus longue.

Planté depuis une dizaine d’années contre le mur de ma grange, orienté sud-est et protégé des vents, mon Fremontodendron atteint maintenant une hauteur de 3 mètres. Mon sol est agilo-calcaire lourd et humide mais cet endroit est assez bien drainé et protégé des fortes pluies par les avant-toits. Il ne me demande strictement aucun entretien, ne demande aucune taille et n’attrape jamais aucune maladie. D’ailleurs, toute intervention devrait se faire avec des gants car il faut savoir que ses tiges et ses feuilles sont urticantes.

 

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 22:57

Il est un peu négligé. Tout au bout se trouvent le compost et le pré du cheval. Chaque année, le bout du jardin et le compost sont un peu plus loin. C’est inéluctable. Le jardin avance, avance, s’agrandit, s’agrandit ... où s’arrêtera t-il ?

Dimanche, c’était la journée d’échanges de plantes organisée par l’association dont je fais partie, la Salicaire ( voir dans mes liens). Super ! Je suis partie avec 20 plantes, j’en ai ramené le double ! Je sens que le bout du jardin va encore s’éloigner un peu !!!

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 19:45


































La gestion des couleurs au jardin est chose plutôt facile. Avez vous remarqué avec quelle liberté nous pouvons juxtaposer les teintes sans jamais heurter, choquer le regard ?  Toutes les couleurs se fondent dans cette immense palette à dominante verte. Un peintre me faisait remarquer un jour que les couleurs vertes des feuilles et le bleu du ciel sont des couleurs qui, à priori, ne vont pas ensemble. Nous n’aurions sans doute pas l’idée de poser des coussins bleu ciel sur un canapé vert tendre. Et pourtant ...

J’ai donc observé que, dans le jardin, tout est permis ou presque. Je n’hésite donc pas à installer à des endroits stratégiques des arbustes aux couleurs vives ou lumineuses qui attirent le regard. Ces plantes éclairent le jardin, l’animent.

Des fleurs blanches guident les pas dans le jardin la nuit au clair de lune. Les arbustes aux teintes jaunes éclairent un sous bois et rendent le jardin moins triste les jours de mauvais temps. Les roses rouges attirent le regard vers un coin du jardin à mettre en valeur. Les feuillages pourpres forment un écrin idéal pour toutes les fleurs blanches et aux teintes pastel en créant des contrastes doux pour les yeux.

Quelques vues de mon jardin prises aujourd'hui pour tenter d’illustrer mes propos.
Plantes: Céanothe "concha", anémones bleue et fusain doré, Prunus cerasifera "Nigra" et pommier "reinette du Canada", fusain doré et tulipes "Queen of the night", tulipes rouges botaniques Greigii "Chaperon Rouge", euphorbes devant des photinias.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 
 
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Auteur: claude lasnier - dans Planifier et choisir.
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 10:41

A la fois plante ornementale et légume, la rhubarbe est une plante interessante à cultiver. Mais attention : seules les tiges des jeunes feuilles sont comestibles. Ne jamais manger les feuilles qui sont toxiques car riches en oxalate de calcium.

 La rhubarbe est très consommée en Grande Bretagne. Elle l’est beaucoup moins en France. Ce n’est qu’au XVIIIè siècle qu’elle commence à être utilisée comme légume en France. Marco Polo fut à l’origine de son introduction en Europe. En fait, les racines de cette plante étaient utilisées pour leurs propriétés médicinales en Chine depuis des temps très anciens.

Au début du XIXè siècle la rhubarbe était déjà un légume de choix en Angleterre.

Il est encore aujourd’hui rare de rencontrer un anglais qui n’ait jamais consommé de rhubarbe alors que la plupart de mes amis français n’y ont jamais goûté. Il faut dire que ce légume est rare sur les étals des marchands de légumes en France. Pourquoi?  C'est probablement dû à nos habitudes alimentaires. Les vieux légumes n'ont pas la cote.

 Recette de tarte à la rhubarbe et aux amandes

La veille, récolter des tiges de rhubarbe et les éplucher ( enlever les fibres extérieures, un peu comme on le fait pour les côtes de bettes). Couper en tronçons et mettre à macérer avec 100 gr de sucre en poudre au frigo jusqu’au lendemain.

Le lendemain, égoutter les morceaux de rhubarbe, les essuyer avec du papier absorbant si nécessaire.
Préparer une pâte de tarte brisée que l’on fait précuire à four doux.

Garnir d’une crème : battre au mixer un oeuf entier avec 80 gr de sucre en poudre. Ajouter 10 gr de maïzena diluée dans 12 cl de lait froid. Ajouter 100 gr de crème fraiche liquide et 60 gr d’amandes en poudre. Faire épaissir sur feu doux en remuant énergiquement pour éviter la formation de grumeaux. La crème doit avoir la consistance d’une béchamel.

 Disposer les morceaux de rhubarbe sur la crème et faire cuire à four chaud ( 180°) pendant 20 mns au moins (tester la rhubarbe avec la pointe d’un couteau : elle doit être tendre).
(Facultatif : on peut saupoudrer la tarte de sucre glace au moment de servir.)

 

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier gourmand
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 10:02

Communément appelée la Benoîte des ruisseaux, le Geum rivale appartient à la famille des Rosaceae. Ses fleurs sont pendantes comme de petites cloches sur une tige poilue ( Pour les besoins de la photo, j’ai redressé une ou deux fleurs) . Les sépales sont pourpres.
Dans la variété sauvage, les pétales sont un peu crème tirant sur le rose. Cette espèce produit souvent des hybrides. Ma variété semble être l’ hybride  « Leonard’s Variety ( d’après le livre
«Vivaces » de Roger Phillips et Martyn Rix).  J’observe que les pétales sont franchement plus roses que sur la variété botanique.

Comme son nom l’indique, la Benoîte des ruisseaux prospère dans les prairies humides, sur la rive des rivières , ruisseaux, près des sources ou dans les forêts marécageuses.

Autrefois, cette plante était médicinale. Sa racine contient des huiles essentielles.

La benoîte est commune dans le nord et le centre de l’Europe , l’ouest de l’Asie et l’Amérique du Nord. Dans les jardins, on cultive plutôt la Benoîte écarlate ( Geum coccineum).  La variété « Leonard’s » est d’ailleurs très probablement un croisement de Geum rivale et de Geum coccineum.

 Bibliographie : Guide de la faune et de la flore ( Arthaud)/  Fleurs sauvages ( coll. Nature en poche) Ed. Larousse / Quelle est donc cete fleur ? ( Guide Nathan) / Les fleurs sauvages ( Solar) / La grande encyclopédie des fleurs sauvages (Gründ)/ Vivaces ( Roger Philipps et Martyn Rix) Ed. La maison rustique.

 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 10:24
J'ai ma petite idée mais je n'en suis pas sûre à 100%. Alors, j'attends vos commentaires avant de publier mon article (demain).
Deux précisions importantes: mon terrain est humide, avec des eaux souterraines et un ruisseau. La tige de la fleur est légèrement poilue dans sa partie supérieure.

( Photo transférée dans l'article donnant la réponse : GEUM RIVALE " Leonard's variety" )


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 09:03

Le « Gunnera manicata » ou gunnère du Brésil est l’exemple même de ce qu’on appelle une plante architecturale. Les anglais l’utilisent énormément pour créer une ambiance exotique et luxuriante autour de leurs bassins ou plans d’eau. Je l’ai fréquemment vue dans les jardins de Bretagne ( dernièrement au jardin botanique de Brest). On la rencontre moins souvent dans ma région du Sud Ouest de la France. La raison est que cette plante aime vivre dans une ambiance humide, protégée des vents et des grands froids. Or mon climat est plutôt sec, avec de fréquents écarts de températures et des gelées parfois très sévères l’hiver.

 

 

 

 

J’essaie depuis deux ans d’acclimater cette capricieuse dans mon jardin. Je pense avoir enfin réussi. En fait, la difficulté est de trouver l’endroit propice et, pour cela, il vaut mieux bien connaître son sol et les micro-climats du jardin. Le gunnera aime trouver de l’eau en profondeur et craint les rayons ardents du soleil. Je l’ai planté au-dessus de la mare, au pied d’un noisetier qui lui fait de l’ombre, avec une source à ses pieds. Le sol est humifère et toujours frais. Pour ses deux premiers hivers dans le jardin, je l’ai protégé d’un voile de protection pour protéger sa souche. Je ne pourrai peut-être plus le faire désormais car la plante commence à devenir trop grande. A sa taille adulte, elle peut atteindre 2,5 mètres de haut avec un développement de 4 mètres. En fait, il n’y a plus grand risque car elle est bien installée et ses racines sont maintenant profondes. Un tas de feuilles mortes à ses pieds devrait suffire.

Hier donc, j’ai enlevé le voile qui la protégeait et voilà le résultat. Un peu contrainte par son enveloppe, la plante a pris cette drôle de forme sinueuse et  sculpturale. Elle avait besoin d’espace !

 

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 08:54

Le Sceau de Salomon et le muguet ont trois points communs. Ils sont tous deux de la famille des liliacées - Convallariaceae , se ressemblent et sont tous deux toxiques.

Le polygonatum est ainsi appelé car, dit-on, ses rhizomes ont de nombreux renflements, comme des « genoux ». Son nom viendrait des mots grecs « polys » et « gonu » qui signifient « nombreux  genoux ».

Quant à son nom commun, il ferait aussi référence à l’aspect de son rhizome où des marques semblables à des sceaux apparaîtraient chaque fois qu’une tige disparaît.

Bizarre ! Alors en jardinière curieuse de mieux connaître les plantes de mon jardin (c’est un peu le but de ce blog), je suis allée déterrer l’un de ces fameux rhizomes pour constater de visu si je voyais ces fameux sceaux. C’est loin d’être évident !









 

Au delà de toutes ces considérations étymologiques, le Sceau de Salomon révèle de nombreuses qualités. Dans mon jardin c’est une plante facile qui se laisse oublier jusqu ‘à sa floraison en avril, faisant un bon couvre-sol , formant de jolies touffes. C’est une bonne fleur à couper. Elle est très facile à multiplier. Il suffit de diviser ses rhizomes comme on le fait pour les iris. Elle ne semble pas craindre la sécheresse. Chez moi, elle est à l’ombre légère d’un abricotier et n’est jamais arrosée l’été. Il semble que ma variété soit « Polygonatum odoratum » car j’ai observé que certaines fleurs étaient solitaires, d’autres groupées par 2-4,  jamais par 6,  mais je ne suis pas catégorique. Si vous connaissez d’autres critères de reconnaissance, vos commentaires seront les bienvenus.

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 09:22

C’est un jardin comme je les aime : foisonnant, généreux, coloré, lumineux.

Il est préférable d’arriver de bonne heure. Coucher sur place est la meilleure des solutions. Le village est charmant.

C’est un jardin intimiste et paradoxalement, des centaines de visiteurs y affluent chaque jour. Les japonais en particulier affectionnent le lieu. Claude Monet était collectionneur d’estampes japonaises. Celles-ci sont toujours exposées dans sa maison.

 

L’heure matinale donc, est très importante, non seulement pour pouvoir apprécier, sans être géné, les perspectives sur les chemins fleuris et la maison mais aussi pour profiter de la quiétude du lieu et de l’enchantement qu’il procure. Peut-être aussi pour mieux imaginer et revivre ce qui a tant inspiré Monet lorsque, à partir de son installation dans la maison en 1883, il s’est lançé avec frénésie dans l’aménagement et la plantation de ce jardin qui allait devenir sa principale source d’inspiration

Monet restait des heures au bord de son étang à admirer et essayer de capturer sur la toile les jeux de lumière sur ses nymphéas et la magie du lieu.

« Je poursuis un rêve. Je veux l’impossible. Les autres peintres peignent un pont, une maison, un bateau... et ils ont fini. Je veux peindre l’air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l’air où ils sont, et ce n’est rien d’autre que l’impossible. »




























( Bibliographie : « Monet, le jardinier impressionniste » par Caroline Holmes, Ed. Gründ)

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier voyageur
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 11:23
Fleurs : Tulipe "Queen of the Night", tulipe triomphe "Fontainebleau", Iris de Hollande, lilas blanc.
Feuillages: Euonymus fortunei "Emerald'n'Gold", Eucalyptus et Prunus cerasifera "Nigra"
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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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