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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 20:07

 

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Parmi les insectes pollinisateurs de nos jardins, l’abeille est la plus connue et la plus aimée. Cet hyménoptère, Apis mellifera, est un familier du jardinier et l’un de ses principaux alliés.

Des milliers d’abeilles ont investi le grand tilleul qui domine le jardin. Je passe chaque jour sous sa ramure et là, depuis plus d’une semaine, un bourdonnement incessant se fait entendre. En cette période où les discours sont alarmistes, ce bruit me rassure. Elles sont bien là, les abeilles, fidèles au rendez-vous et elles se sont déjà mises à l’ouvrage. C’est un vrai bonheur d’entendre le concert des vibrations de ces milliers de paires d’ailes. L’abeille n’aime pas la solitude et vit en communauté. Un essaim peut être peuplé de 50 000 individus.

La multitude des fleurs du jardin leur fournit le pollen dont elles ont besoin. Parmi les fleurs les plus fréquentées en cette saison, je citerais le tilleul, les coquelicots, les cistes, les roses, les campanules et les centranthus. Les fleurs mellifères sont nombreuses, aussi bien sauvages que cultivées et les abeilles n’ont que l’embarras du choix. Ici, je n’ai pas encore vu de frelons asiatiques mais un peu plus au nord, près de Bordeaux, j’ai pu en voir quelques uns qui, postés devant une ruche, attendaient leurs proies. Le propriétaire de la ruche avait eu l’excellente idée de l’entourer d’un grillage fin permettant aux abeilles de rentrer mais pas aux frelons asiatiques dont l’abdomen est plus gros. (photos ci-dessous).

 

Quelques plantes mellifères de mon jardin (toutes saisons confondues) : asters, centaurées, dahlias, chicorée sauvage (photo ci-dessous), camomille, marguerite, pissenlit, souci, tournesol, verge d’or, lamier, lavande, marjolaine, origan, melisse, romarin, sauges, thym, lotier corniculé, trèfle, bourrache, coquelicot, giroflée, consoude, millepertuis, onagre, scabieuses, cistes, fleurs d’artichauts, roses, églantiers.

 

Dans ma région du Tarn et Garonne, un lieu à visiter : le musée du miel de Gramont. ICI

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Frelons asiatiques ( ci-dessus et gros plan ci-dessous)

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 17:27

Qu’est-ce qu’un légume ? Le nom « légume » désigne toute plante potagère dont certaines parties (feuille, racine, tubercule, bulbe, fruit, graine, fleur ou tige) peuvent entrer dans l’alimentation humaine.

Ainsi, le seul but de la culture des légumes est en principe culinaire. Mais pour qui n’a pas seulement le bien être de son estomac en tête, le légume peut aussi être un élément décoratif du jardin. On peut avoir autant de plaisir à contempler un joli potager et une plate-bande de simples fleurs. Les célèbres jardins de Villandry en sont le parfait exemple puisque les plate-bandes ornementales y sont essentiellement composées de légumes.

 

 

 

 

 

A plus petite échelle, pourquoi ne pas mélanger légumes et vivaces et laisser fleurir les légumes du  potager ? Il suffit d’être un peu plus généreux dans ses semis, de ne pas ramasser toutes les salades, les salsifis, poireaux, échalotes, oignons, carottes, artichauts, et de laisser la ciboulette montrer ses jolis pompons roses. Toutes ces fleurs font aussi merveille dans les bouquets et attirent un peu plus les insectes, abeilles et papillons dans le jardin.

 

 

 
Photos 1 et 2 : fleurs de salades
Photo 3: fleurs d'artichauts
Photo 4: fleur de salsifis

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 22:41



En général, la nature fait bien les choses. Parmi les animaux et insectes qui peuplent le jardin, certains sont nuisibles, parasites ou ravageurs à nos yeux, d’autres sont utiles. Cette distinction bien sûr ne repose sur aucun autre critère que notre intérêt à nous, les hommes. Au delà de ces considérations, il est certain que chaque être vivant a un rôle précis à jouer pour le maintien de l’équilibre de notre environnement. Pour le comprendre, il suffit d’imaginer le jardin sans vers de terre, abeilles et bourdons, coccinelles, pucerons, libellules, grenouilles. Le sort des uns est lié au sort des autres. Ainsi chaque espèce a des prédateurs. En cas de prolifération d’une espèce, les prédateurs rétabliront l’équilibre. Les insectes en l’occurence sont la base de nourriture des oiseaux. Si j’ai beaucoup d’insectes dans mon jardin, j’aurai beaucoup d’oiseaux. S’il y a des pucerons, les coccinelles seront là pour les manger. L’utilisation de pesticides est la pire des choses à faire dans un jardin car ceux-ci polluent et ne détruisent pas que les nuisibles. Ils tuent aussi leurs prédateurs. Le risque à long terme est de bouleverser l’équilibre entre les différentes espèces. Alors pourquoi ne pas laisser faire la Nature ?

D’inoffensifs insectes se promènent dans les fleurs ? Ne sont-ils pas jolis eux aussi ? Certains sont de vrais tableaux vivants tel ce Longicorne ‘Leptura cordigera’ aux élytres rouge cerise décorées d’une tache noire qui visite, en compagnie de ce qui semble être une Cétoine, le coeur d’une fleur de Kitaibela.
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:08

-         « Pourriez vous me renseigner ? Voilà, j’ai des vilaines bestioles qui mangent mes roses et sentent mauvais. Je voudrais savoir ce que c’est et comment m’en débarrasser »

-         « Je peux difficilement identifier cet insecte sans le voir mais j’ai ici toute une gamme de produits à pulvériser qui vous permettront de les éliminer. Je vous suggère.... »

 

Ces bribes de dialogue entendues dans une jardinerie sont édifiantes et stupéfiantes.

Ces « vilaines bestioles » sont d’inoffensives et très communes cétoines dorées – Cetonia aurata – qui, effectivement se nourrissent des pétales des fleurs. Elles affectionnent les Pivoines et les Roses dont elles mangent le coeur mais aussi le Thalictrum flavum (photo ci-dessus) dont les fleurs généreuses, parfumées et duveteuses forment un écrin parfait pour cet insecte de toute beauté. Ses élytres d’un vert métallique en font un bijou qui orne les fleurs. C’est ainsi que mon oeil de jardinière les voit. Elles ne causent que très peu de dégâts au jardin et ne piquent pas. Seules quelques fleurs peuvent être un peu abîmées. De plus, comme les abeilles et les bourdons, elles participent à la pollinisation et sont donc des auxiliaires très utiles au jardin.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:14


Nous avons le roux ( Sciurus vulgaris), les anglais ont le gris importé de Caroline ( Sciurus carolinensis) et nous sommes les plus chanceux. Les écureuils roux sont des hôtes agréables de nos jardins, les gris sont de véritables pestes. Les roux sont farouches et discrets, les gris osent s’approcher de vous au plus près et seraient prêts à vous mordre. C’est d’ailleurs ce qui arrive parfois. Je me souviens m’être sauvée devant un écureuil menaçant qui me poursuivait dans un jardin de Londres.

 

Les jardiniers anglais se plaignent constamment de leurs écureuils gris non seulement parce qu’ils créent des dommages dans leurs jardins où ils prolifèrent, déterrent les bulbes et mangent l’écorce des arbres, mais aussi parce qu’ils seraient à l’origine de la disparition des écureuils roux. Y aurait-il pour un certain nombre d’espèces des « bons » et des « méchants » ? Je pense aux frelons asiatiques, aux coccinelles asiatiques et maintenant à l’écureuil de Caroline. Il s’agit en fait de « prédateurs intraguildes », c’est à dire appartenant à un groupe qui occupe les mêmes espaces et partage la même nourriture. Cet ensemble d’espèces utilisant les mêmes ressources entre en compétition, ce qui aboutit finalement à la disparition du plus faible qui, malheureusement se révèle souvent être l’espèce indigène. Ainsi nos coccinelles seraient-elles réellement ménacées. On ne peut que trembler en pensant à ce qu’il adviendrait de nos écureuils roux si les gris parvenaient à s’introduire en France. Ils prolifèrent déjà en Italie. Saurons nous les empêcher de passer la frontière ?

 

A noter que le site de l’INRA n’utilise pas les termes « espèce utile » et « espèce nuisible ». Ceux-ci seraient devenus obsolètes. Je cite :

« Toute espèce a sa place et joue un rôle qui participe à l’équilibre subtil de nos écosystèmes. On parle de ravageurs pour les espèces susceptibles de provoquer une perte économique pour l’homme et d’auxiliaires pour les espèces qu’il utilise pour lutter contre les ravageurs. »

 

Tout est donc toujours rapporté à l’homme et toujours en relation avec le rendement !

 

(Dans ces conditions, la coccinelle asiatique n’est pas à considérér comme un ravageur mais comme un auxiliaire car elle mange les pucerons de nos cultures (elle a d’ailleurs été volontairement introduite pour cela) et cela en dépit du fait qu’ elle mange aussi les larves de nos coccinelles indigènes et menace leur population. A méditer!)

 

Post Scriptum : Suite à un commentaire critique m'accusant de souhaiter la mort des écureuils gris, je précise que je ne souhaite la mort d'aucun animal et que je n'ai nulle envie de tuer les écureuils gris. Je fais juste un constat. Je vais souvent en Angleterre et force est de constater que les écureuils gris y prolifèrent et que l'écureuil roux y est absent. L'écureuil gris a été classé parmi les espèces exotiques envahissantes. Je reproduis ci-après un extrait tiré du dictionnaire Larousse:
 "L'invasion de la Grande-Bretagne par l'écureuil gris est un classique du genre. L'espèce exotique s'est rapidement adaptée à son nouveau pays et les conséquences écologiques de son apparition ont été nombreuses. Dans les forêts britanniques, l'écureuil gris s'est révélé nettement plus ravageur que l'espèce indigène. Les forestiers n'apprécient pas du tout son habitude d'écorcer les rameaux et le haut des troncs d'arbres. Les scientifiques cherchent encore les raisons de ce comportement. Essaie-t-il de recueillir la sève sucrée de certains arbres écorcés ou bien la trop forte densité d'écureuils en ces lieux les empêche-t-elle de satisfaire leurs besoins alimentaires ? Autre hypothèse : les écureuils se « détendraient » en écorçant les arbres !

   La seconde conséquence de l'invasion de l'écureuil gris américain a été le recul concomitant de l'écureuil roux indigène."

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:02

La biodiversité au quotidien, Le développement durable à l’épreuve des faits, par Christian Lévêque – Editions Quae et IRD éditions.

 

Pour faire le bon geste au jardin, il faut comprendre la nature et savoir dans quel sens tournent les aiguilles du monde.

 

Et justement, le livre de Christian Lévêque, directeur de recherche émérite à l’IRD et spécialiste des écosystèmes aquatiques, remet les pendules à l’heure. Principalement en relativisant tout et en informant.

L’heure est à la raison, aux comportements raisonnables, au respect de notre environnement, à une prise de conscience basée, non pas sur des faits divers et annonces de catastrophes dont nous abreuvent certains medias, mais sur des vérités, des observations scientifiques et des raisonnements à la logique incontestable.

« Ce livre est né en partie de l’agacement de voir la science prisonnière d’idées reçues dont elle n’a pas nécessairement la paternité mais qu’elle a endossées. Prisonnière aussi de paradigmes écologiques et de théories dont on voit, pour certains, qu’ils ne correspondent pas à la réalité du terrain » (p 15).

 

Avant de parler et de gesticuler dans tous les sens, informons nous !

 

 Ce livre nous donne à réfléchir sur la place de l’homme dans la biodiversité et sur l’impact de sa présence sur son environnement. C’est une analyse de ses comportements positifs ou négatifs et souvent égoïstes,  puisqu’il ne pense et n’agit qu’en fonction de ses propres intérêts au quotidien, sans toujours se préoccuper des conséquences de ses actes sur son environnement. Mais l’homme est-il une « espèce malfaisante »?  Le livre nous montre aussi que l’homme fait et a fait des actions utiles et en tout cas qu’il n’est pas responsable de tout. Avec ou sans lui, le monde bouge et les espèces évoluent (et cela Darwin nous l’a bien montré !). Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il ne doit pas avoir une attitude responsable et raisonnable. Parmi les comportements déraisonnables,
C. Lévêque n'approuve pas celui des « intégristes de la conservation » qui voudraient « tout protéger – une attitude certes généreuse mais qui ne correspond pas à la réalité du monde » (p24).

 

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 21:39

Une ébauche de débat est lancée à propos d’un article que j’ai écrit sur le  Phytolacca americana ( à lire dans la catégorie « le jardinier curieux, connaissance des plantes »). Trouvant le sujet passionnant, j’ai décidé d’en délivrer le contenu dans cet article.


Commentaire de Fred

Cette espèce est très répandue sur le territoire national. On la rencontre dans au moins 44 départements de métropole.
Comme son nom l'indique, le raisin d'Amérique est originaire d'Amérique et plus précisément des USA et du Canada (Ontario, Québec).
Elle est dite "invasive", non pas pour une question de nature de sol mais parce qu'elle n'a rien a faire ici. Elle n'a pas de place dans nos écosystèmes et peut les mettre en péril :
- en prenant la place d'une autre espèce,
- en détruisant d'autres espèces,
- en provoquant des maladies imprévues ou inconnues
...etc
Certaines plantes comme la jussie (jolie en aquarium) ou les tanaris étouffent les biotopes, d'autres on des pollens très allergènes... etc
L'histoire de son introduction est France reste floue, mais il semble que le raisin d'Amérique soit arrivé en France par le port de Bordeaux pour se déplacer vers le Languedoc. Ces deux régions sont des régions vinicoles et on extrayait des baies du raisin d'Amérique une teinture qui servait à colorer le vin. Cette teinture a servi également à teindre des tissus et le papier. C'est sans doute là l'origine d'un de ses noms vernaculaires : "teinturier".
Mais on connais maintenant certaines vertues toxiques de la plante (des moutons et des chevaux sont morts après absorption).
Il faut être vigilant. On appelle le principe de précaution.

FB écologue-naturaliste


Ma réponse :

 

Je vous remercie de votre implication dans ce débat. Je suis tout à fait d’accord pour appliquer le principe de précaution en matière de végétaux importés. J’ai visité recemment la réserve ornithologique d’Arcachon où ils ont de gros problèmes avec le seneçon  ramené de Floride par une habitante de la région. D’ailleurs le transport de végétaux est en principe réglementé (mais rarement appliqué et c’est là que le bas blesse) . Pour le phytolacca, comme je le dis dans mon article, je ne l’ai pas implanté dans mon jardin et il est toxique. A aucun moment je ne fais l’apologie de la plante. Mon article est simplement informatif. Comme je fais partie d’une association botanique où nous échangeons des plantes, je soupçonne qu’il y est arrivé par ce biais là. Je vais préciser à la fin de mon article qu’il fait partie de la liste de végétaux invasifs et nuisibles à notre écosystème. Je vous informe d’ailleurs qu’il semblerait que des pépiniéristes ont cette plante à leur catalogue. S’il faut faire de la prévention, il faudrait commencer par là et la faire interdire à la vente. Par contre je me refuse à suivre la ligne pure et dure des opposants à toute implantation de végétaux « étrangers » dans leurs jardins. Car si je devais me contenter de la flore locale, le jardin serait un peu ennuyeux bien que cette flore soit très jolie et interessante (j’ai d’ailleurs une rubrique où j’ai commençé à la recenser et d’autre part, je la préserve comme je peux en pratiquant le désherbage manuel et en me refusant à employer des désherbants). Tout végétal implanté volontairement dans mon jardin ne l’est qu’après m’être documentée. Je suis actuellement en train de lire le superbe livre de Christian Lévêque, directeur de recherche émérite à l’IRD « La biodiversité au quotidien. Il y dénonce entre autres le discours alarmiste des ONG et de beaucoup de scientifiques sur les introductions d’espèces qui mettraient en péril la biodiversité autochtone. Je cite (page 65) « Ainsi, après des siècles d’efforts pour acclimater en Europe et ailleurs des espèces venant d’autres continents, on considère maintenant que les introductions constituent de réels dangers pour la flore et la faune autochtones. Cette volte-face se justifie parfois, mais elle correspond également à une position quelque peu intégriste...

 

D’après certaines estimations relativement grossières, mais qui ont le mérite de fixer les idées, on peut dire que sur 100 espèces introduites, 10 peuvent s’établir. Parmi celles-ci, une seule proliférera au point de faire des dégâts. » . Christian Lévêque fait également remarquer que les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens de faire appliquer les réglementations et que « les scientifiques quant à eux campent sur des attitudes souvent partisanes, comme de s’opposer à toute introduction sous le prétexte de protéger la biodiversité sans se donner les moyens de développer un discours scintifiquement construit prenant en compte les exigences de la conservation, celles du développement, et la réalité du monde. Oubliant que dans le monde réel les introductions d’espèces, qui sont une manipulation à grande échelle de la vie sur la Terre, se poursuivent à une vitesse sans précédent en dépit des nombreux discours alarmistes. De manière un peu iconoclaste, on pourrait penser que la mondialisation de la diversité biologique est aussi un facteur favorable à la diversification du vivant. » .

Je ne peux bien sûr pas citer tout le chapître. Le discours de Christian Lévêque a de quoi déranger les « intégristes » en matière de protection de la biodiversité autochtone mais il me semble raisonné, argumenté et raisonnable. 

 

Claude Lasnier

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 14:16



































Qu’est-ce que la biodiversité ? C’est un bien grand mot et je chercherai la définition la plus simple. C’est tout ce qui vit, que ce soit dans l’air, la terre ou l’eau. Pour respecter la biodiversité à l’échelle de mon jardin,  j’essaie simplement de ne pas rompre l’équilibre qui règne entre tous les éléments vivants qui s’y trouvent. Cela ne signifie pas que je m’abstiens d’intervenir ou que je me refuse à implanter des variétés florales étrangères au milieu naturel. Cela ne signifie pas non plus que je laisse les limaces, criocères ou autres insectes nuisibles ravager librement mes cultures et les moustiques se reproduire à l’infini. Mais si j’interviens, j’essaie de le faire de façon raisonnable, en m’informant sur les végétaux nouveaux que j’intègre au jardin, en supprimant à la main les insectes nuisibles, en mettant des gambusies dans la mare, qui mangeront les larves des moustiques, en rendant le jardin attractif pour les prédateurs des insectes nuisibles, principalement les oiseaux. L’emploi de tout produit chimique qui pourrait avoir des répercussions en chaîne sur l’équilibre du jardin est prohibé. Tuer une limace n’est pas à mon avis un problème. Il s’agit d’un prédateur nuisible, loin d’être en voie de disparition que je sache et dont il faudrait plutôt enrayer la prolifération. Car aussi bien devrions nous nous abstenir de tuer les virus et les moustiques qui eux aussi font partie de la diversité biologique. Par contre, si l’on emploie un granulé à limaces, les répercussions sur la chaîne naturelle sont graves. Le hérisson peut être tué et les oiseaux aussi. S’il n’y a plus de hérissons pour manger les limaces, le déséquilibre ne fera que s’aggraver et nous obtiendrons l’effet inverse de ce qui est souhaité. Si nous aspergeons nos végétaux de produits nocifs, nous risquons aussi de tuer les insectes utiles comme les coccinelles et nous prenons aussi des risques pour notre santé. Depuis la création de mon jardin il y a plus de 10 ans, aucun rosier n’a jamais été traité et aucun n’en est mort. Aucun légume n’a subi le moindre traitement et cela n’empêche pas le potager de regorger de légumes. Aucun arbre fruitier n’a jamais été traité. Le pommier Reinette du Canada est malade chaque année. Cela me fait perdre environ un tiers de la récolte. Et alors ? J’ai ramassé cette année 60 kilos de pommes au lieu de 90. Les branches ployaient sous le poids des fruits et ceux qui étaient abîmés ont fait le bonheur du cheval, des mulots, hérissons, merles, papillons, etc. Il n’y a pas que moi qui aime les pommes ! Le jardin est un monde habité où chacun doit pouvoir se nourrir.

La protection de la biodiversité est avant tout une question de respect, de bon sens et de réflexion sur les conséquences de chacun de nos actes.

 

Summary : In this article, I try to give my own definition of what protecting biodiversity means. In my garden, I try to respect all kind of life, which does not mean that I let slugs and other pests eat my plants. But if I do something against pests I try to be reasonnable and I never use any chemicals which might have negative consequences on the natural chain. For more than ten years, I have never treated any tree, rose bush and none has ever died. The vegetables have never been treated either and I have plenty. I have trouble with my apple tree : it gives 60 kg of apples instead of 90 and I lose 1/3. Is it a problem ? The animals of the garden will need something to eat too.

I think protecting biodiversity is just a question of respect and common sense.

 

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 09:29

De nombreuses chenilles de papillons vivent sur l’ortie, dont la très commune mais si belle Inachis io. C’est en ce moment que l’on peut voir ses chenilles noires dévorer les orties. Au même moment, les papillons de la génération précédente ouvrent grand leurs ailes neuves sur  les asters en pleine floraison. Il y a beaucoup d’orties au jardin et les paons du jour sont très nombreux. Dans la chaleur du soleil de midi, ils sont tous de sortie.
 Voici quelques papillons communs de mon jardin dont les chenilles vivent sur les orties : La Petite Tortue (Aglais urticae), La Belle Dame (Cynthia cardui), Le Vulcain (Vanessa atalanta), le Paon du Jour (Inachis io), Le Gamma (Polygonia c-album) et La Carte Géographique (Araschnia levana).
Pour avoir des papillons, cultivons les orties !
 Quant aux papillons eux-mêmes, j’ai pu observer au fil de l’été qu’ils ne sont pas indifférents aux fleurs qu’ils butinent et que les mêmes papillons se retrouvaient sur les mêmes fleurs. Le Vulcain préfère le buddléia, Le Paon du jour a des goût assez hétéroclites mais montre une nette préférence pour les asters en ce moment, Le Sylvaine n’a pas quitté les pois de senteur où je le retrouvais systématiquement au début de l’été, Le Tircis et le Myrtil affectionnent les centaurées et les scabieuses, le Moro-Sphinx adore visiter les centranthus. J’ai pu constater que les Argus volent aussi bien dans la prairie printanière que sur les fleurs plus sophistiquées du jardin. Je les compte par dizaines en ce moment sur les asters. Leurs couleurs varient du bleu au brun. Quant au Petit Mars Changeant (Apatura ilia), je l’ai surpris plusieurs fois dans le cerisier et pense l’avoir revu hier dans le figuier, se délectant des fruits très mûrs.

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 16:37


Photos ci-contre et ci-dessous: Argus bleu posé sur une fleur de Lotier corniculé dans la prairie naturelle du jardin.

























En cette journée mondiale de l’environnement, j’ai choisi de parler du jardin et de son environnement simplement en temps qu’observatrice.

Quelque soit le type de jardin, jardin de campagne, jardin de ville, jardin potager ou jardin d’agrément, le jardin est une bulle, un lieu de quiétude et un refuge dans un environnement industriel, urbain ou d’agriculture intensive. Plus notre environnement est hostile et plus notre besoin de jardin s’exprime, d’où l’engouement actuel pour le jardinage. Si l’on additionne la totalité des surfaces des jardins, petits et grands, on se rendra compte que le résultat n’est pas dérisoire (j’ai entendu ce chiffre un jour à la radio mais ne l’ai pas noté. J’ai juste le souvenir d’avoir été agréablement surprise). On ne peut donc que souhaiter que le jardinage devienne de plus en plus à la mode et que les jardins fleurissent, à condition qu’ils soient cultivés dans le respect de l’environnement. Et c’est là qu’est le problème.

L’espace qui entoure le jardin, c’est là que je veux en venir, est déterminant pour le jardin en question. Je visitais hier le petit jardin d’une connaissance, situé dans un lotissement très abrité, entouré d’autres maisons et d’autres jardinets. J’ai noté que les préoccupations de la jardinière y étaient bien loin des miennes et que tous les jardins ne se ressemblent pas. Pas de graminées, pas de merles dans les cerisiers, pas de limaces, pas de taupes, pas d’abeilles, de bourdons, de cétoines ni de papillons !

J’ai découvert un jardin « stérile ». Les légumes et les fleurs y sont magnifiques car ils y sont sous perfusion. Est-ce là ce qu’il y a de mieux et, de toute façon, cette jardinière a t-elle le choix ?

L’équation de mon jardin, beaucoup plus grand et entouré de champs de céréales traitées

( dépourvues d’OGM, j’espère !) est sensiblement différente tout en ayant des points communs. Je dois gérer le problème du déséquilibre entre un environnement traité et stérile en insectes et un jardin qui se veut naturel. Ce n’est pas une mince affaire. Après 12 ans d’entêtement, un semblant d’équilibre semble être réalisé à l’intérieur du jardin, grâce essentiellement au fait qu’il est assez grand et à la présence d’une prairie naturelle et de haies champêtres tout autour, qui servent de « tampon » entre le jardin et les champs alentours. Je ne veux pas être pessimiste mais je crois sincèrement que si le jardin avait été plus petit, cela aurait été impossible.

En passant sous mon tilleul ce matin, le bourdonnement incessant des abeilles m’a rassurée. La présence d’un petit lièvre dans la rangée de fèves m’a faite sourire et le bébé crapaud qui s’est sauvé de dessous la fraise que je ramassais m’a réconfortée. C’est certainement une goutte d’eau. Créer un jardin ne suffira pas à sauver la planète mais, comme on dit, « les petits cours d’eau font les grandes rivières ». J’entends de plus en plus parler de la nécessité de créer des espaces verts et de protéger l’environnement, cette journée en est un symbole. C’est encourageant.

 

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Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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