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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:58

Tout jardinier devrait avoir à coeur de composer dans son jardin un ensemble harmonieux prenant en compte à la fois les plantes, les insectes et les animaux. Ils sont indissociables.

On ne peut cultiver des fleurs pour leur seule beauté sans se soucier des insectes qui les habitent et les butinent . Ces insectes sont nos jardiniers auxiliaires.                                                          

Photo ci-contre:
araignée crabe sur rose "Victor Hugo"






























Le chassé-croisé de pollen entre les corolles est indispensable à la fructification et la reproduction des plantes que nous cultivons. Il est temps que le jardinier comprenne que lorsqu’il traite un rosier, il tue tous les habitants de son rosier, les bons comme les méchants.

 

 Photo ci-contre:

cétoines sur des cistes 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me trouvant récemment dans une jardinerie, j’ai entendu une vieille dame demander au vendeur un produit pour tuer toutes ces vilaines bêtes qui mangeaient le coeur de ses roses et leur donnaient une mauvaise odeur. Elle voulait parler des inoffensives et si jolies cétoines.  Elle est repartie avec un paquet qui tue et un pulvérisateur.

« C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas » (Victor Hugo).

Photo ci-contre:
Cétoine dorée sur des arums ( abîmés par l'orage de grêle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo ci-contre: un bourdon butine une fleur de campanule

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 11:46

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille !

Depuis plusieurs jours, le jardin est bien arrosé et la terre est détrempée. La mare déborde et inonde l’allée en contrebas, la rendant impraticable.

La mare est le coeur du jardin , un élément important pour son équilibre et sa biodiversité.
C’est une source de vie qui attire de nombreux animaux et des insectes. Les insectes à leur tour attirent les oiseaux qui viennent s’en nourrir. Les Rousserolles par exemple affectionnent les arbustes voisins. L’inconvénient de la mare, c’est qu’elle attire aussi les moustiques. Je l’ai peuplée de poissons rouges et de Gambusies mais cela ne suffit pas toujours
 

L’autre problème est le contrôle de la végétation. Les roseaux prolifèrent et pourraient vite couvrir toute la surface. Il faut souvent intervenir. La mare est très profonde en son milieu (environ 2m) et constitue un réservoir suffisant pour arroser le jardin en période sèche. La mare était déjà présente sur le terrain avant la création du jardin. Elle a  simplement été nettoyée à la pelleteuse et j’ai pu me rendre compte alors qu’une source l’alimentait, que j’ai pu localiser

 

 

 

 


Une bonne connaissance de son terrain, des résurgences de sources et des endroits humides est primordiale pour le jardinier. C’est grâce à cette connaissance que chaque plante est placée à l’endroit le plus propice à son bon développement et à son autonomie. Dans le jardin, il n’y a pas d’arrosage automatique, juste un apport d’eau ponctuel et temporaire au potager ou pour les jeunes plantations en cas de sécheresse. La mare suffit largement à pourvoir ces besoins. Sans elle, ce jardin n’existerait pas.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 23:13

Petit bouquet champêtre du mois d’avril, où le jaune, bleu, mauve et blanc dominent. Rares sont les fleurs des champs rouges à part les coquelicots. Dans mon jardin naturel ces petites fleurs sont respectées, traitées avec autant d’égards que les grandes plus sophistiquées. Elles attirent tout autant les abeilles et les bourdons et, hormis la renoncule qui apprécie beaucoup trop mon terrain argilo-calcaire lourd et humide, elles ne sont pas invasives. Dans la prairie, la tondeuse les contourne, créant de petit îlots fleuris, ce qui leur permet de se ressemer à loisir.

De gauche à droite sur la photo : le grémil pourpre-bleu (Lithospermum purpureocaeruleum) , le lierre terrestre (Glechoma hederacea), l’alliaire officinale (Alliaria petiolata), la renoncule flammette ou petite douve (Ranunculus flammula), la pâquerette (Bellis perennis), la bugle rampante (Ajuga reptans), la petite pervenche (Vinca minor), le pissenlit (Taraxacum officinale) et la chelidoine (chelidonium majus).


 

A noter que  trois de ces plantes, l’alliaire ( à l’odeur d’ail), le lierre terrestre ( au léger parfum mentholé) et le pissenlit sont comestibles. On peut en trouver les recettes suivantes dans le livre de François Couplan « L’herbier à croquer » préfacé par Marc Veyrat aux éditions Favre : « Beurre d’alliaire » « Salade de pissenlits à l’auvergnate ».

 

( Au fait savez-vous pourquoi on l’appelle « pissenlit » ? Parce que le « pisse-en-lit » est un bon dépuratif et est bon pour le foie).

 

- Deux des fleurs de mon bouquet sont au contraire toxiques : la pervenche et la renoncule.

 

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 20:29

Dans un jardin naturel et vivant, la plantation de haies champêtres est primordiale. Les haies délimitent l’espace du jardin, le protègent des intempéries et jouent un rôle fondamental dans l’équilibre biologique du jardin.

C’est essentiellement là que vont se réfugier et se reproduire les espèces animales, à l’abri des agressions. C’est là que les oiseaux vont faire leurs nids, que les rongeurs, hérissons, écureuils et autres petits mammifères trouvent refuge lorsqu’il y a trop d’activité au jardin. Elle fournit un peu de fraîcheur l’été et apporte la nourriture nécessaire à toutes les espèces qui l’habitent.

DSC05301.jpg

D’où l’importance de choisir les arbres et arbustes de façon judicieuse.

A mon avis, trois critères sont importants : l’esthétique et l’aspect naturel ( haie de thuyas à bannir !), l’efficacité ( protéger et nourrir les animaux), l’adaptation au terrain ( garantie de résistance et d’entretien minimum).

En fait, la première des choses à faire est d’observer quels arbustes se développent naturellement autour du jardin. Nul besoin d’aller se ruiner à la jardinerie locale. Les alentours (bois et fourrés) peuvent vous fournir ce dont vous avez besoin. Repérer à la belle saison les différentes espèces interessantes pour leurs baies et leurs fleurs et les marquer d’un petit ruban pour les retrouver l’hiver suivant. Vous aurez ainsi la garantie que toutes ces variétés sont adaptées à votre sol .

Il n’est pas non plus indispensable de planter toute la haie tout de suite. En ce qui me concerne, j’ai constitué la haie petit bout par petit bout, hiver après hiver et ce n’est pas fini !

Chaque année, les zones non cultivées et paillées du jardin me procurent tout ce dont j’ai besoin car les arbres du jardin y sèment leurs graines. J’utilise aussi les rejets de porte-greffes (mirobolan) , les marcottes et les éclats de touffes arbustives du jardin.

Une chose importante : ne pas oublier de respecter les distances légales. Je plante donc les variétés basses à 0,50m ( hauteur maxi. de 2 m) et les plus hautes à 2 m de la limite de propriété.

Il est bon d’autre part d’intercaler de temps en temps des arbustes à feuillage persistant pour étoffer la haie, rendre sa protection plus efficace et l’égayer en hiver ( tous les types de lauriers sont interessants pour cela).

Voici les variétés que j’ai utilisées dans mes haies : aubépine, sureau, prunellier, églantier, chevrefeuille, cornouiller, cognassier, laurier tin, laurier sauce, lilas, mirobolan, pêchers de vigne, noisetier, noyer, arbousier, érable champêtre, sorbier, buddléia, cornouiller, saule, guignier, fusain, pommiers sauvages, viorne, figuier, chêne, forsythia, ceanothe, lavatère, weigela, arbre aux faisans, cotinus, kerria japonica, lonicera nitida, spirée, charme, ligustrum, viburnum , arbre de Judée, eleagnus.

 

Voici maintenant, pour le plaisir, le même sujet traité dans un de mes livres qui date de 1760 :

 24-03-2008-23-54-38_0005.jpg

 

 

 

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 15:58

Si le diable existe il s’appelle Monsanto et son exécuteur est chez les Bush, père et fils.

L’émission d’Arte du mardi 11 mars 2008 est édifiante.

Comme tout le monde, je connaissais déjà un peu l’histoire, mais l’excellent documentaire de Marie-Monique Robin, qui nous dévoile tous les dessous du business ne peut que nous conduire à l’écoeurement le plus absolu.

On comprend mieux pourquoi il est si urgent de mettre en lieu sûr les semences d’origine comme par exemple le maïs ou le riz ( conservatoire des semences en Norvège -
http://info.france2.fr/environnement/40122363-fr.php - Mais y aurait-il encore une grosse magouille derrière ce projet de conservatoire? http://www.alterinfo.net/L-arche-de-Noe-vegetale-en-Arctique_a14802.html ).

 Au train où vont les choses aucun agriculteur ne pourra plus récupérer sa semence pour l’année suivante. Tout sera contaminé et comme le montre le reportage sur le coton en Inde, ce n’est pas cela qui empêchera les maladies.

 

On ne peut croire non plus que les fermiers du Mexique ( berceau originel des semences de maïs)  pourront arrêter le diabolique engrenage,  s’ils n’ont d’autre parade que de repérer les plants transgéniques indésirables semés par le vent dans leurs champs et de les arracher à la main avant qu’ils ne se ressèment à leur tour.

Tout cela est aberrant, abject, ecoeurant, effrayant ...    aidez moi à trouver d’autres qualificatifs ! 

Cliquez aussi sur:   http://www.combat-monsanto.org/ 
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur
et sur le blog de Marie-Monique Robin :

http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getHomePage

 


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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 17:29

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Etes-vous pour ou contre l'introduction d'espèces végétales étrangères dans votre jardin?
Je suis pour, totalement pour!
Les puristes vous diront qu'introduire des variétés venant d'ailleurs est néfaste et dénature notre environnement naturel.

Voici ce qu'il y avait sur mon terrain avant toute plantation: des ormeaux (morts pour la plupart à cause de la maladie), des saules, des merisiers, des chênes, érables champêtres, noisetiers, noyers, tilleuls, peupliers, pruniers sauvages, lauriers, marroniers...
On pouvait voir aussi des fleurs sauvages: pâquerettes, violettes, centaurées, trèfle rampant, cardamine des prés, liseron des haies, matricaire, bouton d'or, lotier, euphorbe, seneçon commun, salsifis des prés, coquelicots, mauve commune, origan vulgaire, consoude officinale, brunelle vulgaire, petite pervenche, morelle douce-amère, églantiers...
Toutes ces fleurs ont bien sûr été préservées et le jardin actuel se compose aussi bien d'espaces naturels que d'espaces aménagés.

Des insectes et des papillons, il n'y en avait pas beaucoup, à cause du grand champ labouré, désherbé et traité qui occupait l'espace.

Malgré tout le travail que mon jardin me demande, je ne m'imagine pas un instant faire machine arrière. Renoncer aux iris, digitales et pavots, parfaitement acclimatés. Renoncer à toutes ces roses multicolores qui l'illuminent au printemps. Renoncer à mes trois magnifiques magnolias, aux agapanthes d'Afrique, aux tulipiers duJapon et aux koelreuterias originaires de Chine, de Corée et de Taïwan. Renoncer à mes pivoines de Chine, mes scilles du Pérou, mes impatiens de l'Himalaya, mes verveines de Buenos Aires et à ma glycine du Japon. Je n'y pense pas un instant! 

Les papillons, abeilles, bourdons et autres amis du jardinier sembent les apprécier tout autant puisque, aujourd'hui, les jours de soleil, c'est un plaisir inoui de constater leur présence en grand nombre dans le jardin, d'entendre leur bourdonnement rassurant (le jardin est sain et vivant!) et d'observer leur va-et-vient incessant d'une corolle à l'autre. Si j'étais professeur de sciences, ma salle de classe pourrait être ce jardin. C'est un terrain d'observation inépuisable. Le parcourir, c'est parcourir le monde et c'est une façon ludique d'étudier la nature.

Ayons une pensée pour tous ces botanistes, explorateurs, navigateurs et aventuriers qui nous ont fait le cadeau de ramener ces plantes si belles. Ayons une pensée pour Messieurs de Bougainville, Bégon, Fuchs, pour ne citer que les plus connus.
Pensons aussi au travail de plusieurs générations d'obtenteurs de roses qui ont créé toutes les variétés de roses que nous avons aujourd'hui. Au départ, il n'y avait chez nous que les roses sauvages ( rosa canina, spinosissima, rugosa...), ne l'oublions pas!

Si vous êtes adeptes de la biodiversité, je vous recommande le site de NOE CONSERVATION 
( www.noeconservation.org ) . J'émets toutefois une réserve sur les conseils donnés dans la rubrique "aménager son jardin". Il y est déconseillé de planter des buddléias (arbres à papillons) sous le prétexte qu'il s'agit d'une espèce envahissante. Je crois que c'est un peu exagéré et que cette plante est , au contraire, essentielle dans un jardin pour son pouvoir attractif sur les papillons.

 

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Un jardin botanique respectueux de l'environnement. Refuge pour les animaux, insectes et papillons. Ce blog est garanti sans publicité. Textes et images ne sont pas libres de droits.

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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