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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 17:51


Connaissez vous le drapeau belge ? Il est constitué de trois bandes de couleur noire, jaune et rouge. C’est le surnom donné à l’Abutilon megapotanicum, ce petit arbuste de la famille des Malvaceae, originaire du Brésil, dont les fleurs forment des clochettes à calice rouge et corolle jaune. On le surnomme également « Abutilon du Rio Grande » en raison de son origine. J’aime la forme de ses petites fleurs pendantes qui me font plutôt penser à des lampions de la retraite aux flambeaux du 14 juillet. L’arbuste est vivace mais un peu fragile et à protéger des fortes gelées. Dans mon jardin, il est planté derrière ma cabane à outils qui lui offre une protection contre le soleil et le froid. Il est en bordure d’une petite allée, ce qui le met en valeur car c’est un arbuste gracile et ses fleurs ne sont pas très voyantes. La floraison est continue du printemps à l’hiver. Il fut même l’un des premiers à montrer ses fleurs au début du printemps. Depuis, les fleurs sont toujours là, toujours aussi fraîches et insensibles aux aléas climatiques. Pour la multiplier, je prélève des drageons à l’automne que je conserve en serre froide. Il vaut mieux laisser le plant forcir un peu avant de le mettre en pleine terre au printemps et le protéger du froid par un voile d’hivernage au moins la première année.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 11:25

 

Association improbable, pari risqué du jardinier qui s’aventure à mettre ensemble des plantes d’horizons différents dans un terrain peu propice et sous un climat très différent du milieu d’origine. C’est la magie du jardin. On musarde d’une plante à l’autre et là en quelques secondes et quelques pas, on change de continent. En l’occurence, dans mon jardin, trente centimètres seulement séparent le Romneya coulteri, américain (Californie), du  glaïeul, plutôt  africain et de l’hemerocalle chinois ou japonais. Une plante commune côtoie une plante plus rare et surtout plus difficile à acclimater. Le Romneya est une plante capricieuse. A tel point que j’ai dû la ramener d’Angleterre. Après l’avoir demandée à plusieurs pépinièristes d’une foire aux plantes rares de ma région, un seul m’a avoué la posséder mais n’a pas voulu prendre le risque de me la vendre, de peur sans doute d’avoir des réclamations en cas d’échec. Eh bien, pari gagné ! La voilà qui fleurit pour la troisième année. Le pied est bien installé et n’a reçu aucune protection cet hiver. Le secret de cette réussite ? Je l’ai planté sur l’épandage de ma maison, donc pour le drainage, il n’y a pas mieux : des couches de cailloux et de sable et de la terre en surface. Si je l’avais planté à 2 mètres de là dans ma terre argileuse gorgée d’eau l’hiver, l’échec aurait été inévitable.

Le Romneya pousse dans les canyons de Californie, dans des endroits secs et chauds. Il ressemble à un pavot avec ses pétales de « papier crépon » blancs. C’est une plante très ornementale et son feuillage vert tendre contraste à merveille avec le blanc immaculé de ses corolles.


De gauche à droite: Hemerocalleis "Flore pleno", Hemerocallis "Bess Ross", Romneya coulteri.

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 22:41

Commencer une collection de lis peut mener loin puisqu’il existe environ une centaine d’espèces botaniques en Europe, Sud de l’Asie, Philippines et Amerique du Nord. Les hybrides sont aussi innombrables et tous aussi beaux les uns que les autres. Pour ma part, j’en cultive une dizaine de variétés et c’est bien assez car, comme les dahlias, les lis demandent du soin et de l’attention. Toutes les variétés ne sont pas résistantes au gel et la plupart apprécient un sol léger, bien drainé, riche en matières organiques, à PH neutre ou acide. Les lis aiment le soleil mais préfèrent avoir les pieds à l’ombre. Il leur faut une exposition chaude et abritée. Leurs tiges sont en général très hautes et souples. Des tuteurs sont donc indispensables pour que les tiges ne se cassent pas sous le poids des fleurs parfois énormes.

Toutes ces exigences sont difficiles à satisfaire dans un jardin comme le mien au terrain argileux gorgé d’eau l’hiver et subissant des gelées parfois sévères. Pour les variétés non rustiques * j’ai donc fait le choix de cultiver les lis en pots et en serre froide l’hiver. Les bulbes sont ainsi conservés dans un bon terreau légèrement humide tout l’hiver et placés dans un lieu abrité, chaud et ensoleillé au printemps jusqu’à la floraison qui débute vers la mi-juin. Cultivés en pots, ils peuvent ensuite être placés à l’endroit choisi, à l’intérieur de la maison ou dans le jardin (le pot est alors simplement enterré et reste en place jusqu’à l’automne). Cette petite « tricherie » me permet de conserver mes lis facilement d’une année sur l’autre. C’est d’autant plus facile que les lis se contentent d’un petit pot.

*Les variétés rustiques les plus connues sont Lilium henryi, Lilium martagon et Lilium regale. Dans mon jardin , le Lilium regale est cultivé à l’extérieur et ne demande aucun soin sinon la surveillance des attaques de criocères au tout début du printemps. 
En photo: Lilium Pink Perfection, variété hybride dérivée d'espèces asiatiques. Les fleurs en forme de trompettes sont très grandes et très odorantes.     

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:21


L’astilbe est une plante qui aime l’eau et c’est au bord de la mare dans un terrain détrempé que celle-ci prospère sans aucun soin depuis plus de 6 ans. C’est une plante vivace à rhizomes très rustique qui ne demande aucun soin particulier ni protection l’hiver mais qui exige que le sol soit toujours humide.


. L’astilbe fait partie de la famille des Saxifragaceae et vient du Sud Est de l’Asie et d’Amérique du Nord.

Ses fleurs duveteuses sont très décoratives dans les bouquets mais ne durent pas très longtemps.

La variété présentée sur la photo est probablement un hybride, peut-être « Venus » mais je n’en suis pas certaine.


Elle est accompagnée d’un géranium vivace qui, en principe, préfère les sols plus secs mais il faut reconnaître qu’en matière de jardinage il n’y a pas de règle absolue et que cette association méritait d’être tentée, ces deux plantes faisant malgré tout bon voisinage.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 17:56

J’ai découvert cette plante dans le jardin clos de KEW à Londres, en Angleterre. Je me rappelle être restée plantée là un bon quart d’heure à l’admirer.

Cette plante, de la famille des Scrophulariaceae, originaire du Japon, de Corée, du Nord de la Chine et de l’Est de la Sibérie est enfin installée dans mon jardin. Ce n’est malheureusement pas le même cultivar que celle vue à Kew qui, d’après mes souvenirs était beaucoup plus haute et plutôt bleue.

 

 

 

 

 


La variété présentée sur la photo est installée depuis trois ans et forme maintenant une touffe d’environ 1m30 de hauteur. Elle est associée à un rosier « Gertrude Jekyll », à des Phaiopses nigricans (sisyrinchium) et à un kitaibela vitifolia qui lui fait un peu d’ombre.

Le Veronicastrum a la particularité d’avoir des feuilles verticillées , en groupe de quatre, cinq ou six naissant au même niveau sur la tige pour former un cercle. Elles sont lancéolées. J’ai observé que la fleur peut prendre des formes variées. Elles sont tubuleuses mais plusieurs formes peuvent apparaître comme le montrent les photos.

 

 

 

 

 

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 22:53








Le Lychnis chalcedonica est une introduction récente au jardin et se révèle être une bonne recrue. Ses fleurs orangées contrastent à merveille avec les campanules à feuilles de pêcher qui fleurissent exactement au même moment. Trois variétés de lychnis se sont parfaitement bien adaptées à mon terrain argilo-calcaire humide : Lychnis coronaria, Lychnis viscaria et Lychnis chalcedonica.

 

 

 

 

 

Le Lychnis chalcedonica, communément appelé « croix de Jérusalem » ou « croix de Malte » est une vivace à souche traçante, qui se ressème aussi facilement et forme de jolis tapis en l’espace de deux saisons. Il est originaire de Russie occidentale et du Nord Ouest de la Chine. Il existe aussi une variété rose dont je possède un exemplaire mais sa fleur est moins jolie, d’un rose trop pâle à mon goût. Elle semble aussi beaucoup plus capricieuse.

 

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 22:37

































Le rosier « Blush noisette » d’origine américaine et rebaptisé « Noisette carnée » en France est l’un des premiers rosiers remontants américains. Il s’agit là de l’un des plus vieux ancêtres des rosiers remontants, apparu en 1817.

Si ce rosier mérite un petit article, c’est qu’il n’a aucun défaut. Il fleurit sans cesse, n’attrape aucune maladie et prend la forme que l’on souhaite. Sur la photo, il est traité en petit grimpant pour encadrer un passage dans le jardin, mais il peut aussi bien former une belle touffe s’il est planté en isolé. Il ne se taille pas. On peut se contenter de le nettoyer en éliminant son bois mort car il produit sans cesse de nouvelles tiges et finit par former un buisson dense. Le mieux est de se procurer des boutures d’un autre jardinier car celles-ci sont des plus faciles à réussir et cela évite d’avoir à surveiller les gourmands. C’est un rosier d’une grande longévité. Ce fut le premier à être planté dans mon jardin il y a environ une douzaine d’années. J’en ai maintenant plusieurs exemplaires qui s’accommodent de toutes les situations et de tous les types de terrains (sec ou humide). Le rosier « Blush Noisette » est  parfait pour agrémenter une haie champêtre car il ne demande aucun soin ni aucun arrosage.

 

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 00:00

Le Delphinium requienii est une jolie bisannuelle qui fleurit au début du mois de juin. C’est une plante de la famille des ranunculaceae, donc toxique, que l’on désigne aussi vulgairement sous le nom de « Pied d’Alouette de Requien ». Sa tige  longue, rigide et velue supporte de longs épis de fleurs gris-bleu. Je l’ai introduite au jardin cette année pour son élégance. J’espère que, comme les fleurs qui l’accompagnent sur cette photo ( pavots et Nigelle de Damas), elle se ressèmera abondamment. C’est également une plante très mellifère.

Elle est originaire du Sud de la France, des Iles d’Hyères, de Corse et de Sardaigne.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 22:37
Le Robinia hispida var. rosea ( communément nommé "acacia rose") est un arbuste de la famille des Leguminosae et de la sous-famille des Papilionaceae, originaire des USA et importé en Europe par le botaniste Jean Robin (1550 –1629), jardinier du roi Henri IV,  qui fut le premier à le cultiver dans les jardins de Paris. C’est pourquoi il fut ainsi nommé par Linné pour rendre hommage à celui qui le fit connaître


C’est un arbuste rustique à feuillage caduc . Dans mon jardin, il ne demande aucun soin particulier. Il bénéficie d’un sol argilo-calcaire assez riche et frais en profondeur. Des rosiers sont plantés à son pied.







Bien que planté depuis plus de six ans, il a une taille modérée, pousse lentement et, pour l’instant, ne drageonne pas.

 Ses grandes grappes de fleurs roses semblables par leur forme à celles des pois ou du cytise ( de la même famille) sont aériennes et très décoratives. Elles apparaissent à la mi-mai.

Contrairement à ce que certains livres préconisent, je n’ai jamais taillé mon Robinia. 

Le temps était superbe aujourd’hui . Je vous offre donc une photo en rose et bleu.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 18:12

Une bonne et une mauvaise surprise ce matin en allant vérifier la pousse de l’herbe dans la prairie du cheval. Il y a peu d’herbe, beaucoup de trèfle et ... des orchidées.

Le Serapias vomeracea est une plante herbacée de la famille des Orchidaceas qui aime les prairies rases, le plein soleil et un sol argilo-calcaire. Ma prairie en est clairsemée et les fleurs se repèrent bien de loin car elles sont brunes, presque pourpres. L’intérieur des fleurs est sombre et forme une alvéole accueillante pour les insectes butineurs. Les feuilles en forme d’épi font penser à des socs de charrue, d’où le nom vernaculaire de cette orchidée : « Serapias en soc ». Les anglais lui donnent deux noms : « long-lipped serapias » ( serapias à grandes lèvres) ou
« ploughshare serapias » ( serapias en soc de charrue). Ces derniers temps, la météo a été plutôt clémente avec de la pluie et de la chaleur, ce qui a sans doute favorisé la pousse de ces plantes. D’autre part, cette parcelle de pré avait été pacagée par le cheval le mois dernier. Je vois ces fleurs à cet endroit pour la première fois et j’ai pu les identifier grâce au site « orchidées du Tarn et Garonne (voir dans mes liens). Peut-être les graines étaient-elles en dormance dans la terre en attendant les bonnes conditions pour germer. Je serais curieuse de pouvoir donner une explication à l’apparition soudaine de ces fleurs à cet endroit.

Le serapias vomeracea est une espèce protégée. Où vais-je faire brouter mon cheval dorénavant si je veux éviter qu’il ne les écrase ?

 

 

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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