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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:12

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La chenille du Cucullia a des couleurs et des motifs superbes, comme beaucoup de chenilles d’ailleurs. Cela ne veut pas dire que le papillon qui naîtra sera aussi joli. De fait, le papillon Cucullia est du genre marron, très peu coloré. La plante qui nourrit cette belle chenille ne se distingue pas non plus par sa beauté. Je ne regrette donc pas de la voir mangée et je préfère admirer les chenilles qui la dévorent. La Scrofularia scorodonia est une plante médicinale qui doit son nom à la Scrofula, forme de tuberculose que certaines espèces du genre Scrophulariacea peuvent soigner.

Plusieurs autres plantes de cette même famille peuvent nourrir la chenille du Cucullia dont le Bouillon blanc (Verbascum thapsus) et la Molène noire (Verbascum nigrum), tous deux présents dans mon jardin.

 

(Ceci est la réponse à la devinette du 27 avril).

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 12:47

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La Libellule déprimée (Platetrum depressum) est une libellule commune des jardins pourvus d'une mare. Il s'agit ici d'une femelle. Les mâles se reconnaissent à leur abdomen bleu.

Cette grosse libellule ne passe pas inaperçue avec son vol saccadé. Elle est facile à photographier car elle se pose en général sur un perchoir, une branche d'où elle guette sa proie. Elle se nourrit d'insectes volants.

 

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"Libellule déprimée" est, bien sûr, la réponse à la devinette du 21 avril. J'ai voulu par un gros plan attirer l'attention sur la complexité et la beauté des ailes de cet insecte archiptère.

Merci à tous ceux qui ont répondu à ma devinette.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:27

En cette fin d’hiver, les arbres dénudés dévoilent les nids. Les nids d’oiseaux ne sont plus seuls perchés très haut dans les arbres. Ceux des frelons asiatiques les ont rejoints, de plus en plus nombreux dans la région Midi-Pyrénées. Ils se distinguent très bien des autres nids par leur forme en poire et leur aspect de carton pâte.

 

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 Le frelon asiatique est un prédateur de nos abeilles et il faut être vigilant. Le frelon asiatique est apparu pour la première fois dans mon jardin du Sud Ouest de la France l’été dernier, en nombre plus réduit que le frelon européen. J’ai pu observer les deux espèces sur les fruits en fin d’été.

 

Voilà donc encore un ennemi pour le jardinier. Un de plus !

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 16:27

Tout comme nous sortons de notre maison pour nous balader lorsque le temps est clément, les abeilles quittent leur ruche dès que le soleil fait remonter la température au delà de 10°.

Pour les trouver au jardin, il suffit de chercher les arbustes en fleurs. A ce moment de l’année (28 décembre), les fleurs se font rares et pourtant.. ! Une haie de Mahonia ‘Winter Sun’ arbore ses inflorescences jaunes au soleil. C’est le lieu de ralliement et de ravitaillement des courageuses ouvrières d’hiver.

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:59

 Deux coups de fusil m’ont réveillée au petit matin. Ma première pensée fut pour le petit lièvre qui niche sous le céanothe du jardin. Pourvu qu’il n’aie pas l’idée d’aller voir ailleurs. Et ces jolies perdrix rouges qui se promenaient devant la maison il y a quelques jours risquent malheureusement de finir en pâté.

Il y a 8200 chasseurs en Tarn et Garonne. Aujourd’hui lièvres, lapins, perdrix rouges, faisans, cailles et canards colvert vont y laisser peau et plumes. J’aimais tant les voir dans le paysage !

La perdrix rouge, Alectoris rufa vit sur les basses terres, pâturages, vignes et landes. Elle vit en groupes et court, ne s'envolant qu'en cas de danger. Une petite famille était de passage au jardin que j'ai photographiée à travers la vitre de la cuisine.

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 22:20

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Je n’avais pas vu de Lucane Cerf-volant depuis longtemps.  L’espèce est en voie de disparition; elle est donc protégée. A une semaine d’intervalle, j’ai rencontré le mâle, puis la femelle. Les mâles sont spectaculaires avec leurs robustes pinces qui font penser aux bois des cerfs. Et comme les cerfs, ils s’en servent lors de combats féroces avec les autres mâles à la saison des amours. Le Lucane Cerf-volant dont le nom vient vraisemblablement de cette comparaison avec le cerf, est l’un des plus grands coléoptères d’Europe. On le rencontre à proximité des vieux chênes. Il se nourrit exclusivement de la sève de ces arbres. La larve vit dans les vieilles souches de chênes. Il se trouve que j’ai un bois de chênes derrière la maison et que j’ai fait couper quelques arbres il y a une dizaine d’années. Les souches sont restées sur place, procurant un habitat idéal pour le Lucane Cerf-volant. La femelle est un peu plus petite que le mâle et ses mandibules sont moins développées. Bizarrement, j’ai trouvé cette femelle dans un endroit inattendu, la maison. Ce coléoptère vole la nuit et a sans doute été attiré par la lumière. Avant de la remettre dans la nature, je lui ai fait faire un peu de figuration sur le Cephalanthus occidentalis du jardin, juste pour la photo.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:14

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Un petit coléoptère bien joli mais redoutable s’est installé dans les lis du jardin. Chaque année les tiges et les feuilles des lis qui sont à l’extérieur sont dévorées par les larves répugnantes de ‘Lilioceris Lilii’. Chaque année je me fais surprendre bien que je sois avertie. La date est pourtant notée dans le calendrier : il faut surveiller de près le feuillage des lis dès la mi-mai. L’insecte rouge se repère facilement mais n’est pas facile à attraper. Le malin se laisse tomber à terre dès que l’on approche le doigt. Le mieux est placer un récipient d’eau sous la feuille où il se trouve avant de la toucher. Aujourd’hui, il est déjà trop tard et les dégâts sont apparents. Les feuilles sont déchiquetées par ces larves dégoûtantes. Elles ont le dos couvert de leurs propres excréments qui forment une croûte noire, leur assure une température constante et les protègent de leurs prédateurs. Le vaillant jardinier armé de gants de caoutchouc n’a plus qu’une chose à faire : inspecter les feuilles une à une et les débarrasser de tous les hôtes indésirables. Il faut aussi écraser du doigt les chapelets d’oeufs  pondus sous les feuilles.

Pour une dizaine de lis : une demi-heure de travail, peu de fatigue mais beaucoup de grimaces. C’est cent fois mieux que de prendre la voiture, aller dépenser de l’argent en produits nocifs pour nous et notre environnement, acheter un pulvérisateur qu’il faudra ensuite nettoyer et un masque pour se protéger, etc. Pour moi le choix est fait depuis longtemps !

Sur la photo, on distingue de gauche à droite : l’insecte, la larve à deux stades de grosseur et un chapelet d’oeufs sur une feuille.

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:15

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Voilà un petit coléoptère qui ne passe pas inaperçu. Impossible de visiter le jardin incognito avec un postérieur aussi lumineux ! Mais que pouvait bien faire la jardinière dans son jardin la nuit venue ? Elle ramassait ses fraises, la gourmande ! Le petit point vert fluorescent qui dénonce la présence du Lampyris noctiluca est toujours une attraction et une interrogation et fait inévitablement remonter à la surface les souvenirs d’enfance et la fascination que suscitait cette bestiole aux pouvoirs magiques. C’est en fait la femelle qui, par son aspect de larve, a valu à ce coléoptère le nom de ver luisant. Elle émet une lumière pour attirer les mâles. De fait, ces deux là étaient en train de s’accoupler lorsque je les ai ramassés. Le moins que l’on puisse dire c’est que la femelle et le mâle ne se ressemblent pas. Je les ai bien sûr relâchés dans la nature après la photo. Ils sont utiles au jardin car ils se nourrissent d’escargots. Le guide entomologique Delachaux signale que les vers luisants se voient moins fréquemment qu’autrefois. Seraient-ils eux aussi en danger ?

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:07

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L’oeuf est cassé, un oisillon est né. Cette période de l’année est le moment le plus propice à la nidification des oiseaux. Certains construisent leur nid, d’autres couvent leurs oeufs. La plupart sont déjà fort occupés à nourrir leur progéniture. Il est amusant d’observer leur va-et-vient dans le jardin. La nourriture n’y manque pas en ces premiers jours du printemps mais les jeunes oisillons tout juste nés auront bien des dangers à affronter. Il faut déjà parvenir à ne pas tomber du nid.  Il n’est pas rare de trouver à terre des oisillons de quelques jours qui sont des proies faciles. Il est pourtant délicat d’intervenir et de les ramasser. En général, les parents continuent à s’en occuper et il vaut mieux ne pas les toucher. Notre présence pourrait les effrayer et bouleverser leurs habitudes. Elever un oisillon n’est cependant pas chose impossible mais le succès reste exceptionnel et cela demande beaucoup d’attention et de temps. Je l’avoue : j’ai élevé un moineau lorsque j’étais enfant. Quel enfant n’a pas essayé ?  Il vivait libre dans la maison, s’ébrouait dans mes cheveux et se mettait au chaud dans les charentaises de mon père. Je l’ai gardé plusieurs années, le nourrissant de vers de terre, insectes et sauterelles. Je lui ai appris à voler dans le couloir de la maison. Ses sorties à l’air libre ont toujours été des moments d’angoisse et sa mort fut l’un des plus gros chagrins de mon enfance.

Il faut savoir qu’il est très difficile de relâcher dans la nature un oiseau qui a été élevé. Sa réinsertion est périlleuse et, ayant perdu son réflexe de méfiance, il peut devenir une proie facile pour tous ses prédateurs.

 

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:40
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Mieux connu sous son nom de Chilopode « Centipattes » et à ne pas confondre avec le Diplopode « Mille-Pattes », ce petit animal d'environ 2 cm est un auxiliaire utile du jardinier soucieux de préserver la biodiversité dans son jardin. Faire sa connaissance est important car le premier réflexe pourrait être la méfiance. Contrairement à un insecte comme la coccinelle que l’on met volontiers sur son doigt, le Chilopode provoque plutôt la répulsion. Et avec raison. Cette bestiole qui court vite a de fortes mâchoires pourvues de glandes venimeuses et peut vous mordre provoquant la même douleur que celle d’une piqûre d’abeille. Et pourtant, tout comme l’abeille, elle est notre amie.

Le Chilopode « Centipattes » est en effet un prédateur des petits insectes, larves et petits vers. Il affectionne le sol des forêts, se cache sous l’écorce des bois tombés au sol ou sous les pierres. Il est présent dans mon potager tout simplement parce que j’utilise parfois des vieux chevrons ou piquets comme bordures provisoires. C’est en retournant l’un d’entre eux que j’ai découvert ce joli couple. Il est très amusant d’observer leur mode de déplacement. Comment peut-on marcher avec autant de pattes ? ( 15 segments avec 2 pattes = 30 pattes). Il faut voir avec quelle vitesse elles s’activent ! C’est une curiosité. D’ailleurs, les jardins de Kew à Londres proposent au pied de la passerelle dans les arbres une petite exposition où les enfants peuvent découvrir grâce à des animations le mécanisme du déplacement de quelques uns de ces petits animaux qui peuplent nos jardins.

Ci-dessous: en pressant un bouton, le mécanisme s'active et permet de voir à vitesse lente le mode de déplacement du Chilopode. A voir aux jardins de Kew à Londres.

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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