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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:25

Après un simulacre de printemps, la floraison des jonquilles et des crocus, voici venu le froid. Il y a quinze jours à peine, nous déplorions de n’avoir pas eu d’hiver et  constations catastrophés que la nature se réveillait sans s’être vraiment endormie. Un véritable hiver s’est enfin installé et nous voilà surpris. Les jardiniers seraient-ils des insatisfaits permanents. Il fait toujours trop froid ou trop chaud. Trop de sécheresse, trop de pluie, trop de vent. Oublions nous que le cycle des saisons est une nécessité et un bienfait ?  Evidemment, le froid (-10°C cette semaine ici, près de Toulouse) va faire le grand ménage. Les frileuses venues d’autres climats n’apprécient pas vraiment. Les agapanthes font grise mine. Les mimosas déjà en boutons résisteront-ils ?  Ce sont des plantes méditerranéennes, on le sait bien. Ils furent plantés en connaissance de cause avec le risque de les perdre. Le plus gênant pour le moment est que plus rien ne subsiste au potager. Pas un seul petit morceau de chou ou de poireau. Les animaux surtout en souffrent.  Quelques lièvres habitent le jardin. Des traces révèlent leurs chassés-croisés à la recherche de nourriture.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:22

Mon marronnier perdrait-il la boule? L’automne est presque là et le marronnier est l’un des premiers arbres à perdre ses feuilles. Les fruits sont déjà formés et pourtant j’observe un étrange phénomène :une partie de l’arbre se remet à fleurir comme aux premiers jours du printemps. Le dérèglement climatique aurait-il entraîné pour l’arbre un dérèglement de son cycle ? Question sans réponse pour l’instant à moins qu’un internaute inspiré ne propose une explication plus convaincante.

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:57

Les beaux jours revenus, la frénésie s’empare du jardinier. Après la frustration de l’hiver et les craintes toujours aussi vives, avec les gelées, de voir disparaître telle plante un peu fragile, le soleil et les températures estivales de la première semaine d’avril ont boosté le jardin et rassuré le jardinier. Au point qu’il se sent maintenant totalement débordé ! L’herbe pousse trop vite et lorsque qu’il voudrait se faire plaisir à organiser une nouvelle plate-bande ou à semer ses légumes d'été, il se retrouve à tondre, tondre et tondre encore.

A toute chose malheur est bon et pour bien jardiner il ne faut pas avoir la mémoire trop courte. Il est beaucoup trop tôt pour planter tomates, capucines, dahlias et autres frileuses qui préfèreront rester au chaud dans leurs caisses sous un voile d’hivernage plutôt que de risquer un coup de froid. Leur jeune feuillage tendre n’y résisterait pas.. Il a fait jusqu’à 30° la semaine passée en pleine après-midi ici dans le sud-ouest de la France et l’on aurait pu croire l’été arrivé. Mardi dernier pourtant, au lever du jour, un léger voile de givre semblait blanchir le toit de la grange en face de la maison.

Le réchauffement de la planète n’y changera rien, les fameux Saints de glace sont toujours là. Ils peuvent nous faire le grand écart de 30° à –1° en 48 heures et nous surprendre.  Une pluie de grêle peut survenir à tout moment. Et l’on en revient toujours au bon vieux dicton : « En avril ne te découvre pas d’un fil ! ». Attendre mai est le plus sage à moins d’utiliser cloches et tunnels plastiques coûteux et plutôt inesthétiques ! Chaque jardinier dans chaque région de France a sa première date de plantations calculée en fonction de ses observations climatiques année après année. Pour moi ici, c’est le 9 mai.

 

Ci-dessous: semis en attente de repiquage sous un voile d'hivernage.

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 11:54

Le climat réserve parfois des surprises. Avant-hier, je faisais le tour du jardin sous un soleil printanier pour faire l’inventaire des nouvelles floraisons (violettes, amandiers et cerisiers du Japon) en me disant que cette fois, pour de bon, nous sortions de l’hiver. Bien que le bulletin météo se trompe rarement, je suis restée incrédule devant le téléviseur, le soir venu et je m’entends dire tout haut : « Je n’y crois pas, ce n’est pas possible ! » (Je rappelle que je suis à 50 km au nord de Toulouse).

Le lendemain, c’est à dire hier, 8 mars, elle était bien là. La neige tombait, aussi régulière qu’un métronome et en début d’après-midi un beau tapis blanc recouvrait le jardin dans une ambiance de station d’hiver au petit matin. Et là, dans la brume, je le vis. Posté sur le haut d’un piquet de clôture comme sur une tour de guet, un autour attendait patiemment une proie.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 16:00
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Pour une fois, le jardinage n’est pas ludique du tout. Le superbe Eucalyptus gunnii s’est totalement couché après la tempête qui a sévi toute la nuit dans la région toulousaine. Il était planté depuis une dizaine d’années mais dans un endroit trop humide. Son système racinaire était beaucoup trop faible pour soutenir l’important volume de feuillage. Je l’ai tronçonné à un mètre et j’ai redressé la souche en espérant qu’il repartira du pied. Si c’est le cas il faudra que je le taille régulièrement pour éviter qu’il ne devienne trop gros.

L’Eucalyptus est un arbre qui aime l’eau mais il est préférable qu’il aille la chercher en profondeur et développe ainsi un système racinaire plus profond. Il lui faut un sol ferme.

A toute chose malheur est bon et je choisirai mieux l’emplacement des arbres que je plante à l’avenir. L’an dernier, nous avions subi une tempête équivalente le 29 janvier mais avec un orage de grêle en plus. Il faut s’attendre à revoir le même phénomène se répéter malheureusement.

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 18:54

Avec les températures négatives de ces derniers jours, beaucoup de jardiniers sont inquiets pour les plantes fragiles de leurs jardins. Le froid, plus que la neige, est ce que nous, jardiniers, redoutons le plus. 

Les plantes, parfois achetées sur un coup de coeur, sont t-elles adaptées au climat qui leur est imposé ? Telle plante achetée à la belle saison comme « plante rustique » pourrait fort bien avoir disparu du jardin à la sortie de l’hiver. Mais que doit-on comprendre lorsqu’un pépiniériste qualifie une plante de « rustique » ? Le mot est en fait plutôt vague. Il signifie seulement que la plante est robuste et demande peu de soins (définition du Robert) ou qu’elle est capable de supporter le froid hivernal sans protection dans une région donnée  (définition du Guide Vert).

Certains ouvrages précisent la température en dessous de zéro supportée par chaque plante et il vaut mieux les consulter avant tout achat. Des symboles représentant des flocons sont utilisés. Un flocon est attribué aux plantes « semi-rustiques » qui ne supportent pas de températures en dessous de 0°C. Deux flocons signalent une plante « assez rustique » ne supportant pas les températures en dessous de –5°C. Une plante « rustique » (signalée par trois flocons) est une plante qui supporte des températures inférieures à –15°C. Encore faut-il que la plante soit robuste et bien enracinée. Si une plante est « assez rustique », il est toujours préférable de la garder quelque temps en pépinière froide pour la laisser grandir et forcir un peu avant de la planter à l’extérieur. Un voile de protection sera quand même recommandé chaque hiver. Autant dire que cela peut devenir un esclavage et qu’il vaut mieux ne pas avoir trop de plantes non rustiques à protéger au jardin. Leur durée de vie sera forcément limitée et d’autant plus aléatoire que le climat nous réserve sans cesse des surprises. Ainsi ai-je appris par les medias que les oranges avaient gelé en Floride. Ici il faisait autour de –6°C il y a deux jours. Aujourd’hui, j’ai béché un coin du jardin et j’ai » tombé la veste » tant il faisait bon au soleil dans le milieu de l’après-midi. Qu'est-ce qui nous attend demain?


Ci-dessous, photos du jardin prises au même endroit, il y a 3 jours et en mai dernier.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 12:30

 

Ce ne sont pas des cordes, ni des seaux, ni des chats ou des chiens anglais qui se déversent sur nos jardins du Sud Ouest. Ce ne sont pas non plus des vaches qui pissent mais des trombes d’eau, un déluge, une pluie diluvienne qui transforment en pataugeoires les moindres creux et le potager en bourbier géant.

J’avais pourtant été prévoyante et j’avais acheté à temps (pour une fois !) mes semences de petits pois, pois gourmands et fèves. Pour aller les semer, il m’aurait aussi fallu prévoir les échasses.

P.S : Je me suis rendue compte que le dessin qui illustrait précedemment cet article était soumis à agrément, ce qui explique sa suppression dans l'attente d'une permission de reproduction .

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:05

Après la tempête dans le Sud Ouest de la France, l’heure est au bilan. Ce sont les arbres persistants tels que les conifères et les eucalyptus ainsi que les arbres morts ou en mauvais état qui ont été les premières victimes de ces conditions météorologiques hors normes. Ces arbres sont plus vulnérables aux vents en raison de la masse de leur feuillage et de leur système racinaire superficiel. Remontant en voiture des Pyrénées Orientales vers le Tarn et Garonne le lendemain de la tempête, j’ai pu constater qu’une grande partie des arbres abattus étaient des conifères.
On peut aussi se demander si les arbres à faible développement racinaire ne sont pas des arbres qui ont effectué une partie de leur croissance à l’étroit dans des pots en jardinerie avant d’être plantés définitivement au bout de plusieurs années. Ces arbres mettent beaucoup de temps à refaire un réseau racinaire large et solide. Dans les jardineries on vend des arbres de 2 m et plus en conteneurs de 50 cm. Les racines s’y enroulent sur elles-mêmes en formant un chignon. Ces arbres nécessitent ensuite de solides tuteurs pendant plusieurs années avant de tenir debout tous seuls. La tempête fut néanmoins exceptionnelle et tout arbre, aussi sain et solide soit-il, est vulnérable devant un tel assaut.
Dans mon jardin, les eucalyptus se sont légèrement couchés car le sol était imprégné d’eau, un abricotier malade, car planté dans un sol trop humide, a littéralement été déraciné et un orme mort a été abattu. Aucun gros dégât donc. Il y aura cependant beaucoup de nettoyage et de broyage à faire dès que le temps le permettra. Pour l’instant, il pleut beaucoup trop et le sol est une éponge.

Summary : After the storm in the South West of France, it is time to draw conclusions. The first victims of the wind were evergreen trees like conifers and Eucalyptus and dead trees as well. Driving from Pyrenees Orientales to Tarn et Garonne the next day I noticed that most of the trees on the ground were conifers. One can also wonder if the trees bought in garden centres after spending years in a small pot develop enough roots to resist the wind in the garden,  even years later.

Anyway, these winds were exceptionally strong and all trees may be vulnerable.

I was lucky to have little damage in my garden but there will be a lot of work clearing away branches in the next few days. At the moment the soil is so damp that it is impossible to do anything

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 11:38

Vers 21 h, hier soir (24 mai 2008), un gros orage de grêle s’est abattu tout à coup sur la région. La météo avait annoncé un orage, rien de plus. Par contre les animaux du jardin m’ont avertie. Les hirondelles ont fait un ballet incessant à ras du sol juste devant la maison (signe que les insectes volaient bas à cause de l'humidité). Le cheval avait un comportement inhabituel, galopant à toute allure et ruant dans son pré. J’ai tout de suite pensé que l’orage serait sérieux et j’ai rangé ce que j’ai pu.

 

 

 

 

 

 

Le lendemain matin, tour du jardin en pyjama, trop inquiète et impatiente de connaître les dégâts sur le jardin. Je découvre que le bas du pré du cheval est recouvert d’une couche très épaisse de grêlons gros comme des cerises (et pas des petites! Carrément des bigarreaux!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le cheval vient voir les dégâts dans son pré.





























L'eau du ruisseau est montée très haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien, le jardin n’a presque rien ! Même les derniers petits semis ont résisté aux grelons. Les fleurs des rosiers bien sûr sont abîmées mais aucune plante n’a souffert. L'éremurus est resté bien droit.

Par contre, de très gros pots entreposés à l’ombre en bordure du ruisseau ont été emportés et j’ai perdu plusieurs rhododendrons.

 

Ce qui a contribué à protéger le jardin ? Le fait d’avoir planté des haies partout, créé des petits espaces clos qui divisent le jardin et empêchent les vents de coucher les plantations. Aucune coulée de boue non plus. J'ai eu beaucoup de chance aussi!

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 22:55
Le mois de mars a été particulièrement doux et pluvieux. C'est inespéré et le jardin est d'un beau vert tendre. Les cerisiers viennent de fleurir. Espérons qu'aucune gelée ne viendra compromettre la future récolte de cerises.
Quelques photos du jardin et de la campagne autour prises aujourd'hui dans mon jardin du sud de la France ( 50 kms au nord de Toulouse).



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Un jardin botanique respectueux de l'environnement. Refuge pour les animaux, insectes et papillons. Ce blog est garanti sans publicité. Textes et images ne sont pas libres de droits.

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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