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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:37

Le Physalis comporte environ 80 variétés et beaucoup de noms vernaculaires. De quoi semer la confusion. Amour-en-cage, lanterne chinoise ou japonaise, coqueret du Pérou, Alkékenge du Pérou, cerise d’hiver … Les deux variétés présentes dans mon jardin sont Physalis edulis et Physalis alkekengi. Cette dernière est très vivace et très ornementale. Une baie rouge emprisonnée dans un grand sac écarlate qui devient une cage de dentelle à travers laquelle on aperçoit le fruit en hiver : c’est un joli spectacle, surtout lorsque le givre saupoudre le tout comme du sucre glace. Il ne faut pourtant pas oublier que le Physalis est une solanacée qui renferme des principes vénéneux. De fait, toutes les parties de cette plante sont toxiques, sauf son fruit lorsqu’il est très mûr. Le fruit rouge de mes jolies lanternes chinoises ont un faible intérêt gustatif et je me méfie du fruit. Difficile d’évaluer quand il est comestible. Par contre, le fruit du PHYSALIS EDULIS que je cultive au potager est vraiment intéressant. Lorsque le fruit est mûr, la « lanterne » tombe à terre et son enveloppe sèche prend une jolie couleur de feuille morte. Le fruit est légèrement acidulé et rappelle un peu le goût de la mangue. Il est aussi très décoratif sur un gâteau, une verrine ou une salade de fruits. C’est celui que les pâtissiers utilisent et que l’on trouve en vente chez les marchands de fruits. Pour le cultiver, c’est très simple. Au lieu de le manger la prochaine fois que vous irez au restaurant, gardez le et récupérez les petites graines blanches à l’intérieur du fruit. Faites les sécher dans une enveloppe papier et semez les au chaud début février. Attendez la fin des gelées pour les repiquer au jardin. La récolte sera pour l’automne, jusqu’aux gelées.

Physalis alkekengi, ornemental.

Physalis alkekengi, ornemental.

Physalis edulis, fruits non mûrs.

Physalis edulis, fruits non mûrs.

Physalis edulis, gros plan sur un fruit mûr, prêt à tomber.

Physalis edulis, gros plan sur un fruit mûr, prêt à tomber.

Physalis edulis: récolte début novembre.

Physalis edulis: récolte début novembre.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:48

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« Colchique dans les prés… c’est la fin de l’été ». Les colchiques ressemblent à s’y méprendre à des crocus mais fleurissent en automne après avoir développé leur feuillage au printemps. Aujourd’hui, les feuilles ont séché et disparu et seules les fleurs émergent du gazon. Le Colchique (‘Lilac Wonder’ sur la photo) est très beau mais retenez-vous de le toucher et faites très attention si vous avez de jeunes enfants : toutes ses parties sont extrêmement toxiques. Ses surnoms de « tue-chien » et « tue-vache » en disent long sur sa réputation. C’est un inconvénient majeur mais l’avantage est que les rongeurs le laissent tranquille, contrairement au crocus de printemps dont ceux-ci sont friands.

Les cormes des colchiques se plantent en juillet dans un sol frais, à environ 10 cm de profondeur. Ils font merveille dans un coin de  gazon, en plein soleil, et profitent de l’arrosage du gazon au cœur de l’été;  mais il faut faire attention de ne pas couper le feuillage avec la tondeuse et surveiller les limaces. Les feuilles sont assez hautes et faciles à repérer. Elles jaunissent en juin et il faut les laisser se faner avant de les couper, comme on le fait avec les tulipes. Pendant la période de repos des cormes, en juillet août, plus aucun signe ne révèle la présence des colchiques. C’est en Octobre que les bourgeons floraux sortent soudain de terre, à la grande surprise du jardinier qui les avait oubliés.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:57

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Le pavot est presque noir, élégamment dressé à  1,30m de hauteur.  A ses pieds, notre espèce indigène, le coquelicot , est plus discrète sans pour autant avoir moins de charme.  Les deux peuvent être considérées comme vénéneuses par la présence de latex riche en alcaloïdes mais le latex du pavot somnifère ou pavot à opium est bien connu pour ses substances aux effets narcotiques, la Codéine et la Morphine. Originaire du Moyen-Orient, le pavot a depuis longtemps colonisé nos jardins d’Europe où il est une plante ornementale de choix. Sitôt nos pivoines défleuries, les pavots à fleurs de pivoines, semés à l’automne ou au début du printemps, prennent le relai. Mais il faut faire attention car ce sont de grands vagabonds. Les graines fines s’envolent au moindre courant d’air et se sèment où bon leur semble. Il faut surtout laisser les pavots où ils ont choisi d’être car ils ont horreur de la transplantation. Il y en a ainsi un peu partout aux quatre coins du jardin, même dans le potager !

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 16:33
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« Irritation de la bouche et du pharynx, hyper-salivation, vomissements, coliques, diarrhées, suffocation, vertiges. En cas d’empoisonnement létal : arrêt cardiaque après un collapsus ».

C’est ainsi que Fritz-Martin Engel décrivait en 1984 dans son livre « Plantes vénéneuses-vertus et dangers » les symptômes observés après l’absorption d’Hellebore.

 

L’Hellebore ou Ellebore (helleborus en latin) est une renonculaceae vivace originaire d’Europe et de l’ouest de l’Asie. Aujourd’hui largement utilisé dans les jardins pour ses qualités décoratives (fleurs lumineuses et joli feuillage), il est, on l’a compris,  à proscrire en herboristerie. La plupart des hellebores sont à fleurs blanches, roses, vertes ou presque noires. Helleborus niger ainsi appelé pour la couleur de ses racines a en fait des fleurs blanches, parfois teintées de rose. Il existe de nombreux hybrides mais la plante que l’on trouve à l’état sauvage dans nos régions est Helleborus foetidus, qui est ma préférée et que je suis tout simplement allée chercher dans les bois alentours.

Elle forme un groupe compact qui éclaire un coin du jardin en cette saison de grisaille et je l’apprécie donc tout particulièrement. Il ne faut cependant pas oublier sa grande toxicité et la prudence est de rigueur. Des intoxications peuvent se produire chez les animaux mais aussi chez les hommes qui chercheraient à l’utiliser pour ses propriétés médicinales ou la confondraient avec une autre plante. Lorsqu'on lit l’usage qui en était fait, avec indication de la posologie, dans ce petit dictionnaire ancien (texte ci-dessous), on ne peut que se réjouir de vivre à notre époque et apprécier les progrès faits dans la connaissance et l’utilisation des plantes depuis que l'homme existe.

Comme on pourra le lire ci-dessous, il était quand même recommandé de n’administrer de l’ellebore « qu’à des sujets robustes » et il était aussi spécifié qu’elle pouvait être dangereuse. Sage précaution. Je tremble à la pensée de ceux qui l’ont testée contre leurs parasites intestinaux,  troubles nerveux,  constipation ou pour provoquer un avortement. Il fallait à coup sûr avoir un grain de folie, chose que l'ellebore était justement censée guérir aussi.

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 22:06

Que de patience il faut lorsque l’on sème une plante vivace ! Deux ans se sont écoulés et voilà la surprise du jour : la floraison d’une digitale ferruginea (Rusty foxglove).

Digitalis ferruginea est une vivace de courte vie malheureusement. Je devrai donc faire attention à récolter sa graine pour la ressemer aussitôt. Je la sèmerai aussi aux quatre vents dans différents coins du jardin. Si les conditions sont propices cela marche parfois. En attendant je profite du spectacle. La digitale est spectaculaire par sa hauteur, sa beauté et son originalité. Il s’agit d’une Scrophulariaceae originaire d’Europe (Italie, Roumanie, Turquie) et du Liban. On la trouve dans les clairières, fourrés ou pentes rocheuses dans ces pays. ll s’agit d’une plante de sol sec qui aime le soleil ou la mi-ombre. Dans mon jardin, je l’ai placée à un endroit où le sol est bien drainé, humifère - car enrichi au fil des ans par des dépôts de déchets du jardin- et.à mi-ombre. Les limaces l’ont dédaignée, ce qui rend cette digitale encore plus interessante. Son feuillage a très bien résisté aux gelées de l’hiver dernier. Attention cependant, toutes les digitales sont toxiques, ce qui ne les empêche pas d'être mellifères.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 08:49
Les anglais la nomment "morning glory" parce que ses fleurs ne s'ouvrent que le matin. C'est une plante qui pousse dans les régions tropicales mais que nous cultivons chez nous en annuelle. Elle fait partie des convolvulaceae comme notre liseron commun et peut pousser facilement en toute région sans préférence pour un climat ou un type de sol particulier. Une plante facile donc, qui ne demande que du soleil. La variété présentée ici, Ipomoea indica se ressème toute seule à condition de laisser les tiges et fleurs fanées sur place jusqu'au printemps. Son colori peut varier du bleu au violet ce qui crée des dégradés de couleurs très harmonieux.. Attention à ne pas laisser ses graines à portée des enfants car elles sont hautement toxiques. Bon Dimanche à tous.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:47

C'est une plante précieuse pour le jardin par sa floraison hivernale. Avant d'être cultivée pour sa beauté, l'hellébore ou ellébore, aussi appelée "Rose de Noël", l'a été pour ses qualités médicinales, comme le confirme cette allusion de Jean de La Fontaine dans la Fable "Le lièvre et la Tortue":

"Rien ne sert de courir; il faut partir à point.
Le lièvre et la tortue ensont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but. - Sitôt? Etes-vous sage?
Répartit l'animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore
..."

L'hellébore est une renonculacée originaire du bassin méditérranéen, déjà utilisée dans l'Antiquité comme plante émétique, laxative, purgative et abortive. Elle passait aussi pour guérir la folie. Comme les renoncules, elle est aussi très toxique (elle contient de la saponine et de la protoanémonine) et le latex qui sort de sa tige lorqu'on la coupe est très irritant. Toutes les parties aériennes de la plante sont toxiques. Attention donc aux enfants et portez des gants si vous voulez cueillir un ellébore (c'est un nom masculin ayant deux orthographes)!

DSC05010-copie-1.JPGCi-contre, hellébore hybride dans mon jardin (nom inconnu)
 

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Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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