Une plante étrange et très décorative, au feuillage spectaculaire, sorte de trèfle géant d’où émerge une fleur en forme de calice rappelant celle des Arums mais délicatement striée de vert et rose. Elle fleurit maintenant, en début d’été. Le genre Arisaema comprend environ 50 espèces originaires des forêts tempérées et subtropicales humides, principalement en Chine, Japon et dans l’Himalaya et aussi à l’Est de l’Afrique et aux USA. L’intérêt grandissant pour les plantes à l’allure exotique a favorisé son introduction et sa reproduction en Europe ces 15 dernières années mais certaines variétés étaient déjà cultivées au 19è siècle et même depuis le 17è (Arisaema dracontium et Arisaema triphyllum). On peut cependant regretter que l’engouement pour ces plantes hors du commun ait encouragé les prélèvements dans la nature au risque de mettre certaines espèces en danger d’extinction. C’est le cas de Arisaema sikokianum originaire du Japon.
L’espèce que je cultive dans mon jardin, Arisaema candidissimum, est la plus commune et l’une des plus faciles à reproduire. On la trouve aisément dans le commerce. La fleur est charmante et son feuillage démesuré par rapport à la taille de la fleur. Mon terrain humide et humifère à l’ombre des bananiers semble lui convenir. L’endroit est un peu surélevé pour favoriser le drainage. L’Arisaema se plaît aussi en compagnie d’autres plantes de terrain humide comme les Astilbes, Bistortes et Ligulaires. Attention cependant de ne pas la placer trop près de plantes au feuillage exubérant qui l’étoufferaient. Il est indispensable de bien marquer son emplacement car elle disparaît totalement l’hiver.
Article de référence : « Snake charmers » de la revue de la RHS « The Garden » - juillet 05
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