16 mars 2012
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10:00
Un jardinier silencieux a toutes les chances de pouvoir croiser quelques animaux sur
son chemin. Pour cette raison, le désherbage manuel des massifs peut être un vrai plaisir : pas de radio ni de téléphone portable, mais toujours quelque chose à entendre et à
observer.
C’est ainsi que j’ai découvert cette petite boule de poils, là, tapie dans un petit creux au milieu du parterre de rudbeckias.
Il est fréquent de voir des lièvres parcourir le jardin, bien reconnaissables à leurs grandes
oreilles et leurs pattes de derrière démesurément grandes. Ce devait être un bébé lièvre. Que faisait t-il là, tout seul, sans la
protection de sa mère ? Etait-il orphelin ? Quelques recherches sur internet m’ont appris que la hase disperse sa progéniture dans le jardin pour la protéger des prédateurs, qu’elle ne vient la
nourrir que deux fois par jour et qu’il faut surtout résister à la tentation de toucher les bébés (sauf si l’on a la certitude que la hase est morte).
Le lendemain, surprise, il n’y avait plus un, mais trois
lièvres. Je n’ai pas pu résister à la tentation de laisser une carotte pour la maman mais, le temps d’un aller-retour au fond du jardin,
tout le monde avait disparu. On était manifestement allé chercher un coin plus tranquille !
Le saviez vous ? On peut dresser un lièvre un peu à la manière d’un chat. Un lièvre couché sur le canapé devant la télé, allongé de tout son long à se faire
caresser le ventre… allez voir ce site très distrayant :
(Cliquer sur "SOS baby", puis sur le lien en bas de page)
http://lievres.free.fr/Departbis.html
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
28 juin 2011
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14:49
Rien ne sert d’être gros, il faut être rusé. Le bourdon et l’araignée en sont un témoignage. Le bourdon s’est fait
prendre, trop pressé sans doute de butiner la belle fleur. L’araignée-crabe (Misumena vatia), ainsi nommée pour
sa façon de se déplacer latéralement est dotée d’une faculté incroyable : elle peut adapter sa couleur à celle de la fleur qui l’abrite et se camoufler ainsi pour surprendre
les insectes visiteurs qu’elle paralyse d’une morsure dans le dos tout en restant hors d’atteinte de l’aiguillon de ses proies, bourdons, guêpes et abeilles.
Une fois neutralisée, la victime sera vidée de sa substance, sucée par cette araignée-crabe redoutable et pourtant si
petite !
« Quelle chose par là nous peut être enseignée?
J'en vois deux dont l'une est qu'entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits. »
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
29 avril 2011
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14:12
La chenille du Cucullia a des couleurs et des motifs superbes, comme beaucoup de chenilles d’ailleurs. Cela ne veut
pas dire que le papillon qui naîtra sera aussi joli. De fait, le papillon Cucullia est du genre marron, très peu coloré. La plante qui nourrit cette belle
chenille ne se distingue pas non plus par sa beauté. Je ne regrette donc pas de la voir mangée et je préfère admirer les chenilles qui la dévorent. La Scrofularia
scorodonia est une plante médicinale qui doit son nom à la Scrofula, forme de tuberculose que certaines espèces du genre Scrophulariacea peuvent soigner.
Plusieurs autres plantes de cette même famille peuvent nourrir la chenille du Cucullia dont le Bouillon blanc
(Verbascum thapsus) et la Molène noire (Verbascum nigrum), tous deux présents dans mon jardin.
(Ceci est la réponse à la devinette du 27 avril).
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
23 avril 2011
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12:47
La Libellule déprimée (Platetrum depressum) est une libellule commune des jardins pourvus d'une mare. Il s'agit ici d'une femelle. Les
mâles se reconnaissent à leur abdomen bleu.
Cette grosse libellule ne passe pas inaperçue avec son vol saccadé. Elle est facile à photographier car elle se pose en général sur un perchoir, une branche d'où elle guette sa
proie. Elle se nourrit d'insectes volants.
"Libellule déprimée" est, bien sûr, la réponse à la devinette du 21 avril. J'ai voulu par un gros plan attirer l'attention sur la complexité et la beauté des ailes de cet insecte
archiptère.
Merci à tous ceux qui ont répondu à ma devinette.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
24 février 2011
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17:27
En
cette fin d’hiver, les arbres dénudés dévoilent les nids. Les nids d’oiseaux ne sont plus seuls perchés très haut dans les arbres. Ceux des frelons asiatiques
les ont rejoints, de plus en plus nombreux dans la région Midi-Pyrénées. Ils se distinguent très bien des autres nids par leur forme en poire et leur aspect de carton
pâte.
Le
frelon asiatique est un prédateur de nos abeilles et il faut être vigilant. Le frelon asiatique est apparu pour la première fois dans mon jardin
du Sud Ouest de la France l’été dernier, en nombre plus réduit que le frelon européen. J’ai pu observer les deux espèces sur les fruits en fin d’été.
Voilà donc encore un ennemi pour le jardinier. Un de plus !
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
28 décembre 2010
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16:27
Tout comme nous sortons de notre maison pour nous balader lorsque le temps est clément, les abeilles quittent leur
ruche dès que le soleil fait remonter la température au delà de 10°.
Pour les trouver au jardin, il suffit de chercher les arbustes en fleurs. A ce moment de l’année (28
décembre), les fleurs se font rares et pourtant.. ! Une haie de Mahonia ‘Winter Sun’ arbore ses inflorescences jaunes au
soleil. C’est le lieu de ralliement et de ravitaillement des courageuses ouvrières d’hiver.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
12 septembre 2010
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10:59
Deux coups de fusil m’ont réveillée au petit matin. Ma première pensée fut pour le petit lièvre qui niche sous le céanothe du
jardin. Pourvu qu’il n’aie pas l’idée d’aller voir ailleurs. Et ces jolies perdrix rouges qui se promenaient devant la maison il y a quelques jours risquent malheureusement de
finir en pâté.
Il y a 8200 chasseurs en Tarn et Garonne. Aujourd’hui lièvres, lapins, perdrix rouges, faisans,
cailles et canards colvert vont y laisser peau et plumes. J’aimais tant les voir dans le paysage !
La perdrix rouge, Alectoris rufa vit sur les basses terres, pâturages, vignes et
landes. Elle vit en groupes et court, ne s'envolant qu'en cas de danger. Une petite famille était de passage au jardin que j'ai photographiée à travers la vitre de la cuisine.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
2 août 2010
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22:20
Je n’avais pas vu de Lucane Cerf-volant depuis longtemps. L’espèce est
en voie de disparition; elle est donc protégée. A une semaine d’intervalle, j’ai rencontré le mâle, puis la femelle. Les
mâles sont spectaculaires avec leurs robustes pinces qui font penser aux bois des cerfs. Et comme les cerfs, ils s’en servent lors de combats féroces avec les autres
mâles à la saison des amours. Le Lucane Cerf-volant dont le nom vient vraisemblablement de cette comparaison avec le cerf, est l’un des plus grands
coléoptères d’Europe. On le rencontre à proximité des vieux chênes. Il se nourrit exclusivement de la sève de ces arbres. La larve vit dans les vieilles souches
de chênes. Il se trouve que j’ai un bois de chênes derrière la maison et que j’ai fait couper quelques arbres il y a une dizaine d’années. Les souches
sont restées sur place, procurant un habitat idéal pour le Lucane Cerf-volant. La femelle est un peu plus petite que le mâle et ses mandibules sont moins
développées. Bizarrement, j’ai trouvé cette femelle dans un endroit inattendu, la maison. Ce coléoptère vole la nuit et a sans doute été attiré par la lumière. Avant de la
remettre dans la nature, je lui ai fait faire un peu de figuration sur le Cephalanthus occidentalis du jardin, juste pour la photo.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
14 juin 2010
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18:14
Un petit coléoptère bien joli mais redoutable s’est installé dans les lis du jardin. Chaque année
les tiges et les feuilles des lis qui sont à l’extérieur sont dévorées par les larves répugnantes de ‘Lilioceris Lilii’. Chaque année je me fais surprendre bien
que je sois avertie. La date est pourtant notée dans le calendrier : il faut surveiller de près le feuillage des lis dès la mi-mai. L’insecte rouge se repère facilement mais
n’est pas facile à attraper. Le malin se laisse tomber à terre dès que l’on approche le doigt. Le mieux est placer un récipient d’eau sous la feuille où il se trouve avant de la toucher.
Aujourd’hui, il est déjà trop tard et les dégâts sont apparents. Les feuilles sont déchiquetées par ces larves dégoûtantes. Elles ont le dos
couvert de leurs propres excréments qui forment une croûte noire, leur assure une température constante et les protègent de leurs prédateurs. Le vaillant jardinier armé de gants de caoutchouc n’a
plus qu’une chose à faire : inspecter les feuilles une à une et les débarrasser de tous les hôtes indésirables. Il faut aussi écraser du doigt les chapelets d’oeufs pondus sous les feuilles.
Pour une dizaine de lis : une demi-heure de travail, peu de fatigue mais beaucoup de grimaces. C’est cent fois
mieux que de prendre la voiture, aller dépenser de l’argent en produits nocifs pour nous et notre environnement, acheter un pulvérisateur qu’il faudra ensuite nettoyer et un masque pour se
protéger, etc. Pour moi le choix est fait depuis longtemps !
Sur la photo, on distingue de gauche à droite : l’insecte, la larve à deux stades de grosseur et un chapelet d’oeufs sur une
feuille.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
18 mai 2010
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23:15
Voilà un petit coléoptère qui ne passe pas inaperçu. Impossible de visiter le jardin incognito avec un postérieur
aussi lumineux ! Mais que pouvait bien faire la jardinière dans son jardin la nuit venue ? Elle ramassait ses fraises, la gourmande ! Le petit point vert
fluorescent qui dénonce la présence du Lampyris noctiluca est toujours une attraction et une interrogation et fait inévitablement remonter à la surface
les souvenirs d’enfance et la fascination que suscitait cette bestiole aux pouvoirs magiques. C’est en fait la femelle qui, par son aspect de larve, a valu à ce coléoptère le nom de ver
luisant. Elle émet une lumière pour attirer les mâles. De fait, ces deux là étaient en train de s’accoupler lorsque je les ai ramassés. Le moins que l’on puisse dire
c’est que la femelle et le mâle ne se ressemblent pas. Je les ai bien sûr relâchés dans la nature après la photo. Ils sont utiles au jardin car ils se nourrissent d’escargots. Le
guide entomologique Delachaux signale que les vers luisants se voient moins fréquemment qu’autrefois. Seraient-ils eux aussi en danger ?
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin