24 février 2009
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22:22

Le
jardin est un monde sans pitié dont tous les éléments, végétaux et animaux ont leurs prédateurs. Aujourd’hui, la victime est un arbre. Un prunier sauvage dit
« prunier de la St Jean » qui, à l’origine était le porte-greffe d’un abricotier. Le pauvre arbre est bien mal en point, sujet à une attaque d’insectes xylophages qui attaquent
l’aubier, y creusant des galeries. Ce sont peut-être des Scolytes mais à ce stade, il est difficile d’identifier l’insecte.

Aucun insecte
adulte n’est visible mais on distingue nettement une multitude de petites larves blanches qui ont perforé l’écorce de petits trous ronds. Sous l’écorce,
l’aubier est constellé de galeries. L’écorce se détache par plaques et de la sciure rousse s’accumule dans les crevasses de l’écorce. Il
n’existe aucun moyen de stopper le processus et l’arbre est malheureusement condamné. Aucune pulvérisation ne pourrait atteindre les larves sous l’écorce et le tronc de l’arbre
est trop endommagé.
Il
ne reste plus qu’à couper l’arbre et à le brûler.
Pourquoi cet arbre là a t-il été attaqué. En général, les insectes xylophages ciblent plutôt des arbres morts, malades ou en état de
faiblesse. Celui-ci ne donnait plus de prunes depuis 2 ans et semblait peu vigoureux. Il avait été planté dans un endroit du jardin beaucoup trop humide et peu drainé.
Ceci explique peut-être cela.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
17 février 2009
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13:57
Mon N.A.C à moi ne mord pas. Il est gentil, discret, très discret même puisqu’il se
cache la plupart du temps. Il peut être bruyant et c’est ce qui me permet de le localiser, car il a l’art de la dissimulation. Mon N.A.C a toutes les qualités. Il est
propre, reste tranquillement à m’attendre à la maison, il me débarrasse des insectes nuisibles dont il s’alimente. Il ne me coûte rien. Je ne suis pas allée le
choisir dans une animalerie. C’est lui qui m’a choisie. Il a choisi ma maison et il est venu s’y installer tout seul. Il semble s’y trouver bien puisqu’il y est depuis le début de l’hiver (voir
mes autres articles dans la catégorie « les habitants du jardin »). Mon N.A.C (Nouvel Animal de Compagnie) à moi, c'est une Rainette !
Si vous ne la voyez pas au premier coup d'oeil, cherchez la dans le coeur de la plante, entre deux feuilles, au bas de l'image.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
7 février 2009
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19:22
La grange en terre du jardin qui sert de garage pour le tracteur tondeuse est un refuge idéal pour
l’Effraie des clochers. L’hiver, elle n’est pas souvent dérangée puisque l’activité au jardin diminue. C’est en cherchant un outil que je l’ai trouvée, le côté gauche de la tête
arraché. Elle avait manifestement été la proie d’un autre animal. Lequel ? Peut-être un renard. C’est assez surprenant mais cela est possible. C’est une grande perte car l’Effraie
est un oiseau très utile. Il se nourrit de petits rongeurs et d’insectes. Il est aussi d’une grande beauté et son vol est majestueux. Sa tête est marquée d’un masque
blanc en forme de coeur. Son plumage est ocre jaune, tâcheté de gris. On le voit rarement malheureusement puisqu’il chasse la nuit et se cache pendant la journée.
Summary : the old barn in the garden is a perfect shelter for this bird as the gardener hardly ever needs the grass mower in
winter and thus never disturbs it. I found it on the ground as I was looking for a tool. The left side of its face had been eaten by an other animal, maybe a fox. It is a loss for the garden as
this bird is very useful : it eats rodents and insects.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
26 novembre 2008
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21:46
Elle n’est pas
farouche cette petite grenouille verte et c’est dans la maison, bien au chaud, qu’elle a décidé de se refugier. C’est ainsi que de temps en temps les feuilles
des grandes plantes installées dans le salon se mettent à bouger ou que soudain un chant rauque et puissant nous fait sursauter. Notre petite Rainette est plutôt
mobile et se balade tranquillement dans la maison. Est-ce toujours la même ou hébergeons nous toute une famille, je ne saurais le dire. Celle que j’ai prise en photo faisait l’ascension de la
porte vitrée de la cuisine, nous montrant ainsi son petit ventre et ses pattes à ventouses
.
Je l’ai attrapée et elle a sauté sur le mur en bois de la maison. Elle se nourrit d’insectes volants et fait des
bonds pour les attraper. C’est une espèce méditerranéenne qui aime bien la chaleur. Elle vit près des lieux humides. La mare en
été et les soucoupes des plantes de la maison l’hiver, cette grenouille est bien organisée. Sa compagnie ne nous dérange pas du tout et lorsque nos invités
l’entendent donner de la voix dans le salon, ils ne sont pas peu surpris !
C’est une espèce utile qu’il faut à tout prix protéger.
Summary : This little frog is very sociable and lives in our house.
From time to time we can see the leaves of the plants move in the living room and we can hear its loud chant. I took a photo of one climbing the kitchen door. It can climb and jump to catch
flying insects. This species is Mediterranean and likes heat. It also likes water. That is why it likes staying around the plants in the house during winter. We do not mind having a frog in our
living room and when our guests hear its chant they are quite surprised and it is fun.
It is a
useful animal. It has to be protected.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
30 octobre 2008
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21:04
L’Aeshne bleue est une grande libellule qui fréquente les abords des mares en été.
Son nom porterait à croire qu ‘elle est entièrement bleue. En fait, « cyaneus/a/um » signifie bleu-gris ou vert en latin, ce qui décrit parfaitement la
couleur de cet insecte. En effet, le haut de l’abdomen est vert et l’extrémité, malheureusement invisible sur la photo présente des tâches bleues. La photo en contre-jour met en evidence la
transparence des ailes. Je suis toujours étonnée par la délicatesse et l’apparente fragilité des ailes de ces insectes ainsi que par la rapidité de leur vibration pendant le vol.
L’Aeshne bleue est un insecte chasseur qui ne supporte pas de partager son territoire, la mare en l’occurrence. Il a effectivement l’air
redoutable et les petits insectes dont il se nourrit ont intérêt à ne pas croiser sa route. Le jardin n’est pas un espace de quiétude pour tout le monde !
Summary : The name of this insect refers to its green or grey-blue colour (from the
latin « cyanea ». It stays around ponds. I am fascinated by the transparency of the wings which look so fragile. It is a redoubtable hunter which does not stand sharing its habitat.
Small insects which it eats had better not meet it. The garden is not a haven for everybody !
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
28 septembre 2008
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17:46
Qu’ont-ils donc tous ces oiseaux à vouloir traverser mon salon ? Les grandes baies vitrées sont un piège visuel redoutable en
renvoyant l’image des arbres et du ciel. Vous l’avez compris, je trouve régulièrement des oiseaux morts sur ma terrasse et cela me fait bien mal au coeur. Mais que faire ?
C’est ainsi qu’un oiseau de proie que je crois être un jeune Autour des palombes (Accipiter
gentilis) voulant probablement chasser les tourterelles qui nichent sous l’auvent de la maison, s’est approché un peu trop près. Je ne suis pas
sûre à cent pour cent de mon identification et vos commentaires seront les bienvenus.
Un oiseau mort
est un spectacle désolant. Alors, un petit trucage, juste en renversant la photo, donne l’impression qu’il est en plein vol. Son plumage est magnifique. Un épais duvet
blanc, strié de bandes brunes, des plumes marron plus foncées sur le dessus des ailes et la tête, des sourcils blancs et un bec crochu, voici l’aspect de ce superbe oiseau de
proie. De temps en temps je trouve les plumes éparpillées d’une tourterelle. Qui sont les responsables ? Chats sauvages ou Autours ? 
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
24 septembre 2008
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14:47
En ce moment, le figuier est le lieu de rendez-vous préféré de tous les habitants du jardin. C’est d’ailleurs en
allant manger moi-même des figues que j’y ai rencontré : des punaises (cachées dans les figues, berk !), des frelons, des guèpes et beaucoup de papillons. Le
Brintesia circe ou Silène est un grand papillon noir strié de blanc dont la chenille vit sur les graminées. Il est habituellement
farouche mais la figue était trop bonne pour la quitter si vite. La photo fut facile. L’Apatura ilia ou Petit Mars changeant est
beaucoup plus difficile à photographier. Il se pose toujours très haut. Le zoom fut nécessaire et la photo est médiocre. Sa chenille se nourrit de saule et de peuplier. Quant au papillon on le
rencontre surtout sur les fruits très murs, y compris les cerises et les prunes au printemps. Lorsqu’il ouvre ses ailes des reflets bleutés apparaissent, qui changent en fonction de la lumière,
d’où son nom.
Les Vanessa atalanta ou Vulcains, véritables tableaux vivants, très
colorés, avec des tâches orange vif, se reconnaissent facilement. Elles sont nombreuses au jardin en raison de la présence d’orties que je laisse volontairement dans certaines zones du
jardin.
Une précision : toutes ces photos ont été prises au même moment, à l’heure du repas bien sûr.

Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
7 août 2008
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16:04
Pour leur nuit de noces, ces deux « paons-du-jour » ont choisi le nuage de fleurs roses d’un
Thalictrum. La photo ci-dessous a été prise à la tombée de la nuit.
La femelle déposera ensuite ses oeufs sur des orties. Les chenilles sont en général groupées dans une sorte de cocon
tissé sur les feuilles mais se disperseront au moment de la nymphose. On trouvera les chrysalides suspendues à des branches ou divers supports.
Le Thalictrum delavayi « Hewitt’s double » (photos ci-dessus) est à mon avis la plus belle variété de Thalictrum. La tige de la fleur est très haute et les fleurs sont de minuscules petits pompons
roses légers et aériens. Le Thalictrum est une vivace qui apprécie les situations fraîches et les sols humides.
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
6 août 2008
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08:17
L’Ephippiger, communément nommé le « porte-selle » ( du grec ephippios
signifiant selle de cheval) en raison de son pronotum très évocateur, est notre guide aujourd’hui pour visiter quelques fleurs. Il déteste les hauteurs, préférant se cacher dans les herbes
au ras du sol dans les lieux secs et ensoleillés du sud de la France, mais l’insecte est si joli et esthétique que je l’ai fait voyager un peu
de fleur en fleur pour le plaisir des yeux. Cet insecte est en fait un nuisible, grand ravageur de cultures et donc un indésirable au jardin. Cherchons lui quand
même des qualités justifiant qu’on lui laisse la vie sauve. Il en est une non négligeable : il chante ! Il chante même aussi bien que les cigales mais plutôt la nuit.
Pour écouter ses stridulations, cliquez sur ce lien :
http://association.sonatura.com/index.php?option=com_content&task=view&id=103&Itemid=30
Photos des fleurs ci-dessous ( de haut en bas : canna, dahlia "café au lait", dahlia "White Perfection", dahlia "Kelvin Floodlight")


Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin
2 août 2008
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15:37
Que va t-il donc se passer dans ce petit trou?

J'avais repéré son manège depuis deux jours et là, elle n'a pas échappé à l'objectif de mon appareil photo. La scène se passe habituellement très vite, mais cette fois ci l'opération a pris
davantage de temps. Il faut dire que le paquet qu'elle transportait était plutôt encombrant et que la porte d'entrée était bien étroite! Ce petit trou est en fait le bout du bambou qui sert de
manche à mon filet à papillon. Il est généralement posé sur la table de la terrasse mais pas toujours. Il bouge, vous vous en doutez, surtout lorsque je chasse des papillons.

J'ai pensé un instant qu'il n'y parviendrait pas, cet
Isodontia (famille des sphecidés), à faire entrer cette sauterelle verte dans ce petit trou. Mais qu'y a-t-il au fond du trou?
Tout simplement son nid. En tout cas, cette
guèpe noire a choisi une maison bien mobile!
Merci à Alain qui m'a aidée à identifier ce Sphex.
Il s'agirait d'un sphecidé originaire des USA et d'Amérique centrale dont les proies sont essentiellement des sauterelles et des grillons. Les anglais le nomment "grass-carrying wasp" car il
contruit son nid avec des petites herbes sèches. Je l'ai effectivement vu faire aussi entrer des végétaux secs très effilés dans ce trou. Les sauterelles serviront à alimenter les larves qui y
naîtront.
Le filet à papillon est posé sur la table de la terrasse. Après avoir tourné quelques minutes à la recherche du trou, l'
Isodontia se prépare à entrer.
Pour en savoir plus:
http://ento.psu.edu/extension/factsheets/grass-carrying-wasp
Auteur: claude lasnier
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Les habitants du jardin