31 juillet 2008
4
31
/07
/juillet
/2008
12:06
Vous repérez un joli papillon. Vous le sifflez. Il viendra se poser sur votre doigt. Vous n’aurez plus qu’à comparer avec les images du
livre. Vous ne me croyez pas.
Vous avez
raison.
La véritable histoire: j’étais juste en train d’écrire mon article quotidien sur mon ordinateur. Un Petit
Sphinx de la Vigne s’est mis à tourner autour de ma tête. La fenêtre de mon bureau étant ouverte, il a été attiré par la lumière. Je l’ai attrapé avec mon filet à papillon puis, pour
ne pas abîmer les écailles de ses ailes, je lui ai proposé le bout de mon doigt. Il s’y est agrippé et n’a plus voulu le quitter. S’en est suivi une séance photo de 10 minutes où Monsieur a posé
sans bouger. Les flashes lui ont bien plu et Monsieur ne voulait plus repartir ! J’ai dû le mettre à la porte !
Son véritable nom scientifique ? Deilephila porcellus. Les plantes du jardin dont sa chenille se nourrit sont
l’épilobe et la salicaire. Quant au papillon, il butine les fleurs des chévrefeuilles. C’est un papillon commun en Europe.
Photo ci-contre: La Salicaire (Lythrum
salicaria) dont la chenille se nourrit. Je n'ai pas introduit cette plante au jardin. Elle y est venue naturellement car elle affectionne les terrains argileux lourds et humides. On
la rencontre fréquemment dans les fossés humides au bord des routes de ma région. La fleur en grappes mauves est très jolie et je l'encourage à se ressemer dans mon jardin. Seul
le désherbage manuel permet de respecter les semis spontanés de fleurs sauvages au jardin. C'est beaucoup de travail, mais c'est le seul moyen de préserver la flore
locale.
Auteur: claude lasnier
-
dans
Les habitants du jardin
30 juillet 2008
3
30
/07
/juillet
/2008
15:58
...au sud-ouest de la France. Sous le soleil implacable de l’été, les couleurs du jardin se fanent, les plantes attendent une pluie
improbable. Le vent chaud n’a pas encore eu tout à fait raison des dernières roses. les touffes bleutées des cardons se décolorent et
les liserons crient victoire. Au soleil de midi les papillons font le spectacle, ailes grandes déployées sur les lavandes encore en fleurs. L’herbe
jaunit. Adieu le beau gazon anglais du mois d’avril. La terre se fend, l’argile se rétracte. Impossible d’enfoncer la bêche. La jardiniere ne peut que se
reposer !!!
Les dahlias aiment l'eau et la chaleur. Au potager, ils sont arrosés en même temps que les légumes.
Un Robert-le-diable (Polygonia c-album) prend le soleil sur la lavande.
Cardons en fin de floraison
Lorsque la terre est à nu, des crevasses apparaissent. C'est un terrain argileux.

Comment de si belles roses peuvent-elles pousser dans une terre pareille!
Rosier "Golden Celebration" de David Austin
Auteur: claude lasnier
-
dans
Le jardin saison après saison
29 juillet 2008
2
29
/07
/juillet
/2008
09:52
...pour un
bouquet. En cette
fin de mois de juillet, les fleurs ont un peu perdu de leur éclat. Avec une
température autour de 35° hier ici, près
de Toulouse et un soleil qui n'en démord pas, le jardin souffre et les fleurs se hâtent de faire leurs graines. Les cisailles ne savent plus où donner de la lame tant la tâche est grande.
Impossible de couper régulièrement les boutons fanés des rosiers à moins d'y passer des journées. C'est pourtant ce qu'il faudrait faire pour les faire refleurir. Les dahlias du potager et les
fleurs adeptes de sécheresse telles que
Perovskia, Vitex et Achillea filipendulina sont donc les bienvenues.
Ce bouquet est composé des fleurs nommées ci-dessus ainsi que de
Hydrangea arborescens " Annabelle", Dahlia cactus "Pink Perfection", cardons, rosier "Violon d'Ingres" et
Eucalyptus.
Auteur: claude lasnier
-
dans
Les bouquets du jardin
28 juillet 2008
1
28
/07
/juillet
/2008
16:58
Je poursuis mon recensement des espèces de papillons présentes dans mon jardin avec cette photo de l’Ecaille
chinée. Les papillons sont en général difficiles à photographier. Celui-ci est une exception. Il se repère facilement en vol par la couleur orange vif de ses ailes inférieures, se pose
en général très vite, de préférence sur un mur ou un endroit sombre et ne bouge plus. J’ai largement eu le temps d’aller chercher mon appareil et de revenir le
photographier.
L’Ecaille chinée est une espèce commune en France. Sa chenille se nourrit de Pissenlit, de
Plantain et de Lamier, végétaux tous présents en abondance dans mon jardin. C’est un papillon diurne qui vole de juillet à
septembre.
Je rêve de pouvoir un jour aller sur l’île de Rhodes dans l’Adriatique pour voir les centaines
d’Ecailles chinées se regrouper sur les troncs d’arbres après leur migration. Ce doit être un spectacle impressionnant.
Pour en savoir plus sur ce phénomène, cliquez sur les liens ci-dessous.
www.euratlas.com/Atlas/archipelago/fr_rhodes_butterflies.html
http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=3668
Auteur: claude lasnier
-
dans
Les habitants du jardin
26 juillet 2008
6
26
/07
/juillet
/2008
13:53
Cette drôle de petite tomate est en fait un physalis ( physalis ixocarpa) de la famille des
solanacées et l’on s’en serait douté sans la connaître en voyant sa gaine fine qui nous rappelle l’enveloppe du coqueret du Pérou.
Originaire d’Amérique du Sud lui aussi, le tomatillo est très couramment utilisé dans la cuisine mexicaine mais
il est moins connu ici. Nul besoin pourtant de cuisiner des plats mexicains pour l’utiliser. Il est aussi facile à utiliser que la tomate et tout aussi facile à
cultiver. Je sème mes graines (récoltées en fin de saison sur des fruits très mûrs) très tôt au printemps en même temps que mes graines de tomates, en caissettes et au
chaud.
Les tiges du physalis ixocarpa sont frêles et cassantes et je les place sur une bordure du potager qui leur
donne un point d’appui pour éviter que les fruits ne touchent la terre. Contrairement aux pieds de tomates, les tomatillos ne peuvent être tuteurés en hauteur car leurs tiges ne
sont pas assez robustes. Ils ont tendance à ramper. Les fruits ne doivent pas être consommés s’ils ne sont pas à maturité, ni les autres parties de la plante. Il est facile de
savoir si les fruits sont mûrs car ils virent du vert au jaune et tombent à terre. Le calice devient jaune-brun et se
déchire.

Le goût du tomatillo est très agréable, un peu acidulé et peut agrémenter les ratatouilles et autres plats de
légumes.Je vous propose ici une recette de pâtes express et économique toute simple et de mon
invention.
Faites revenir
un gros oignon coupé en lamelles, 2 jeunes courgettes coupées en batonnets, 2 poignées de haricots verts coupés en morceaux, quelques feuilles de chou ciselées, une dizaine de tomatillos coupés
en quartiers, quelques piments doux et un bouquet de persil coupé fin. Faites revenir le tout dans un peu d’huile d’olive une vingtaine de minutes (les légumes doivent rester craquants). Saler au
goût et poivrer. Au dernier moment, ajouter quelques pâtes cuites séparemment et simultanément.
Remuer le tout et
laisser sur le feu encore quelques minutes. Servir avec du parmesan et un peu de persil cru (gardé en réserve avant la cuisson). Bon appétit !
Pour se procurer la graine, voici l'image du sachet acheté initialement avec les références. On peut ressemer sa propre graine les années suivantes.
Ferme de Sainte Marthe - 41120 - Cormeray. France
Auteur: claude lasnier
-
dans
Le jardinier gourmand
25 juillet 2008
5
25
/07
/juillet
/2008
19:33
Non, nous ne sommes pas au Japon mais bien au sud de la France. Retour de vacances donc et balade dans le jardin où l'exubérance
de la végétation est impressionnante. Le jardin ne manque pas d'eau, si ce n'est en surface, la mare déborde et la croissance des bananiers du Japon est débridée. Le pied
mère atteint 5 mètres et sa souche rhizomateuse s'accroît au fil des années pour former à plusieurs mètres de là d'autres pousses plus petites. Pour voir
l'inflorescence de l'an dernier et lire l'article, allez dans mes archives. Cherchez dans la rubrique "catégories" l'intitulé "le jardinier curieux- connaissance des
plantes". Ouvrez et cliquez sur la page 1 en bas de l'écran.
Pour information : Musa Basjoo est un bananier rustique pouvant même être cultivé dans la région parisienne à condition
d'être en situation abritée du froid et des vents et d'être installé près d'un point d'eau.
Auteur: claude lasnier
-
dans
Le jardin saison après saison
17 juillet 2008
4
17
/07
/juillet
/2008
14:32
Le jardin de Clarisselles ferme pour quelques jours, le temps de trouver la cause de la panne d'internet qui a rendu ce blog muet depuis quelques jours et aussi parce que la jardinière a besoin
de souffler un peu. Pendant ce temps, le jardin vit sa vie, sans arrosage, sans jardinier, sans personne pour déranger les oiseaux. Les ronces vont s'en donner à coeur joie et le jardin sera une
véritable jungle. Il faut juste s'assurer que la débroussailleuse sera opérationnelle au retour! Bonnes vacances à tous et à bientôt.
Auteur: claude lasnier
-
dans
Le jardinier voyageur
8 juillet 2008
2
08
/07
/juillet
/2008
11:25
Association improbable, pari risqué du jardinier qui s’aventure à mettre ensemble des plantes d’horizons
différents dans un terrain peu propice et sous un climat très différent du milieu d’origine. C’est la magie du jardin. On musarde d’une plante à l’autre et là en quelques secondes et
quelques pas, on change de continent. En l’occurence, dans mon jardin, trente centimètres seulement séparent le Romneya coulteri, américain
(Californie), du glaïeul, plutôt africain et de
l’hemerocalle chinois ou japonais. Une plante commune côtoie une plante plus rare et surtout plus difficile à acclimater. Le Romneya est une plante
capricieuse. A tel point que j’ai dû la ramener d’Angleterre. Après l’avoir demandée à plusieurs pépinièristes d’une foire aux plantes rares de ma région, un seul m’a avoué la posséder
mais n’a pas voulu prendre le risque de me la vendre, de peur sans doute d’avoir des réclamations en cas d’échec. Eh bien, pari gagné ! La voilà qui fleurit pour la troisième année. Le pied
est bien installé et n’a reçu aucune protection cet hiver. Le secret de cette réussite ? Je l’ai planté sur l’épandage de ma maison, donc pour le drainage, il n’y a pas mieux : des
couches de cailloux et de sable et de la terre en surface. Si je l’avais planté à 2 mètres de là dans ma terre argileuse gorgée d’eau l’hiver, l’échec aurait été
inévitable.
Le Romneya pousse dans les canyons de Californie, dans des endroits secs et chauds.
Il ressemble à un pavot avec ses pétales de « papier crépon » blancs. C’est une plante très ornementale et son feuillage vert tendre
contraste à merveille avec le blanc immaculé de ses corolles.

De gauche à droite: Hemerocalleis "Flore pleno", Hemerocallis "Bess Ross", Romneya coulteri.
6 juillet 2008
7
06
/07
/juillet
/2008
14:29
Auteur: claude lasnier
-
dans
Le jardin saison après saison
2 juillet 2008
3
02
/07
/juillet
/2008
22:41
Commencer une collection de lis peut mener loin puisqu’il existe environ une centaine d’espèces
botaniques en Europe, Sud de l’Asie, Philippines et Amerique du Nord. Les hybrides sont aussi innombrables et tous aussi beaux les uns que les autres. Pour ma part, j’en
cultive une dizaine de variétés et c’est bien assez car, comme les dahlias, les lis demandent du soin et de l’attention. Toutes les variétés ne sont pas résistantes au gel et la plupart
apprécient un sol léger, bien drainé, riche en matières organiques, à PH neutre ou acide. Les lis aiment le soleil mais préfèrent avoir les pieds à l’ombre. Il
leur faut une exposition chaude et abritée. Leurs tiges sont en général très hautes et souples. Des tuteurs sont donc indispensables pour que les tiges ne se cassent pas sous le
poids des fleurs parfois énormes.
Toutes ces exigences sont difficiles à satisfaire dans un jardin comme le mien au terrain argileux gorgé d’eau l’hiver et subissant
des gelées parfois sévères. Pour les variétés non rustiques * j’ai donc fait le choix de cultiver les lis en pots et en serre froide l’hiver. Les bulbes sont ainsi
conservés dans un bon terreau légèrement humide tout l’hiver et placés dans un lieu abrité, chaud et ensoleillé au printemps jusqu’à la floraison qui débute vers la
mi-juin. Cultivés en pots, ils peuvent ensuite être placés à l’endroit choisi, à l’intérieur de la maison ou dans le jardin (le pot est alors simplement enterré et reste en place jusqu’à
l’automne). Cette petite « tricherie » me permet de conserver mes lis facilement d’une année sur l’autre. C’est d’autant plus facile que les lis se contentent d’un petit pot.
*Les
variétés rustiques les plus connues sont Lilium henryi, Lilium martagon et Lilium regale. Dans mon jardin , le Lilium regale est cultivé à l’extérieur et ne demande aucun soin sinon la
surveillance des attaques de criocères au tout début du printemps.
En photo: Lilium Pink Perfection, variété hybride dérivée d'espèces asiatiques. Les fleurs en forme de trompettes sont très grandes et
très odorantes.