30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:11

Les araignées et leurs toiles sont détestées dans la maison mais elles sont très utiles et très peu dérangeantes au jardin. Respectés par le jardinier et même admirés pour leur habileté et leur créativité, ces arthropodes bâtisseurs construisent des toiles extraordinaires par leur ingéniosité, leur esthétisme et leur robustesse. Leurs fils de soie sont plus solides que de l’os et peuvent s’étirer jusqu’à trois fois leur longueur pour reprendre ensuite leur taille initiale. Ils sont produits par des glandes dans l’abdomen de l’araignée. Une toile d’araignée a pour fonction de piéger des insectes. L’araignée est avertie qu’un insecte a été piégé par les vibrations et le changement de tension des fils. Certaines araignées réparent leurs toiles quand elles sont abîmées, d’autres fabriquent une nouvelle toile chaque nuit. Les formes varient en fonction des espèces. En général, une toile commence par un simple fil qui flotte au vent à partir d’un support et qui s’accroche à un autre point, créant ainsi un pont que l’araignée va parcourir et remplacer par un fil plus solide. Du centre de ce pont, elle se laissera tomber jusqu’à accrocher son fil à un troisième point afin de former un Y et ainsi de suite. Les extrémités du Y seront ensuite reliées pour former un triangle. Petit à petit, l’araignée va bâtir une série de rayons à partir du centre de la toile créant ainsi une figure géométrique très équilibrée, consolidée en son centre par une spirale. Une autre spirale collante servira de piège.

Toile en cours de construction dans le petit matin.

Toile en cours de construction dans le petit matin.

Avec le givre, la toile devient dentelle.

Avec le givre, la toile devient dentelle.

Enchevêtrements.

Enchevêtrements.

Haute voltige.

Haute voltige.

Un petit film d'animation ludique pour mieux comprendre!

Partager cet article

14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:30

Le printemps est bien là, un peu avant l'heure et j'ai pu constater en traversant GREEN PARK à Londres avant-hier que les floraisons anglaises ont très peu de décalage avec les nôtres. L'Angleterre profite également de l'anticyclone qui nous ensoleille actuellement. Jonquilles et camélias sont en pleine floraison. Les fleurs des magnolias commencent juste à s'ouvrir.

Printemps à Londres.
Euphorbes au premier plan.

Euphorbes au premier plan.

Partager cet article

23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:01

Petit rappel : le « plessage » est réalisé avec du bois vivant contrairement au tressage.

Le tressage en bois a beaucoup d’avantages. Il est facile à exécuter et permet de réaliser des bordures discrètes et esthétiques à moindre frais. Les inconvénients sont sa courte vie (5 ans tout au plus) et le gros travail qu’il demande. Ce n’est pas le tressage en lui-même qui demande le plus de temps mais la coupe et le tri des tiges de bois. Les meilleurs matériaux sont l’osier, le châtaignier, l’aulne et le noisetier pour leur souplesse et leur résistance à la pourriture. Il faut bien sûr obtenir l’autorisation d’un propriétaire de bois pour prélever les branches. Il m’arrive aussi d’utiliser des tiges de peuplier. Elles sont souples et faciles à conduire mais résistent beaucoup moins longtemps au temps. Cela convient mieux pour des petites bordures éphémères au jardin.

Le tressage est un bon moyen d’habiller un talus disgracieux. Celui-ci, en châtaignier, est devenu le « kitchen garden » à proximité de la maison et fournit toutes les plantes aromatiques nécessaires avec un accès facile. Côté esthétique, on ne fait pas mieux, mais je redoute le moment où je devrai tout refaire, dans quelques années.

Bordure en bois tressé.
Bordure en cours de réalisation.

Bordure en cours de réalisation.

Partager cet article

8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:08

Une magnifique exposition sur l’Art Déco se termine bientôt ( jusqu’au 17 février 14) à la Cité de l’Architecture à Paris. Juste après l’Art Nouveau, ce style très différent est en plein essor dès les années 1920 et atteint son point culminant lors de l’Exposition Universelle de 1925. Ce que l’exposition met bien en évidence, c’est la rupture avec le style Art Nouveau qui l’a précédé et l’importance qu’a prise cette nouvelle mode avec une diffusion dans le monde entier, et ce, dans tous les domaines : transport, sport, tourisme, cinéma. Que ce soit dans l’architecture, le mobilier, la sculpture, l’art du jardin, la mode, de nombreux artistes ont laissé leur empreinte, comme Louis Süe, Robert Mallet-Stevens, Jean Dunand, Jacques-Emile Ruhlmann, Jan et Joël Martel, Tamara de Lempicka.

Tout en restant très ancrés dans la tradition, empruntant des motifs à l’antiquité, les artistes vont simplifier, épurer, styliser, géométriser. Finies les courbes et arabesques de l’Art Nouveau. On s’éloigne du réalisme et on stylise à outrance. Les motifs inspirés de la nature sont travaillés à la manière des céramistes du XVIIIè siècle, avec, par exemple, des roses de plus en plus simplifiées, regroupées dans des corbeilles, elles mêmes présentées dans un cadre bien délimité.

Ci-dessous :

  • le dossier d’une chaise de Louis Süe ( 1875- 1968) qui « reprend le dessin d’une corbeille de fleurs, motif cher aux céramiques du XVIIIème siècle qui orne de nombreux services issus notamment de la faïencerie de Nevers. Cette chaise montre comment un motif peut être simplifié et réinterprété, tout en restant reconnaissable et transposable sur un autre support ».
  • Un vase de Sigismond Olesiewicz (1891-1972), de l’Atelier Primavera. « Vase en faïence craquelée à décor floral polychrome cubisant, fabriqué par Longwy ».
Le motif floral dans l'Art Déco.
Le motif floral dans l'Art Déco.

Partager cet article

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:24

Comme chaque année, les plantes vertes de la maison sont habitées par de petites rainettes qui ont trouvé l’endroit bien confortable pour passer l’hiver. A cette période de l’année, ces minuscules grenouilles commencent à donner de la voix et il est amusant de les observer. Ce sont les rainettes mâles qui coassent pour séduire les femelles. Comme nous, elles ont des cordes vocales mais, en plus, elles ont sous la gorge un sac vocal gonflable plutôt impressionnant. C’est un véritable amplificateur. La grenouille commence par une inspiration, ferme ses narines et fait circuler l’air entre ses poumons et son sac vocal, ce qui fait vibrer ses cordes vocales au passage. Avec un tel amplificateur de son, le coassement est totalement disproportionné par rapport à la toute petite taille de l’animal, pas plus gros qu’une cuillère à soupe. Au point de nous réveiller parfois le matin, aussi efficacement que le chant du coq. Autre application inédite, la rainette se transforme parfois en métronome d’un nouveau genre quand on joue du piano !

Rainette réveille-matin.

Partager cet article

19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 21:42

Nous allons devoir nous résoudre à changer les étiquettes d’identification de nos Asters. En effet, l’ITIS ( Integrated Taxonomic Information System) qui régit la Nomenclature Botanique a révisé le nom de certains Asters. Les progrès des connaissances botaniques et la possibilité d’analyser génétiquement les plantes permettent une identification plus sûre. A l’époque de la mondialisation, il est absolument nécessaire d’avoir un binôme latin reconnu dans le monde entier et désignant sans erreur possible une seule et unique espèce. L’enjeu est important car on imagine bien que, dans le cas d’introduction d’une espèce dans un milieu naturel, les conséquences peuvent être graves si l’espèce est mal identifiée et se révèle invasive. Le conservatoire botanique de Brest en a fait la triste expérience puisque le grand plan d’eau est actuellement colonisé par une plante aquatique invasive suite à une erreur d’identification.

Nos Asters novi-belgii et Asters novae-angliae n’appartiendront plus désormais au genre Aster mais à celui de Symphyotrichum. Ils deviennent Symphyotrichum novi-belgii et Symphyotrichum novae-angliae

D’après un article de la revue « The Garden » de Décembre 2013, d’autres espèces vont aussi être renommées. C’est le cas de l’Aster divaricatus qui deviendra Eurybia divaricata et de l’Aster carolinianus qui portera désormais le nom de Ampelaster carolinianus.

Les nouveaux noms seront en vigueur dans l’édition 2015 du fameux « RHS Plant Finder » anglais.

Les Asters du jardin à identifier et peut-être renommer.

Les Asters du jardin à identifier et peut-être renommer.

Partager cet article

10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 21:45

Avec ce lever de soleil, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2014.

Les premiers jours de janvier nous ont comblés avec des ciels magnifiques au lever du soleil sur le jardin.

Ciel de janvier 2014.

Partager cet article

23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:11

Un cerisier à Noël ? Non, bien sûr, c'est un pommier: Malus Evereste. Très décoratif. Les petites pommes rouges grosses comme des bigareaux sont comestibles mais sans grand intérêt gustatif. Par contre, une branche de pommier décore magnifiquement une corbeille de fruits. Dans le jardin le givre a fait des fruits givrés, à consommer avec les yeux mais on peut goûter si on veut!

Noël au jardin.

Partager cet article

23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:05

Canard à l’orange

C’est la saison des oranges et il est facile de trouver des oranges non traitées. Pour un menu de fête, le canard à l’orange a l’avantage de se préparer à l’avance. Plus il est réchauffé, meilleur il est.

Il peut être servi avec des purées de légumes, un gratin de potiron ou même un riz complet.

Râper les zestes de trois oranges non traitées, les blanchir quelques minutes à l’eau bouillante puis les égoutter. Récupérer la pulpe et farcir le canard ou la canette. Saler, bien poivrer, mettre une noisette de beurre et mettre à four moyen 2 heures en arrosant de temps en temps avec le jus de cuisson.

Découper la volaille et la mettre dans une cocotte. Dégraisser le jus de cuisson et déglacer le plat, rallonger d’un peu d’eau ou, mieux, de bouillon de façon à obtenir environ trois quart de litre de liquide.

Préparer un roux avec un peu de beurre et d’huile, de la farine et le jus de cuisson. Ajouter un demi-verre de liqueur d’orange ( curaçao blanc, Grand Marnier, Irish Mist ou autre…) et les zestes d’oranges ainsi que le jus de deux oranges et le jus d’un demi-citron. Assaisonner. Couvrir les morceaux de volaille de la sauce et ajouter des tranches d’oranges pour la décoration. Réchauffer dans la cocotte, à four doux au moins une heure avant de servir. Dresser sur un plat.

Servir avec un vin rouge de Provence.

Canard à l'orange.

Partager cet article

15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:37

Le Physalis comporte environ 80 variétés et beaucoup de noms vernaculaires. De quoi semer la confusion. Amour-en-cage, lanterne chinoise ou japonaise, coqueret du Pérou, Alkékenge du Pérou, cerise d’hiver … Les deux variétés présentes dans mon jardin sont Physalis edulis et Physalis alkekengi. Cette dernière est très vivace et très ornementale. Une baie rouge emprisonnée dans un grand sac écarlate qui devient une cage de dentelle à travers laquelle on aperçoit le fruit en hiver : c’est un joli spectacle, surtout lorsque le givre saupoudre le tout comme du sucre glace. Il ne faut pourtant pas oublier que le Physalis est une solanacée qui renferme des principes vénéneux. De fait, toutes les parties de cette plante sont toxiques, sauf son fruit lorsqu’il est très mûr. Le fruit rouge de mes jolies lanternes chinoises ont un faible intérêt gustatif et je me méfie du fruit. Difficile d’évaluer quand il est comestible. Par contre, le fruit du PHYSALIS EDULIS que je cultive au potager est vraiment intéressant. Lorsque le fruit est mûr, la « lanterne » tombe à terre et son enveloppe sèche prend une jolie couleur de feuille morte. Le fruit est légèrement acidulé et rappelle un peu le goût de la mangue. Il est aussi très décoratif sur un gâteau, une verrine ou une salade de fruits. C’est celui que les pâtissiers utilisent et que l’on trouve en vente chez les marchands de fruits. Pour le cultiver, c’est très simple. Au lieu de le manger la prochaine fois que vous irez au restaurant, gardez le et récupérez les petites graines blanches à l’intérieur du fruit. Faites les sécher dans une enveloppe papier et semez les au chaud début février. Attendez la fin des gelées pour les repiquer au jardin. La récolte sera pour l’automne, jusqu’aux gelées.

Physalis alkekengi, ornemental.

Physalis alkekengi, ornemental.

Physalis edulis, fruits non mûrs.

Physalis edulis, fruits non mûrs.

Physalis edulis, gros plan sur un fruit mûr, prêt à tomber.

Physalis edulis, gros plan sur un fruit mûr, prêt à tomber.

Physalis edulis: récolte début novembre.

Physalis edulis: récolte début novembre.

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de claude Lasnier
  • Le blog de claude Lasnier
  • : Jardiner bio: comment et pourquoi. Tous les plaisirs qui en découlent:culture,observation de la nature,exercice,détente, santé, cuisine
  • Contact

Un jardin du Sud-Ouest de la France.

Un jardin botanique respectueux de l'environnement. Refuge pour les animaux, insectes et papillons. Ce blog est garanti sans publicité. Textes et images ne sont pas libres de droits.

Recherche

BIENVENUE

Pour lire les articles classés par thèmes, cliquez dans les intitulés de la rubrique "catégories"

Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog