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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 11:04

~~Un insecte "bijou". Il est le bienvenu au jardin où j’adore le regarder « brouter » les fleurs. De belle taille (plus d’un centimètre), il prend son envol avec la lourdeur d’un " Belouga". Sa préférence va aux pivoines et aux roses. Il se nourrit des petits pétales au cœur des fleurs. Une invasion serait problématique mais les cétoines dorées se font aussi rares au jardin que les coccinelles. Car il faut bien admettre que tous ces insectes, comme les papillons et les oiseaux ne sont pas de trop. Ils font vivre le jardin, participent à son équilibre et la biodiversité nécessaire à sa bonne santé. J’aime les observer, les admirer parfois car la nature a bon goût et tous ces petits insectes, de la simple punaise à la chrysomèle variée, de la simple coccinelle au cerf-volant, de la simple libellule à la cétoine dorée arborent souvent des couleurs chatoyantes, lumineuses et harmonieuses. Les tuer serait un acte absurde car ils sont utiles et totalement inoffensifs. Et lorsque les jardiniers pulvérisent leurs plantes de pesticides, ils ne tuent pas que les indésirables pucerons et autres parasites de leurs légumes. Ils tuent aussi tous ces pollinisateurs et insectes utiles du jardin. Il nous faut initier nos enfants, leur apprendre à ne pas en avoir peur, leur mettre une cétoine au creux de la main et leur faire observer comme elle fait la morte pour ne pas être attaquée. C’est une rusée ! Il faut cesser de voir tous les insectes comme des nuisibles. Certains le sont, certes mais il faut faire la distinction et s’informer. Le cerf-volant par exemple est en voie de disparition et l’espèce est protégée. Tout comme les abeilles. Beaucoup d’autres devraient l’être aussi car on les voit de moins en moins. Avant de partir en promenade avec les enfants, je recommande un petit guide de poche pratique et bien fait : « Guide de la faune et de la flore » aux Editions Arthaud

Cétoine dorée

Cétoine dorée

Sauterelle sur une fleur de rudbeckia

Sauterelle sur une fleur de rudbeckia

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 13:10
Potager naturel, sans aucun produit.
Potager naturel, sans aucun produit.

Cherchez bien les choux ! Le potager ludique, c’est tout un poème. Il y a de tout, ou presque : pommes de terre, haricots verts, aubergines, panais, rhubarbe, cardons, artichauts, poirée, poireaux, panais, courgettes, potirons, melons, pois gourmands, physalis, tomatillo du Mexique, tomates de toutes formes, de toutes couleurs et de toutes saveurs. Pour chaque légume son aromatique : oseille, persil, roquette, thym, romarin, estragon, ciboulette, ail des ours, coriandre, basilic, . De quoi faire une tisane le soir après avoir mangé tout çà : camomille, menthes, mélisse, verveine, monarde, fenouil, sauge et citronnelle. Sans oublier les confitures de petits fruits: , cassis, groseilles, fraises et fraises des bois. Et beaucoup de fleurs, vraiment beaucoup ! Des sophistiquées comme les roses, des fleurs à bouquets comme les œillets des poètes et des fleurs champêtres. Des coquelicots et des chardons, des bleuets et des juliennes, du bouillon blanc, de la bourrache et de la consoude. Il traîne même une ortie par ci par là et de l’oseille sauvage (rumex oseille) car la jardinière n’a pas le nez partout et, franchement, ces plantes là ne la dérangent pas vraiment. Au contraire, elles rendent service. Grâce à ces herbes sauvages, il n’y a aucun puceron ou maladie sur les légumes. Entre vos haricots verts et le chardon, le puceron fait vite son choix : il préfère le chardon ! Et tout le monde est content !

Les jeunes choux se portent bien.

Les jeunes choux se portent bien.

Pas un doryphore sur les patates!

Pas un doryphore sur les patates!

Les roses n'ont pas de maladies.

Les roses n'ont pas de maladies.

Les pucerons aiment le chardon...

Les pucerons aiment le chardon...

Pas de pucerons sur ma poirée: ils sont sur le rumex oseille.

Pas de pucerons sur ma poirée: ils sont sur le rumex oseille.

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Auteur: claude lasnier - dans potager bio
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 06:43

Une émission sympa et cohérente mais un sentiment de grande frustration de ne pouvoir développer aucun argument. Des réponses forcément partielles et incomplètes faute de temps de parole accordé. Je vais donc finir mes réponses ici.

Les 2 questions qui m'ont été posées:

1) Comment se débarrasser des pucerons?

Une question annexe pour moi parce que les pucerons ne sont pas un problème majeur dans mon jardin. J'ai tenté d'expliquer que les pucerons n'aimaient pas que les rosiers et qu'ils aiment tout autant certaines autres plantes adventices comme le rumex oseille où ils s'agglutinent. Ce que je n'ai pas eu de temps d'ajouter, c'est qu'il me suffit alors de couper cette "mauvaise herbe" et d'écraser les pucerons au sol. Génocide de centaines de pucerons en 1 seconde et sans produits chimiques! Une autre plante du jardin attire les pucerons: l'artémise. Comme il faut la tailler régulièrement et que les pucerons s'agglutinent sur les extrémités de ses tiges, il est facile d'exterminer les pucerons sans endommager la plante qui, elle, est ornementale.

Sur les rosiers, s'il y a des pucerons, ils se mettent sur les boutons de fleurs. Je les écrase de mes doigts. Sur les artichauts, je passe un coup de jet d'eau puissant.

2) Comment enrichir sa terre?

J'ai de multiples moyens d'enrichir ma terre sans produits chimiques. J'ai dû faire un choix sachant que je n'aurais qu'une minute pour répondre. Plutôt que de citer les moyens que tout le monde connait déjà comme de faire son compost, mettre du fumier, du purin d'ortie, utiliser la cendre, pailler le sol..., j'ai fait le choix de parler des adventices parce que ce sont elles qui "gênent" le jardinier et le poussent à utiliser des désherbants. Il faut absolument changer la mentalité des jardiniers qui n'y voient que des "mauvaises herbes". Je vais citer un extrait de mon livre de chevet: Guide du jardin vivant - Florence Englebert - La Maison Rustique- Flammarion

"Avant de se débarrasser des mauvaises herbes, tâchons au moins de comprendre pourquoi elles sont là et de tirer une leçon profitable sur leur présence. Celle-ci nous renseigne sur l'état et la nature des sols qui les accueillent et sur lesquels elles ont un rôle rééquilibrant en s'efforçant de leur rendre leur fertilité. Il a été démontré, en effet, que les "mauvaises herbes" ne se nourrissent pas aux dépens des plantes cultivées: elles sont capables d'utiliser des éléments minéraux que les autres plantes, elles, ne peuvent assimiler. De plus, elles sont souvent naturellement mieux pourvues que ces dernières en oligo-éléments dont elles enrichissent les sols qui leur accordent l'hospitalité"

Exemples donnés: le chardon, le rumex, la pâquerette, les crucifères spontanées, l'ortie...

De fait, toutes ces aventices trouvent leur place dans mon jardin, dans des zones laissées en friche autour du potager. Elles sont sous contrôle pour ne pas devenir envahissantes. Elles se glissent parfois au milieu de mes légumes et je les tolère. De temps en temps, je "fais le ménage" si leur présence gêne mes cultures. J'en ai fait mes alliées au lieu d'en faire des ennemis. De plus, elles attirent toute une ribambelle d'oiseaux et d'insectes qui participent à l'équilibre de la biodiversité du jardin.

Pas eu le temps de préciser tout ça! les gens vont croire que je cultive les chardons à la place des choux dans mon potager!

FIN DE L'EMISSION

J'ai fait un peu la potiche, mais l'émission était bien, avec des reportages intéressants et la présence d'Alain Baraton. Ce fut une expérience instructive, une première pour moi sur un plateau LA QUOTIDIENNE- FRANCE 5 - Emission du 29/5/2015 - Jardiner sans polluer

Jardinludique sur France 5.

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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 19:20
Noctuelle de l'arroche
Noctuelle de l'arroche

Il est assez fréquent de voir dans le jardin des papillons nocturnes au repos dans les endroits sombres ou cachés. Celui-ci m’a bien surprise car je ne l’avais vraiment pas vu tandis que je nettoyais ma bordure de châtaignier. Les ailes des papillons nocturnes ont souvent les teintes des écorces sur lesquelles ils se posent et imitent même leur structure. Qui sait si celui-ci n’a pas inspiré les vêtements kaki utilisés pour le camouflage dans l’armée ? Il s’agit de la noctuelle de l’arroche (Trachea atriplicis).

Gros plan sur les ailes.

Gros plan sur les ailes.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 20:02

Le jardin bio est le thème de l'émission programmée ce vendredi 29 mai à 11h45 sur la France 5 et à laquelle je vais participer aux côtés d'Alain Baraton, jardinier en chef des jardins de Versailles et chroniqueur sur France Inter. A noter dans vos agendas.

Noter aussi la foire aux plantes rares de La Salicaire qui aura lieu Dimanche 31 mai à St Nicolas de la Grave (82).

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:27

Crème brûlée au butternut ( en 2 temps, 2 jours à l’avance)

La saison des soupes est bientôt terminée et il reste des courges butternut dans le garde-manger. Ce ne sont pas les idées qui manquent pour les utiliser. Ces cucurbitacées que l’on désigne parfois sous le joli nom de « doubeurre » tant leur chair est douce et légèrement sucrée (mais moins que le potimarron) sont si bien protégées par leur épaisse peau qu’elles se conservent des mois au sec. Je suis toujours surprise de constater que, plus de six mois après leur récolte, leur chair est aussi ferme et appétissante qu’au premier jour. Que faire, donc avec les butternut restants ? Une crème brûlée !

Recette pour six personnes :

De préférence la veille, éplucher, couper en gros cubes et faire cuire à la vapeur le butternut. Laisser s’égoutter (presser un peu au presse purée pour faire sortir le plus d’eau possible). Le lendemain, prélever environ 140 gr de chair de butternut (le reste pourra servir pour un gratin) et l’écraser le plus finement possible à la fourchette. ( A noter que si l’on s’y prend trop tard, il est possible aussi d’assécher la chair du butternut en la passant au four ou à la poèle à feu doux.)

Préchauffer le four à 150 degrés.

Parallèlement, battre 9 jaunes d’œufs avec 90 gr de sucre jusqu’à blanchissement. Ajouter le contenu d’une gousse de vanille, puis la purée. Continuer à battre pour obtenir un appareil le plus lisse possible. Ajouter ensuite 30 cl de crème fleurette et 50 cl de lait. Verser dans des ramequins de préférence en terre et placer au bain marie dans la lèchefrite du four pendant 40 mn. Laisser refroidir et mettre au frigo jusqu’au lendemain.

Un quart d’heure avant le dessert, saupoudrer les crèmes de cassonade. Les réchauffer un peu au four et, au dernier moment, sous surveillance, mettre sur position grill pour caraméliser le dessus. Servir.

Un Gewurztraminer vendange tardive ou un Vouvray demi-sec feront un bon accord.

A noter que les blancs d’œufs inutilisés peuvent servir à faire des macarons ( en plus !)

Butternut

Butternut

Crème brûlée au butternut

Crème brûlée au butternut

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:36
Belle dame sur serpolet
Belle dame sur serpolet

Note à mes lecteurs: Désolée pour le manque de production écrite sur ce blog ces derniers temps. Difficile d'être à la fois les mains dans la terre et sur le clavier. Le temps manque. Le changement d'appareil photo a compliqué les choses. Je vais faire mon possible pour ne pas continuer à décourager les quelques abonnés qui sont fidèles à ce blog. Je continue à faire de la résistance à la publicité mais sachez que la pression est forte. Même des Editions renommées voudraient utiliser mon blog pour de la publication. J'ai décidé de tenir bon et d'être fidèle à mes principes! Si vous remarquez quelque pub que ce soit lorsque vous consultez mon blog, merci de bien vouloir m'en avertir par un commentaire.

Aujourd'hui donc, zoom sur le serpolet qui dégouline de ma jardinière car c'est un enchantement. La plante aromatique à laquelle je décernerait la médaille d'or. Increvable et reconnaissante qu'on ne s'occupe pas d'elle. La plante que tous les jardiniers-cuisiniers aiment. Elle parfume le jardin et tous les plats, qu'ils soient de viande ou de poisson, attire les papillons et forme un bouquet de fleurs parmes très délicates au début du printemps. Elle se multiplie toute seule en drageonnant et il est facile d'en créer des tapis. Elle n'a qu'une seule exigence, comme tous les thyms et plantes aromatiques méditerranéennes: elle aime les sols bien drainés et le soleil! Le bonheur est dans le serpolet!

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Auteur: claude lasnier - dans Le jardinier gourmand
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 15:06
La liberté d'expression n'a pas fini de fleurir...

La liberté d'expression n'a pas fini de fleurir...

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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:45
Depuis les jardins du Boboli à Florence en 2014,un arbre de l'artiste Giuseppe Penone. Nature, architecture, passé et modernité se mêlent et s'entrecroisent dans ce paysage hautement symbolique.

Depuis les jardins du Boboli à Florence en 2014,un arbre de l'artiste Giuseppe Penone. Nature, architecture, passé et modernité se mêlent et s'entrecroisent dans ce paysage hautement symbolique.

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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 21:24

~~Parmi les plaisirs que procure le jardin, et ils sont nombreux, il ne faut pas omettre les parfums. Au-delà du constat simple dont nous nous contentons souvent, « ça sent bon », il peut être intéressant d’aller plus loin et de chercher à pousser l’analyse. Il serait aussi banal de dire en sentant une rose qu’elle sent la rose que de dire en analysant le nez d’un vin qu’il sent le vin ! Avec un peu de pratique et de concentration, comme on le fait en œnologie, il est possible d’affiner notre odorat et d’apprécier les subtiles variations entre les différentes variétés d’une même espèce de plante. Je m’amuse chaque été à cultiver plusieurs variétés de basilic et de pélargoniums, juste pour le plaisir de froisser leurs feuilles odorantes lorsque je les croise au jardin. Les roses aussi régalent nos narines de leurs parfums. Mais pas toutes. Beaucoup de roses n’ont que leur beauté à offrir. Le parfum est un plus qu’il ne faut pas négliger lorsque l’on choisit ses roses pour le jardin. J’ai observé que rarement les roses de couleur très pâle ont un parfum capiteux. Par exemple, Mme Alfred Carrière, de couleur crème, très pâle, a un parfum très subtil et léger de pomme verte citronnée qui se révèle plus ou moins selon l’heure de la journée. La rose ancienne « Blush Noisette » ne sent presque rien. Quant aux roses blanches, aucune de celles de mon jardin n’a de parfum marqué. Par contre, la rose de Rescht, rose ancienne de couleur pourpre foncé a un parfum très prononcé. Actuellement, en cette fin d’automne si doux, deux roses du jardin me donnent encore des floraisons parfumées remarquables : la Rose de Recht et la rose Yves Piaget. J’ai alors tenté d’analyser en fermant les yeux ce que le parfum de cette dernière évoquait, comme je le fais dans les cours d’œnologie ( je prends des cours depuis 5 ans). Tâche difficile, surtout si l’on sait que le parfum d’une rose comporte plusieurs centaines de molécules différentes. Je suis arrivée à cette analyse : Rose Yves Piaget : parfum capiteux , lourd, enivrant, un peu piquant avec une pointe d’agrume, très poivré presque au point de vous faire éternuer et des odeurs de fruits exotiques comme le litchi. Si vous avez cette rose vous aussi, envoyez moi vos impressions. Et si vous vous intéressez à l'œnologie, je vous recommande ce blog ami:

http://levindesautres.com/

Le parfum des roses.

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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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