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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 08:54

Lorsque la neige  et la glace transforment la nature, le spectacle est féérique. La lumière du soleil sur le jardin gelé crée des contrastes surprenants. L’amorce du dégel festonne les bordures de toits  de stalactites qui, au soleil levant, forment des pointes étincelantes. Elles transpercent le paysage givré créant un rappel inversé des piquets de clôture du pré devant la maison.

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Par claude lasnier - Publié dans : Jouer avec les images - Communauté : les gens heureux à la campagne
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 11:25

Après un simulacre de printemps, la floraison des jonquilles et des crocus, voici venu le froid. Il y a quinze jours à peine, nous déplorions de n’avoir pas eu d’hiver et  constations catastrophés que la nature se réveillait sans s’être vraiment endormie. Un véritable hiver s’est enfin installé et nous voilà surpris. Les jardiniers seraient-ils des insatisfaits permanents. Il fait toujours trop froid ou trop chaud. Trop de sécheresse, trop de pluie, trop de vent. Oublions nous que le cycle des saisons est une nécessité et un bienfait ?  Evidemment, le froid (-10°C cette semaine ici, près de Toulouse) va faire le grand ménage. Les frileuses venues d’autres climats n’apprécient pas vraiment. Les agapanthes font grise mine. Les mimosas déjà en boutons résisteront-ils ?  Ce sont des plantes méditerranéennes, on le sait bien. Ils furent plantés en connaissance de cause avec le risque de les perdre. Le plus gênant pour le moment est que plus rien ne subsiste au potager. Pas un seul petit morceau de chou ou de poireau. Les animaux surtout en souffrent.  Quelques lièvres habitent le jardin. Des traces révèlent leurs chassés-croisés à la recherche de nourriture.

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Par claude lasnier - Publié dans : Observations climatiques - Communauté : jardin au fil des saisons
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 18:36

 

Il est déjà bien assez compliqué de s’y retrouver parmi les milliers de cultivars de roses, alors, que deviendrons nous si les spécialistes vendeurs de roses nous disent n’importe quoi ?

Lorsque j’ai voulu acheter ‘Cardinal de Richelieu’ hors saison l’an dernier, je suis restée bien perplexe devant les étiquettes.

Soit il y avait deux Cardinaux de Richelieu et il faudra revoir notre histoire de France…

Soit je n’y connais rien en roses et deux roses différentes peuvent porter le même nom… c’est fort possible et je ne demande qu’à m’instruire.

Soit il y a bel et bien une grave erreur d’étiquetage… c’est fort probable mais…

qu’en pensez vous ?

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Par claude lasnier - Publié dans : Jouer avec les mots - Communauté : Jardinage
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 19:04

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La naissance d’une rose par hybridation naturelle est une grande récompense pour un jardinier.   Lorsque j’ai découvert cette rose en fleurs dans un recoin du jardin le 2 mai dernier, ma première réaction fut de chercher dans ma mémoire.  Avais-je acheté une rose ou participé à un échange de boutures de roses l’année précédente ?  J’étais presque certaine de n’avoir fait ni l’un ni l’autre.  Je n’aurais de toute façon jamais planté un rosier à cet endroit là, déjà bien encombré, et trop proche d’un rosier  ancien drageonnant,  bien installé depuis des années. La mémoire peut jouer des tours, certes, mais, comme la plupart des jardiniers, je note tout et je suis donc arrivée à la presque certitude que cette rose s’était invitée toute seule.

La rose n’est peut être pas nouvelle et est peut-être déjà répertoriée. Un croisement inédit serait inespéré et je n’ose y croire. Il est vrai que le jardin compte plus d’une centaine de rosiers dont la plupart sont anciens et que mes plates-bandes sont plutôt négligées et toujours nettoyées à la main. Donc, on ne sait jamais ! J’ai interrogé un rosiériste, Pierre Orard, pour savoir s’il y avait moyen d’en avoir la certitude. La réponse très aimable qu’il m’a adressée est la suivante :

« La protection juridique des nouvelles variétés de roses est un domaine finalement assez complexe. Je vais essayer d'être aussi synthétique que possible : il existe deux voies de protection.

1 – La protection par marque commerciale

Vous déposez une marque commerciale auprès de l'INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle), par exemple ‘Clarisselle’. Vous pourrez protéger votre variété nouvelle dès lors que quelqu'un la commercialisera sous la marque ‘Clarisselle’ sans votre accord. Par contre, vous ne pourrez pas empêcher quelqu'un de commercialiser la variété sous une autre marque.

2 – La protection par certificat d'obtention végétale :

Ce titre de protection intellectuelle offre une protection plus complète que la simple marque commerciale. Vous protégez la variété en tant que telle et non pas simplement son nom de vente. Vous pouvez donc contrôler complètement la multiplication et la diffusion de la variété, quelle que soit la marque utilisée.

Obtenir un COV est un peu plus compliqué car il faut soumettre la variété à des tests réalisés en Allemagne, tests qui prouvent que la variété est nouvelle et originale.

Vous aurez toutes les informations nécessaires sur le site de l'UPOV (Union pour la Protection des Obtentions Végétales) ».

Tout cela est un peu compliqué et, comme je ne recherche aucun intérêt commercial,  j’ai décidé  de baptiser ma rose ‘Clarisselle’, du nom de mon jardin. Le mystère demeure !

 

Par claude lasnier - Publié dans : Jardin et biodiversité - Communauté : Naturellement écologique
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 19:06

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A mes fidèles lecteurs qui partagent ma passion, je souhaite une année ensoleillée et des jardins remplis de fleurs et de bonheur.

Par claude lasnier - Communauté : jardin au fil des saisons
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 12:52

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Le roi des légumes ? Le chou, sans conteste.  Le plus beau, le plus ornemental, le plus coloré…  au potager bien sûr mais aussi dans les plates-bandes, les bouquets, la décoration : c’est le CHOU !  Pas seulement dans l’assiette, il est à déguster des yeux.

Un bouquet de choux, pourquoi pas ? Une fleuriste de la rue de la cloche d’Or à Perpignan en fait de magnifiques pour les fêtes de fin d’année.

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Des choux comme une œuvre d’art ? Gerda Steiner et Jorg Lenzlinger ont imaginé cette « soupe verte » sur la table de la salle à manger du château de Chaumont sur Loire (exposition été 2011).

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Des choux comme des fleurs: le jardin de Vincennes à Paris marie les choux frisés avec des agastaches blanches pour le plaisir des yeux (été 2011).

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Enfin, le chou décoré pour la table du réveillon. Un chou peut se peindre, je vous le garantis, voyez vous-même !  Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2012. A l'année prochaine!

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Par claude lasnier - Publié dans : L'art et la nature - Communauté : jardin au fil des saisons
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 16:12

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Passons aux choses sérieuses !  Que diriez-vous d’une petite escalopine de foie frais du Sud-Ouest aux fruits du jardin (pommes, figues, mirabelles, etc…) .Je constate au vu des fréquentations récemment en baisse sur mon blog que l’intérêt pour les tritons marbrés et autres bestioles du jardin retombe un peu pour se recentrer sur ce qui intéresse les papilles. Par les temps qui courent, rien de plus normal ! La jardinière que je suis passe du potager aux fourneaux. Les travaux de jardin sont suspendus temporairement : de toute façon, il pleut !

Le foie gras ici, dans le Sud Ouest de la France, est , avec le confit, une spécialité. Je vais chercher les foies frais à la ferme. La plus proche est à 200 mètres !

Je cuisine les foies de trois façons : soit stérilisés en bocaux (faciles à emporter et à offrir), soit cuits au four en terrine au bain marie, soit cuits à la poêle en escalopes.

Dans tous les cas, les foies doivent être frais et entiers. Il faut savoir que les foies en conserve des grandes marques que l’on trouve dans la grande distribution sont des foies reconstitués après avoir été réduits en bouillie. Ils prennent bien la forme de la boîte et pour cause ! Beurk ! A mon avis il vaut mieux acheter du foie entier, même conditionné sous vide ou congelé.

J’ai  acheté mes foies gras de canard frais cette semaine au prix de 35 euros le kilo. Ce n’est pas si cher !

A savoir si vous achetez des foies frais :

-          il vaut mieux les faire tremper environ 30 minutes dans de l’eau un peu salée et les dénerver. Pour cela, prendre un couteau de cuisine non tranchant et suivre les nerfs pour les enlever délicatement sans trop endommager les lobes.

-          La référence pour le sel est 15g par kilo pour les conserves, un petit peu moins pour les terrines et très peu pour le foie poêlé. Par contre, il ne faut pas lésiner sur le poivre (préférer le poivre grossier du moulin).

-          Pour réussir les foies mi-cuits en terrines au four, le thermomètre de cuisson est impératif.

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Pour le foie en terrine : mettre la terrine dans un bain -marie au four et couvrir( à environ 160°). Le foie sera mi-cuit lorsque le thermomètre de cuisson planté au cœur (hors du four) indiquera 65°. Le mieux est de surveiller et de sortir régulièrement la terrine du four pour tester la tempèrature (le temps de cuisson peut être variable selon le poids du foie et la température du four).  Ce foie gras se conservera au frigo au moins une semaine. On peut le servir avec un chutney, une confiture d’oignons ou des figues confites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le foie poêlé : Compter environ 40/50 gr par personne pour une entrée. Couper le foie frais en escalopines d’environ un centimètre d’épaisseur.  Laisser au frigo jusqu’au dernier moment et fariner les deux côtés. Assaisonner. Au dernier moment, faire revenir les escalopines de foie très rapidement (quelques secondes) dans une poêle sèche (le cœur doit être rosé) et disposer sur les assiettes tenues au chaud au four. Jeter le gras de cuisson et déglacer avec un fond de volaille*. Ajouter 5 cl d’eau de vie, puis les fruits avec un peu de leur jus. Chauffer quelques minutes. Disposer sur les assiettes. On peut au dernier moment ajouter quelques gouttes de vinaigre balsamique pour rehausser le goût. Au préalable, on aura préparé la garniture (pommes revenues au beurre, mirabelles au naturel ou décongelées, figues confites). 

 

 

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Bon appétit et bonnes fêtes!

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier gourmand - Communauté : Â nos recettes
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 18:49

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Le monde des amphibiens est indissociable du milieu aquatique. Sans la mare qui est le poumon du jardin, il est probable que nombre d’espèces qui peuplent le jardin seraient absentes.  La source qui alimente la mare est une source de vie. Dans la chaleur de l’été c’est une oasis où les animaux de passage viennent se désaltérer. C’est aussi l’habitat permanent  des batraciens (ou amphibiens), anoures et urodèles, qui ne peuvent se passer d’humidité. Grenouilles, crapauds, tritons et salamandres côtoient les reptiles, orvets et couleuvres, eux aussi habitués des lieux. La mare, couverte de lentilles d’eau,  bordée d’ajoncs et de carex, plantée de nénuphars  est aussi un bon endroit pour se cacher. Le noisetier procure ombre et fraîcheur. A son pied, quelques pierres abandonnées procurent un abri. Les couleurs du lieu, humus sombre, algues vertes, eau glauque couverte de lentilles et de feuilles mortes en automne permettent aux animaux de s’y déplacer incognito. Le triton marbré dans son habit kaki et noir joue le mimétisme à la perfection et seule sa crête orange permet de le distinguer dans les herbes et les feuillages d’automne.

 

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La scène peut inspirer l’artiste en quête d’insolite. . Le premier à reproduire la nature des lieux humides fut Bernard Palissy au XVIème siècle.  Il représenta sur des plats ou autres ornements émaillés des salamandres, tritons, serpents, grenouilles, poissons et autres éléments du milieu aquatique. Son inspiration fut fortement marquée par la mode des grottes importée d’Italie à la Renaissance.

Dans la deuxième moitié du XIXè siècle, le style de Bernard Palissy connut un regain d’intérêt avec des artistes comme Auguste Chauvigné, Victor et Achille Barbizet ou Charles-Jean Avisseau.

Imitant Bernard Palissy, ils n’hésitaient pas à mouler sur le vif serpents, grenouilles, anguilles, escargots, tritons, salamandres et autres habitants des marais, recréant une nature ordinaire, familière et palpable à l’opposé de l’exotisme lointain.

 

Ci-dessous : plat ovale de Charles-Jean Avisseau

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Par claude lasnier - Publié dans : L'art et la nature - Communauté : Naturellement écologique
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 22:16

Casser 6 œufs dans un saladier et battre avec 80gr de sucre roux ou cassonade. Ajouter 130gr de farine petit à petit pour éviter les grumeaux et une pincée de sel. Battre énergiquement. Verser ½ litre de lait par petites quantités et une cuillérée à soupe de rhum.

Beurrer un plat et le remplir de pommes pelées et coupées en lamelles (environ 8 pommes ou plus selon la taille du plat). Verser la pâte sur les pommes et saupoudrer de 50gr de sucre roux.

Faire cuire jusqu’à ce que le gâteau soit ferme et les pommes dorées à la surface (environ 45 minutes à 230°).

Ce Far sera meilleur servi tiède.

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Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier gourmand - Communauté : Â nos recettes
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 12:33

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Le grenadier, punica granatum, est un arbre méditerranéen qui aime le soleil. La plante est relativement résistante au froid et produit en abondance de jolies fleurs de couleur orange. Par contre, il est plus rare de récolter des fruits en dehors des régions au climat doux. Ici, un peu au nord de Toulouse, j’avoue n’avoir récolté des fruits que deux fois (en une dizaine d’années). Cette année 2011 fut exceptionnelle avec la récolte de quatre fruits bien mûrs. L’été indien qui s’est poursuivi jusqu’ à la fin octobre avec seulement une très légère gelée vers le 21 octobre a permis ce miracle. La dégustation du fruit fut donc un moment d’autant plus apprécié qu’il est rare. La grenade est aussi un fruit très joli et décoratif. Sa peau épaisse comme du cuir le protège et les oiseaux du jardin ne prendraient pas le risque de s’y casser le bec !  Le fruit est une capsule globuleuse couronnée par les dents du calice. A l’intérieur, des loges renferment de nombreuses graines dures dont le tégument rouge, transparent, au goût un peu acidulé constitue la partie comestible.  C’est la raison pour laquelle le fruit est plutôt pressé pour réaliser sirops et jus de fruits.

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier curieux- connaissance des plantes - Communauté : jardin au fil des saisons
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