14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:30

Cette année, les Saints de glace se font prier et restent de glace face à la détresse des jardiniers. Les tomates, aubergines, dahlias et autres frileuses sont encore au chaud dans la serre mais il a fallu tout rempoter. Les gelées ne sont plus à craindre mais les températures restent trop fraîches et les jeunes pousses habituées à la chaleur de la serre n’aiment pas les chocs thermiques. La grêle à cette époque de l’année est aussi une menace. Seules les courgettes ont enfin pris l’air et les premiers haricots sortent de terre. Il faut profiter du temps humide pour planter et diviser les vivaces. Au potager, on peut préparer le terrain pour gagner en rapidité et en efficacité lorsque les températures seront plus clémentes pour les semis et plantations. Planter les piquets de tomates et préparer les trous, installer l’arrosage, repiquer les boutures. On peut commencer les semis d’annuelles, soucis, cosmos, tagetes, zinnias. Couvrir les semis d’une cloche ou d’un tunnel et maintenir humide jusqu’à la levée. Surveiller les limaces qui dévoreront vos semis à peine sortis.

Il est trop tôt pour semer le basilic en pleine terre : il faut attendre que la terre soit vraiment réchauffée. Mais il est encore temps de faire quelques semis en pots, au chaud derrière la vitre de la cuisine. Patience, patience !

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:54

Le comportement des animaux est parfois surprenant.

Il est certain qu’avec ses nombreuses baies vitrées qui reflètent le paysage, les animaux en viennent à oublier la présence de la maison, parfaitement intégrée au paysage. A l’intérieur, la jardinière au repos en ce week-end de pluie, observe.

Une biche contourne le pré, un couple de perdrix rouges picore sur le parking de la maison, deux grandes oreilles de lièvre dépassent des herbes hautes près du cheval qui broute paisiblement.

Soudain deux jeunes écureuils se font la course de branche en branche dans le grand marronnier devant la maison. Elle les suit des yeux. L’un d’eux contourne la maison.

Où va-t-il donc ? Soudain, la jardinière le voit. Il tape au carreau, regarde à travers la vitre et ... l’observe.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:07

Ingrédients : asperges vertes/ ciboulette/ feuilles de brick/ œufs (1 par personne)/ lait/ saumon fumé/ beurre/ huile d’olive.

1°) Faire blanchir les asperges vertes quelques minutes dans de l’eau bouillante salée. Egoutter et finir la cuisson des asperges dans un wok avec un peu d’huile d’olive. Les asperges doivent être dorées et craquantes.

2°) Enduire légèrement des feuilles de brick avec du beurre fondu (utiliser un pinceau de cuisine), former des coques (utiliser des moules et des piques en bois pour le maintien), passer quelques minutes au four ; dès qu’elles sont dorées, éteindre le four et garder chaud.

3°) Battre des œufs avec un peu de lait et de la ciboulette ciselée. Faire cuire à feu doux en remuant énergiquement. Facultatif : on peut ajouter des dès de saumon fumé. Garnir les coques de brick.

4°) Regrouper les ingrédients sur les assiettes. Saupoudrer de ciboulette et garnir de salade.

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Auteur: claude lasnier
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 18:50

La floraison de la pivoine est éphémère mais sa beauté est incomparable.

Contrairement à la rose, la pivoine remontante n’existe malheureusement pas, alors il faut profiter du moment, la contempler, la photographier, la peindre, s’en remplir les yeux pour ne pas l’oublier jusqu’à l’année prochaine. En cultivant plusieurs variétés à floraison décalée, il est quand même possible de faire durer le plaisir. Le mieux est de demander conseil au moment de l’achat. Parmi les spécialistes de pivoines, Robert Pardo de la pépinière La Pivoine Bleue près d’Auch dans le Gers, propose nombre de variétés splendides dont la pivoine herbacée ‘pink harmony’ (en photo ci-contre).

La pivoine herbacée offre bien des avantages par rapport à la pivoine arbustive. Il faut la planter à faible profondeur et en conséquence, elle peut se diviser facilement à l’automne. Il est ainsi possible de la multiplier à peu de frais pour créer un effet de masse. La pivoine ‘pink harmony’ sur le catalogue de La Pivoine bleue est du plus bel effet si elle est cultivée en tapis.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:14

Cet article est reposté depuis jardikeenkid.over-blog.com.

L’été arrive enfin et l’envie de barbecues accompagnés de légumes frais du jardin commence à nous titiller. Comment préparer la fête et faire participer les enfants ? L’idée a été récoltée dans une foire où des démonstrateurs talentueux opéraient devant les yeux avides de mangeurs de légumes.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 14:42

Il a fière allure notre Canard colvert et il fait partie des animaux que nous aimons parce qu’il est sympathique et n’est pas trop farouche. Qui n’a jamais passé un peu de temps à l’observer patauger, plonger la tête sous l’eau pour chercher sa nourriture, faire la course avec ses congénères pour attraper le bout de pain lancé depuis un pont ? Le spectacle est enchanteur et les « coin-coin » racoleurs attendrissants. Je parle ici des Canards colverts apprivoisés, car ceux qui passent par la mare de mon jardin sont beaucoup plus farouches. Le Canard colvert sauvage ne se laisse pas approcher si facilement. Peut-être l’avez-vous observé comme moi, seuls les mâles sont visibles à cette période de l’année. Pâques est la période où les femelles commencent à couver. Dans mon jardin, je sais qu’elles se cachent dans les taillis en bordure de mon ruisseau et j’évite donc de nettoyer l’endroit pendant quelque temps. Comme c’est souvent le cas chez les animaux, le mâle est plus beau et plus voyant que la femelle. L’explication est toute simple : la femelle étant celle qui va couver les œufs et garantir la reproduction, sa livrée est plus terne et plus discrète pour ne pas se faire repérer par les prédateurs. Les mâles, au contraire, se regroupent et font diversion, attirant tous les regards. D’ici quelques jours nous verrons apparaître les canetons (trop mignons !). La femelle couve en 25-30 jours.

Le Canard colvert est aussi un sujet prisé des artistes. Ci-dessous, un décor de table de Carlo Bugatti (1885) et une céramique admirés dans le musée des Arts Décoratifs de Berlin, le Kunstgewerbemuseum.

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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:07

Ce blog est en cours de modification et des anomalies apparaissent. Merci de votre compréhension.

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Auteur: claude lasnier - dans Les amis du jardinier
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 21:29

J’aurais adoré m’appeler Marguerite Dujardin. Une députée écologiste du Val de Marne a eu plus de chance que moi puisqu’elle se nomme Laurence ABEILLE. Dommage que ses parents n’aient pas pensé à Fleur pour le prénom. Il y aurait aussi un président d’association botanique à Rouen « L’Arbre en Pot » du nom de Patrick DUJARDIN. Nous avons aussi un botaniste écossais du XVIIIème nommé Alexander GARDEN et deux botanistes français du XIXème et XXème siècles, Lucien PLANTEFOL et Gustave DUTAILLY. On connaît aujourd’hui un agent patrimonial à l’Office National des Forêts dans le Jura qui s’appelle Hervé DUBOIS et un pépinièriste à Loubéjac en Dordogne du nom de Charles BRANCHE. Quant à Mr BELPOMME, il est cancérologue, spécialisé en médecine environnementale. Enfin, la Société nationale d’Horticulture organise chaque année un concours de jardin, le concours BONPLAND, du nom d’un botaniste né à La Rochelle en 1773. Dommage pour le « d ». Ne pourrait-on pas mettre un « t » à la place pour me faire plaisir ?

Les noms de famille offrent également un large choix. Reste à savoir si ces noms ont inspiré ceux qui les portent.

Mr ou Mme POIRIER – POMMIER –OLIVE - MELON – NAVET – CHOUX – GAZON – HERBE – POTIRON – BOURGEON – PRINTEMPS – GRAINE.

On peut y ajouter la grand-mère de mon mari : elle s’appelait Georgette MUGUET.

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Auteur: claude lasnier - dans Jardin littéraire
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:08

Nouveau sur le marché, le marronnier truffier complète  désormais la liste déjà longue des arbres susceptibles de générer la production de truffes. La truffe est un champignon mycorhizien, et elle ne peut accomplir son cycle complet qu'avec une plante-hôte. Le chêne et le noisetier étaient déjà connus pour être des plantes hôtes. La mise sur le marché de plants de marronniers mycorhizés risque de révolutionner la trufficulture.  Le marronnier truffier est bien moins exigeant que le chêne et le noisetier quant à la nature du sol. La truffe noire, Tuber melanosporum, ne pouvait être produite jusqu’alors que sur des terrains calcaires, riches en calcium et plutôt alcalins. On va pouvoir désormais envisager la production de truffes dans des sols lourds et argileux. Ces sols ont de plus la particularité de retenir l’eau et, comme chacun le sait, la truffe a besoin d’humidité. Les dernières années de sécheresse avaient rudement éprouvé le marché.  Jusqu’à ce que l’on en connaisse les limites, ce nouveau modèle fera couler beaucoup d’encre et risque de relancer le secteur de la trufficulture, lourdement ralenti ces dernières années par le réchauffement climatique.

Les autres essences hôtes :

 

CARPINUS betulus (Charmille commune)

CORYLUS avellana (Noisetier commun)

CORYLUS colurna (Noisetier de Bysance)

FAGUS sylvatica (Hêtre commun)

QUERCUS ilex (Chêne vert)

QUERCUS pubescens (Chêne blanc)

QUERCUS robur (Chêne pédonculé)

QUERCUS Sessiliflora (Chêne sessile)

QUERCUS Coccifera (Chêne kermes)

TILIA Cordata (Tilleul à petites feuilles)

CEDRUS Atlantica (Cèdre de l'Atlas)

PINUS nigra austriaca (Pin noir d'Autriche)

PINUS halepensis (Pin d'Alep) 

 

Post-scriptum:

 

Donc, peut-être bientôt des truffes dans mon jardin. J'ai quand même un doute: comment vais-je distinguer les truffes des marrons? Je vais aussi devoir éduquer mon cheval Comanche à la recherche des truffes car je n'ai ni chien, ni cochon! 

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les mots
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:51

La taille des arbres, arbustes et le nettoyage des végétaux secs se poursuit au jardin mais ces interventions sont dérangeantes pour la faune. Plus le jardin est propre, moins il y a d'animaux. Néanmoins, il est difficile de garder le jardin en friche toute l'année, sinon ce n'est plus un jardin. Alors, j'attends toujours le dernier moment pour le grand nettoyage afin de ne pas perturber les animaux qui trouvent refuge dans les buissons pendant l'hiver. Pour les Miscanthus, il était difficile d'attendre plus longtemps car ils sont en train de redémarrer et leur taille est un travail pénible. Les touffes sont compactes et les tiges hautes et rigides, difficiles à franchir pour des prédateurs. Qui donc avait eu l'intelligence de se réfugier en son centre?

 

DSC07377.jpg

 

DSC07382.jpg

 

Je pense qu'il s'agit d'un oeuf de Merle. Malheureusement, mon intervention a sacrifié le nid puisque, une fois la touffe dégarnie, le nid n'était plus protégé. On fait parfois du mal sans le vouloir. L'idéal pour les oiseaux serait un jardin sans jardinier, mais sans jardinier, y aurait-il un jardin? Lors de l'achat du terrain en 1994, il n'y avait qu'un champ labouré au bord d'une route, sans arbres sinon un tilleul, un marronnier et quelques peupliers. Le travail accompli vaut bien le sacrifice d'un oeuf : cette pensée m'aide à ne pas trop culpabiliser.

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Auteur: claude lasnier - dans Les habitants du jardin
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Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.
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