jardinludique
Chaque saison
nous offre ses petits plaisirs distillés au fil des jours et d’autant plus savoureux qu’ils sont inattendus.. Je me croyais en hiver et voilà que les températures très clémentes des deux derniers
jours me redonnent envie d’aller au jardin. J’ai même tondu la pelouse devant la maison. Une lumière douce mettait en valeur le rouge orangé du Cotinus coggygria et les
petites pommes du Malus ‘Everest’. Les Asters défleuris devant la haie de Viburnum macrocephalum donnaient au jardin un allure triste et
monotone d’arrière saison.
(A noter que la première gelée a eu lieu mi-octobre alors que l'an passé elle n'est pas arrivée avant le 28 novembre. Mon jardin se trouve à 50 km au nord de
Toulouse.)
En cette mi- novembre, les fleurs se font rares au jardin, d’autant plus rares que les premières gelées sont arrivées très tôt et ont « brûlé » toutes les annuelles. Les transitions entre les saisons sont de plus en plus abruptes et, dans ce coin du Tarn et Garonne, nous venons de passer en quelques jours d’une situation de chaleur et de sécheresse à une période de pluie presque incessante. Dans la grisaille et la froideur du moment la moindre tâche de couleur est la bienvenue. Heureusement, le jaune d’or des Erables champêtres (Acer campestre) et le rouge cramoisi des Arbres à perruques (Cotinus) réchauffent le paysage. Quant aux fleurs, il faut se contenter de peu de choses et noter que les imperturbables de novembre sont précieuses et qu’il conviendra de leur donner plus de place au jardin.
Les
Arbousiers (Arbutus unedo) sont un peu dépaysés. Ils grandissent, prospèrent et fleurissent quand même. L’avenir dira si le froid et l’humidité ne les décourageront pas de
faire leurs fruits (13). Le Chrysanthème à petites fleurs jaunes (dont je ne connais pas le nom) est une valeur sûre. En
place depuis plusieurs années, il est toujours fidèle au rendez-vous de la Toussaint (1). La Véronique bleue me surprend
cette année. Elle est superbe et ses fleurs ont parfaitement résisté au déluge des derniers jours (4). La palme d’or revient à la
Verveine (Verbena rigida). Elle n’a pas défleuri de tout l’été et ne montre encore aucun signe de flétrissement (5).
L’Ipomée a beaucoup souffert du gel. Les quelques fleurs restantes se comptent sur le bout des doigts (6). Encore une
médaille d’or à décerner, au Rosier ‘ The fairy ‘. Increvable, infatigable, c’est sans conteste un champion de la floraison
et il ne demande aucun soin (7). Le Tulbaghia à l’odeur d’ail et aux fleurs mauves si jolies est presque défleuri. Il est
planté en pot et devra bientôt être rentré en serre froide (il a résisté sans problème à la première gelée mais pourrait souffrir d’un hiver trop rude) (9). Le Choisya ternata est en pleine floraison. Son parfum de fleur d’oranger est sublime. Dommage qu’il soit si long à pousser. Il
ne fait guère plus d’un mètre alors qu’il est planté depuis au moins 5 ans ! (17). L’Abutilon a trouvé son coin idéal
pour fleurir : bien abrité du vent et du soleil, les pieds au sec derrière la cabane de jardin qui le protège aussi du froid. Il arbore sans faillir ses petits « drapeaux belges »
(12). Le Cassia est un frileux. Ultime tentative d’acclimatation, cette fois au pied de la maison, dans un endroit très
abrité et sec (16). Le Strobilanthes est un peu trop discret à mon goût. Adepte d’un terrain frais et ombragé, il se cache
à l’abri des lilas et se montre peu. J’aurais tendance à oublier qu’il existe (2). La Camomille lui tient compagnie
(18). Le Physalis est un amour (en cage). Il me surprend chaque année avec ses lampions orangés très décoratifs et forme un
beau tapis coloré (11). Le Pélargonium odorant est en pot devant la maison pour éloigner les moustiques. Je vais tenter de
le conserver au sec et à la chaleur dans la maison (14). L’Aster frikartii est une acquisition récente mais je pense que
c’est une vivace très résistante au froid. Les asters se plaisent beaucoup dans ma terre argilo-calcaire humide (3).
L’Artemise (Artemisia stelleriana) quant à elle préfère la sécheresse. J’ai pris soin de la placer dans un terrain allégé et très drainé. Son feuillage argenté
attire le regard. C’est une valeur sûre mais je n’arrive pas à la garder plusieurs années de suite. Elle se bouture très bien mais encore faut-il penser à le faire !(10). L’Erigeron est une découverte récente et donne des résultats au delà de toute attente. Elle fleurit tout l’été et se ressème
abondamment partout (peut-être même trop !). Seule déception : ses fleurs ne tiennent pas longtemps en vase (15). Pour finir,
l’Amaranthe, originaire d’Afrique, d’Inde et du Pérou aime la chaleur. C’est une vivace qui a la vie courte chez nous. Je l’ai semée il y a 2 ans et j’ai des craintes de ne pas la
garder bien longtemps (8).
A la claire fontaine,
M’en allant promener,
J’ai trouvé l’eau si claire,
Que j’l’ai photographiée.
...pour le bain on attendra un peu !
Le feu d’artifice automnal a bien commencé. Celui des arbres colorés de KEW GARDENS à LONDRES est exceptionnel. Les teintes automnales du Liquidambar, du Nyssa sylvatica ou du Taxodium sont parmi les plus belles. Il est rare de voir les arbres à l’apogée de leur croissance. Seuls des jardins anciens peuvent nous donner ce privilège. Ainsi, ce jardin botanique dont les origines sont lointaines, essentiellement au milieu du XVIIIè siècle, nous offre les plus beaux specimens d’arbres du monde entier, dont certains datent de cette époque. En tout, 14000 arbres ont été plantés à Kew jusqu’à aujourd’hui et l’automne est la meilleure saison pour admirer les couleurs contrastées de leurs feuillages dans la palette des ocres.
L’abeille charpentière, xylocopa est, comme son nom l’indique un hyménoptère xylophage. En effet, elle creuse avec ses mandibules puissantes des galeries dans le bois mort et sec ou utilise parfois les tiges creuses des roseaux ou des sureaux. Elle compartimentera celles-ci par des cloisons de cire et y déposera ses oeufs avec une réserve de pollen pour alimenter les futures larves.
Comme toutes les abeilles, celle-ci est à protéger. Elle ne cause aucun dégât, ne montre aucune agressivité et participe activement à la pollinisation des fleurs du jardin.
L’abeille charpentière est la plus grosse abeille connue en France. Aussi grosse qu’un bourdon et magnifique avec ses ailes aux reflets bleutés, elle ne passe pas inaperçue. Je l’ai photographiée ici sur des tiges de Miscanthus au crépuscule.
Les abeilles sont une bénédiction pour le jardin. Ce sont les alliées indispensables du jardinier. La récolte de
fruits a été particulièrement abondante et c’est le résultat de leur labeur.
Non, non, pas
d’erreur dans le titre. Je ne parle pas de champions de golf mais bien de champignons de golf.
Cherchez la balle!
La Mante religieuse, ainsi appelée pour son attitude évoquant la prière est un insecte orthoptère carnassier très commun au jardin mais qui passe souvent inaperçu. Difficile de
repérer cet insecte longiforme qui se confond facilement avec les tiges des fleurs. Sa tête bizarre que l'on dirait sortie d'un film de science fiction du genre "E.T" valait bien une photo en
gros plan. Quant à ses moeurs de cannibale devorant son partenaire après l'accouplement, ils feraient plutôt penser à un film d'horreur.
C'était bien entendu la réponse à la devinette précédente.
A quel insecte appartient donc ce gros popotin?
Indice: la femelle de cet insecte orthoptère carnassier dévore souvent le mâle après l'accouplement (peut-être est-ce
pour cette raison qu'elle a l'abdomen si rebondi!)
Eh bien, la réponse est OUI.
Un cheval aime t-il les noix ?
La réponse est NON. Il suffit de regarder sa tête après avoir croqué les dites noix.
Pourquoi donc mon cheval a t-il voulu manger des noix ?
Après m‘avoir observée en train de ramasser les noix, monsieur s’est mis en tête que ce devait être bon. Comme je lui refusai mon panier, il décida de les chercher
lui même par terre. Il en a bruyamment croqué une, puis une autre ... en faisant la grimace. Je doute qu’il recommencera.
Septembre est le temps des récoltes, le temps de l’abondance mais aussi le temps de la sécheresse. Les
arbres ploient sous l'abondance des fruits mais leurs branches s'affaissent aussi par manque d'eau. Un peu de pluie est arrivée aujourd’hui mais c’est loin d’être suffisant.
Ce que l’on remarque au jardin en ce moment : les asters en fleurs, les cannas et les hypomées, les dahlias, les roses remontantes, les tithonias, érigerons, lagerstroemias, cosmos, amarantes. Au potager c’est la pleine récolte du basilic, des tomates, des aubergines, du chou, des pommes, des poires, des figues et bientôt des potirons et pastèques à confiture. Mais c’est la fin des haricots !
(La jardinière est très occupée à ses travaux d’automne et à mettre tout ce qu’elle peut en conserve. Pardonnez lui son manque d’assiduité à son blog. A très
bientôt !)
Pour mes amis les animaux, insectes et papillons, habitants du jardin et pour tous ceux et celles qui respectent la nature. Claude
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