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Mardi 30 juin 2009

Que de patience il faut lorsque l’on sème une plante vivace ! Deux ans se sont écoulés et voilà la surprise du jour : la floraison d’une digitale ferruginea (Rusty foxglove).

Digitalis ferruginea est une vivace de courte vie malheureusement. Je devrai donc faire attention à récolter sa graine pour la ressemer aussitôt. Je la sèmerai aussi aux quatre vents dans différents coins du jardin. Si les conditions sont propices cela marche parfois. En attendant je profite du spectacle. La digitale est spectaculaire par sa hauteur, sa beauté et son originalité. Il s’agit d’une Scrophulariaceae originaire d’Europe (Italie, Roumanie, Turquie) et du Liban. On la trouve dans les clairières, fourrés ou pentes rocheuses dans ces pays. ll s’agit d’une plante de sol sec qui aime le soleil ou la mi-ombre. Dans mon jardin, je l’ai placée à un endroit où le sol est bien drainé, humifère - car enrichi au fil des ans par des dépôts de déchets du jardin- et.à mi-ombre. Les limaces l’ont dédaignée, ce qui rend cette digitale encore plus interessante. Son feuillage a très bien résisté aux gelées de l’hiver dernier. Attention cependant, toutes les digitales sont toxiques, ce qui ne les empêche pas d'être mellifères.

Par claude lasnier - Publié dans : Plantes toxiques - Communauté : jardinage écologique
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Mercredi 24 juin 2009
... une jolie vache déguisée en fleur ...

Par claude lasnier - Publié dans : Jouer avec les images - Communauté : Jardinage
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Dimanche 21 juin 2009

 

En ce début d’été, l’eau ne manque pas. Certaines allées du jardin sont impraticables tant le sol est imprégné d’eau. La mare déborde et les haricots verts du jardin se portent bien. Le dernier rayon de soleil de cette belle journée illumine les Cotinus de la haie.

A droite sur la photo et ci-dessous: Cotinus 'Grace'


Par claude lasnier - Publié dans : Le jardin saison après saison - Communauté : Jardinage
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Jeudi 18 juin 2009


Comme sur les papiers peints défraîchis, lorsque l’on plisse un peu les yeux, on invente des paysages, je me laisse entraîner à imaginer que je vole en avion au-dessus de l’Amazonie. La forêt est dense. Le grand sillon est le fleuve Amazone. Je suis à 5000 mètres d’altitude...
non, plutôt à 20 cm de la feuille du Gunnera manicata avec mon petit appareil photo. Dommage!
Mais savez vous de quel pays le Gunnera est originaire? ... Devinez!

Par claude lasnier - Publié dans : Jouer avec les images - Communauté : Nature, faune et flore
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Mercredi 17 juin 2009

Cet Iris japonais est l’élégance même.

Aussi nommé Iris ensata, originaire du Japon et de la Chine, c’est un iris de terrain humide. Son lieu de prédilection est le bord de la mare. Il aime les terrains marécageux et semi-ombragés. Le mien est planté dans l’ombre légère d’un noisetier et d’un Gunnera Manicata. Les sépales de ses fleurs sont étalés et portent une marque jaune. Ses longues feuilles sont caractérisées par une nervure centrale saillante que l’on ne remarque pas à la vue mais dont la présence est évidente au toucher.

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier curieux- connaissance des plantes - Communauté : Nature, faune et flore
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Lundi 8 juin 2009

Le Ciste à feuilles de laurier est une plante très attractive par ses nombreuses fleurs blanches qui s’ouvrent le matin et attirent un grand nombre d’insectes. Elle est très mellifère et je suis toujours impressionnée par la quantité d’abeilles qui viennent collecter le pollen de ses étamines jaune d’or. Son feuillage très odorant est un peu collant lorsqu’on le frotte entre ses doigts.

Cistus laurifolius doit son nom à la ressemblance de ses feuilles vert foncé, lancéolées et dures avec le Laurus nobilis, le laurier commun utilisé dans la cuisine.

Dans mon jardin du Sud-Ouest de la France, ce Ciste s’accommode d’un terrain argileux et humide qui est tout le contraire de son terrain de prédilection. Ce Ciste se rencontre plutôt dans les garrigues, les terrains secs et rocailleux de Turquie, d’Espagne ou des Pyrénées Orientales. C’est une plante très rustique, que je ne protège pas l’hiver et que j’ai tout simplement obtenue par semis.

Il faut prévoir un emplacement assez large car elle s’étale facilement et n’aime pas être taillée (prévoir 2 à 3 mètres pour un pied). Son port est buissonnant mais ne forme pas une boule régulière. La disposition de ses branches est plutôt anarchique, c’est son seul défaut.

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier curieux- connaissance des plantes - Communauté : jardinage écologique
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Mardi 2 juin 2009

La conférence donnée hier, dimanche 31 mai 2009, par François JOYAUX, président de l’association « Rosa Gallica », à l’initiative de l’association botanique « La Salicaire » basée à St Nicolas de la Grave en Tarn et Garonne, fut des plus passionnantes.

Pour qui, comme moi, s’y perd un peu dans l’histoire et la classification des roses, cet exposé était le bienvenu. Je partage ici avec vous quelques unes de mes notes dont j’ai fait la synthèse et de mes reflexions avant qu’elles ne soient oubliées.

 

Les roses botaniques n’ont pas plus de 5 pétales . Ces roses botaniques qui sont à l’origine de nombreuses tribus ( c’est le terme approprié pour nommer les différents groupes de roses), ont diverses provenances. Elles peuvent être d’origine européenne, asiatique ou autre.

Aucune rose européenne d’origine n’est rouge. Seules les roses originaires d’Asie ont cette couleur. Donc, si vous avez une rose rouge, elle a forcément une asiatique dans sa généalogie.

 

Les roses de Chine ont été  ramenées par les anglais dans la 2ème moitié du XVIIIème siècle.  Certaines ont transité par l’Inde. Leur nom, Rosa chinensis,  Rosa Bengalensis, Rosa Indica, indique leur origine.

Parmi les roses botaniques venant de Chine, François JOYAUX cite 'Old Blush'. Quand à Park’s Yellow Tea-scented China (peinte par Redouté) , elle serait à l’origine de toutes les roses thé (nomination qui semble d’origine plutôt floue et n’ayant manifestement rien à voir avec le thé ... mais peut-être les roses voyageaient-elles avec les cargaisons de thé ?).

Rosa Chinensis Semperflorens est une rose chinoise très remontante (du latin « semper » qui veut dire « toujours ») que l’on retrouve dans l’arbre généalogique de la plupart des roses remontantes.

 

La rose européenne, Rosa Gallica, aurait pour principale région d’origine les Alpes.

Les roses dites « galliques » ne remontent pas et ne grimpent pas.

La Rosa Gallica est par contre très parfumée et fleurit tardivement, en juin.

 

C’est à partir de 1860 que les premières hybridations manuelles ont eu lieu.

 

-         A noter que l’on entend souvent les termes de « roses anciennes » ou « roses modernes » pour qualifier les roses.  En fait, on entend par « rose ancienne » une rose antérieure à 1867, née d’une rose botanique et peu hybridée.  Une rose moderne est au contraire le résultat de multiples croisements. C’est en effet la date de 1867 qui marque un véritable tournant dans l’histoire des roses puisque c’est après cette date que des hybridations manuelles ont eu lieu. Contrairement aux roses anciennes qui sont le résultat d’une hybridation naturelle, les roses modernes ont une généalogie connue-

 

C’est donc à partir de cette époque que les premières expérimentations de croisements ont lieu. On cherche à hybrider des européennes avec des chinoises pour tenter par exemple d’obtenir des roses remontantes. C’est ainsi que des roses de Portland ont été hybridées avec des roses de Chine. Mais il y a un hic :

si l’on hybride une rose remontante avec une rose non remontante, cela donne une rose non remontante. L’autre hic est que ...

il faut être un peu patient et il faut perséverer car, à partir de la 3ème génération, elle devient remontante.

Il a fallu du temps pour le découvrir, on l’imagine.

L’histoire des roses, c’est aussi l’histoire de passionnés qui ont souvent consacré leur vie à cette fleur exceptionnelle. Tel un certain Clément Nabonnand (1864 – 1949) qui fut un chercheur passionné et créa plusieurs centaines de nouvelles variétés de roses dont ‘Général Schablikine’. Il passa sa vie à obtenir de nouvelles couleurs.

[ A noter que l’histoire des roses suit aussi celle de la mode et des arts. Comme les peintres, les rosiéristes ont cherché de nouvelles tendances. La tendance de la fin du XIXème siècle était à la couleur.]

 

(à suivre)

Photo ci-dessus : Rosa 'Mutabilis' (rose non botanique, issue de Chine)

Conseil : ne jamais trop tailler les roses de Chine car les fleurs arrivent sur les petits rameaux et non sur les tiges principales.

 

Photo ci-dessus : Roses  'American Pillar' et 'New Dawn'

 

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardinier curieux- connaissance des plantes - Communauté : Nature, faune et flore
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Lundi 1 juin 2009

Le premier jour de juin marque un tournant dans le rythme des saisons. Nous sommes à l’apogée du printemps et les prémices de l’été pointent à l’horizon. Les premiers fruits et les premières récoltes potagères remplissent les paniers. Les premières vraies chaleurs boostent les floraisons. Vite, vite, il faut se dépêcher de finir les dernières plantations. Au potager, les tomates sont en place, les petits pois commencent à se flétrir, les salades montent en graines et les merles ne savent plus où donner du bec entre les fraises, les cerises et les groseilles dont le rouge vif ne peut malheureusement passer inaperçu.

 

 

Par claude lasnier - Publié dans : Le jardin saison après saison - Communauté : jardinage écologique
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Vendredi 29 mai 2009

La Merlette est la femelle du Merle, tout simplement. Et elle n’est pas bien futée d’avoir caché ses oeufs si bas, dans les branches souples d’un rosier. Ce dernier s’est effondré sur une allée du jardin après les fortes pluies de la semaine dernière. Voulant le redresser, la jardinière a surpris la merlette. Tapie au fond de son nid, elle n’a pas apprécié l’intrusion et s’est envolée pour ne plus revenir. Les oeufs abandonnés sont toujours là et la jardinière a des remords de l’avoir dérangée pendant sa couvaison. Mais comment pouvait-elle deviner la présence de ce nid ?



Le Merle noir, Turdus merula, est un oiseau très commun dans les jardins. Le mâle se distingue bien de la femelle par sa couleur noire et son bec jaune. La femelle est brun foncé avec un dessous un peu plus clair et tacheté (photo ci-dessous). Si elle avait couvé ses oeufs jusqu’au bout, les petits merles seraient nés au bout de 14 jours... juste à temps pour la saison des framboises !

Par claude lasnier - Publié dans : Les habitants du jardin - Communauté : Nature, faune et flore
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Dimanche 24 mai 2009

-         « Pourriez vous me renseigner ? Voilà, j’ai des vilaines bestioles qui mangent mes roses et sentent mauvais. Je voudrais savoir ce que c’est et comment m’en débarrasser »

-         « Je peux difficilement identifier cet insecte sans le voir mais j’ai ici toute une gamme de produits à pulvériser qui vous permettront de les éliminer. Je vous suggère.... »

 

Ces bribes de dialogue entendues dans une jardinerie sont édifiantes et stupéfiantes.

Ces « vilaines bestioles » sont d’inoffensives et très communes cétoines dorées – Cetonia aurata – qui, effectivement se nourrissent des pétales des fleurs. Elles affectionnent les Pivoines et les Roses dont elles mangent le coeur mais aussi le Thalictrum flavum (photo ci-dessus) dont les fleurs généreuses, parfumées et duveteuses forment un écrin parfait pour cet insecte de toute beauté. Ses élytres d’un vert métallique en font un bijou qui orne les fleurs. C’est ainsi que mon oeil de jardinière les voit. Elles ne causent que très peu de dégâts au jardin et ne piquent pas. Seules quelques fleurs peuvent être un peu abîmées. De plus, comme les abeilles et les bourdons, elles participent à la pollinisation et sont donc des auxiliaires très utiles au jardin.

Par claude lasnier - Publié dans : Jardin et biodiversité - Communauté : jardinage écologique
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Pour mes amis les animaux, insectes et papillons, habitants du jardin et pour tous ceux et celles qui respectent la nature. Claude

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