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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:47

Après des années d’investissement dans les techniques de jardinage respectueuses de l’environnement, je viens d’être récompensée par la Société d’Horticulture de France qui m’a décerné le prix de son concours « Jardiner Autrement ». Je suis donc très fière de faire partie des lauréats de l’édition 2016 et de vous annoncer que mon jardin de Clarisselles près de Beaumont-de-Lomagne dans le Tarn et Garonne sera ouvert au public pour les Rendez-vous aux jardins les 3 et 4 juin 2017 sur le thème « Le partage au jardin ».

Ce sera pour moi l’occasion de partager mes techniques de jardinage et mes astuces avec d’autres amoureux de nature. Créé à partir d’un simple champ, le jardin est riche aujourd’hui de quelques 500 variétés de plantes, principalement des vivaces. A la fois naturel et structuré, sauvage mais ordonné, simple mais parfois sophistiqué dans le choix des plantes (la simple fleur des champs y côtoie la plante rare), mon petit jardin peut intéresser aussi bien le jardinier débutant à la recherche de « tuyaux » (pas d’arrosage mais d’information !) que le collectionneur. Est-il possible de créer un jardin, certes modeste mais à partir de rien, sans aucun produit phytosanitaire, dans le respect de l’environnement et avec peu de moyens ? Rendez vous pour avoir la réponse les 3 et 4 juin prochains.

Le jardin de Claude Lasnier récompensé par la Société d'Horticulture de France.
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 06:43

Une émission sympa et cohérente mais un sentiment de grande frustration de ne pouvoir développer aucun argument. Des réponses forcément partielles et incomplètes faute de temps de parole accordé. Je vais donc finir mes réponses ici.

Les 2 questions qui m'ont été posées:

1) Comment se débarrasser des pucerons?

Une question annexe pour moi parce que les pucerons ne sont pas un problème majeur dans mon jardin. J'ai tenté d'expliquer que les pucerons n'aimaient pas que les rosiers et qu'ils aiment tout autant certaines autres plantes adventices comme le rumex oseille où ils s'agglutinent. Ce que je n'ai pas eu de temps d'ajouter, c'est qu'il me suffit alors de couper cette "mauvaise herbe" et d'écraser les pucerons au sol. Génocide de centaines de pucerons en 1 seconde et sans produits chimiques! Une autre plante du jardin attire les pucerons: l'artémise. Comme il faut la tailler régulièrement et que les pucerons s'agglutinent sur les extrémités de ses tiges, il est facile d'exterminer les pucerons sans endommager la plante qui, elle, est ornementale.

Sur les rosiers, s'il y a des pucerons, ils se mettent sur les boutons de fleurs. Je les écrase de mes doigts. Sur les artichauts, je passe un coup de jet d'eau puissant.

2) Comment enrichir sa terre?

J'ai de multiples moyens d'enrichir ma terre sans produits chimiques. J'ai dû faire un choix sachant que je n'aurais qu'une minute pour répondre. Plutôt que de citer les moyens que tout le monde connait déjà comme de faire son compost, mettre du fumier, du purin d'ortie, utiliser la cendre, pailler le sol..., j'ai fait le choix de parler des adventices parce que ce sont elles qui "gênent" le jardinier et le poussent à utiliser des désherbants. Il faut absolument changer la mentalité des jardiniers qui n'y voient que des "mauvaises herbes". Je vais citer un extrait de mon livre de chevet: Guide du jardin vivant - Florence Englebert - La Maison Rustique- Flammarion

"Avant de se débarrasser des mauvaises herbes, tâchons au moins de comprendre pourquoi elles sont là et de tirer une leçon profitable sur leur présence. Celle-ci nous renseigne sur l'état et la nature des sols qui les accueillent et sur lesquels elles ont un rôle rééquilibrant en s'efforçant de leur rendre leur fertilité. Il a été démontré, en effet, que les "mauvaises herbes" ne se nourrissent pas aux dépens des plantes cultivées: elles sont capables d'utiliser des éléments minéraux que les autres plantes, elles, ne peuvent assimiler. De plus, elles sont souvent naturellement mieux pourvues que ces dernières en oligo-éléments dont elles enrichissent les sols qui leur accordent l'hospitalité"

Exemples donnés: le chardon, le rumex, la pâquerette, les crucifères spontanées, l'ortie...

De fait, toutes ces aventices trouvent leur place dans mon jardin, dans des zones laissées en friche autour du potager. Elles sont sous contrôle pour ne pas devenir envahissantes. Elles se glissent parfois au milieu de mes légumes et je les tolère. De temps en temps, je "fais le ménage" si leur présence gêne mes cultures. J'en ai fait mes alliées au lieu d'en faire des ennemis. De plus, elles attirent toute une ribambelle d'oiseaux et d'insectes qui participent à l'équilibre de la biodiversité du jardin.

Pas eu le temps de préciser tout ça! les gens vont croire que je cultive les chardons à la place des choux dans mon potager!

FIN DE L'EMISSION

J'ai fait un peu la potiche, mais l'émission était bien, avec des reportages intéressants et la présence d'Alain Baraton. Ce fut une expérience instructive, une première pour moi sur un plateau LA QUOTIDIENNE- FRANCE 5 - Emission du 29/5/2015 - Jardiner sans polluer

Jardinludique sur France 5.
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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 18:02

On nous le serine sans cesse dans les médias, il faut manger 5 fruits et légumes par jour pour être en bonne santé. Oui, mais on est au mois de mars, il fait froid et le potager est plutôt vide. Je fais encore partie de ces courageuses qui sacrifient un peu de leur temps de vacances à faire des conserves lorsque le potager regorge de légumes en été, mais c’est quand même limité. Je fais surtout des ratatouilles, des confitures, des fruits en compote et je mets tout ce que je peux au congélateur : fruits rouges, courgettes, pois, haricots, herbes aromatiques...

En ce moment le potager me donne du persil, du chou, de la poirée, de l’ail vert, c’est tout ! Les potirons ramassés en octobre se sont conservés et constituent la base de la soupe. Les noix, oignons et aulx se gardent tout l’hiver. Les pommes de terre et les haricots secs aussi. Les dernières pommes, un peu fripées, ont tenu jusqu’en décembre.

C’est peu et en tout cas très insuffisant pour satisfaire les besoins et surtout les envies. Nos habitudes alimentaires ont évolué et correspondent à ce que le marché propose. Je peux trouver en bas de chez moi à peu près tout ! L’envie de cerises ou de fraises en mars est facile à satisfaire et il faut bien dire qu’ils sont tentants ces beaux fruits rouges même s’ils sont un peu plus chers. Les moyens de conservation actuels permettent tout, les moyens de transport aussi.  Je fais ici abstraction du goût ! Le fait de cultiver soi-même un potager a au moins l’avantage de refaire prendre conscience qu’il y a une saison pour chaque légume et d’empêcher que l’on oublie leur vrai goût.

Cela rend aussi plus conscient, donc plus raisonnable. On en vient ainsi à se poser les bonnes questions et à être plus prudent. Comment ce marchand de légumes a t-il fait pour avoir de si belles cerises à la vente en mars ?

Il faudrait être naïf ou se voiler la face pour ne pas croire que ces fruits  proposés  en hiver sur le marché ont subi de nombreux traitements de conservation. Et même pendant la saison, ceux-ci sont traités. J’ai appris récemment d’une productrice de fruits qu’elle a l’obligation de traiter les fruits qu’elle propose à la vente. Tout cela est réglementé. Vendre des cerises non traitées, même en pleine saison, est interdit ! Quelle aberration ! Chercherait-on à nous empoisonner ?

Je ne manquerai pas de regarder demain soir sur ARTE à 20.40 le nouveau documentaire de Marie-Dominique Robin « Notre poison quotidien ».

Un texte de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, accompagne un message de Mme Robin qui circule sur le net. Il s’agit de la recette de la tarte aux cerises. De quoi ôter l’appétit !

 

"Recette de la tarte aux cerises

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agro-alimentaire. Bon appétit!

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.

Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !

Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture,

La farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.

Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l'huile.

* Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :

- antioxydants (E300 à E311),

- arômes,

- émulsifiants: alginate de calcium,

- conservateurs : acide formique,

- colorants : capsanthéine,

- agents liants: lignosulfate

- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.

Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

* Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :

- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)

- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),

- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),

- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),

- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),

- agents liants : stéarate de sodium,

- colorants : F131 ou F142

- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.

* Les huiles, quant à elles, ont été :

- extraites par des solvants comme l'acétone,

- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,

- puis lavage à chaud,

- neutralisées à la lessive de soude,

- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium

- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.

- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises

(complété d'après des éléments de "Aromathérapie" Jean Valnet 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.

* Les cerises sont :

- Décolorées à l'anhydride sulfureux

- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.

- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium

- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,

- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,

- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.

- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.

L'exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.

* Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :

- Acétate d'éthyle

- Acéthyl méthylcarbinol.

- Butyrate d'isoamyle

- Caproate d'éthyle

- Caprylate d'isoamyle

- Caprate d'ethyle

- Butyrate de terpenyle

- Géraniol

- Butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle

- Héptanoate d'éthyle

- Aldéhyde benzoïque

- Aldéhyde p-toluique

- Vanilline

- Essence artificielle d'amande amère SAP

- Essence artificielle de girofle Bourbon

- Essence artificielle de cannelle Ceylan

- Essence de lie de vin. 

 

Ci-dessous, pour redonner de l'appétit: l'assiette du potager bio, sans traitements, sans pesticides  et avec du goût!

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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:49
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De même que nous stockons des aliments pour notre alimentation, il est indispensable de composter nos  déchets pour nourrir le sol qui produira nos fleurs et nos légumes. C’est une évidence. Composter, enrichir le sol, semer et récolter sont les quatre phases incontournables du jardinage.. Et à quoi bon aller chercher de l’engrais ailleurs quand on l’a sous la main ? En général, lorsqu’on a un jardin, on peut toujours trouver un petit coin pour créer une zone de compostage.

Ce n’est pas très esthétique, c’est le hic. Pour ma part, je l’ai caché au centre d’un bosquet de roses ombragé et en position centrale dans le jardin.  L’espace est suffisamment grand pour trois bacs constitués de palettes de bois de récupération et un accès aisé avec une brouette. Le compost est transféré d’un bac à l’autre en fonction de sa maturité pour ne pas rajouter des végétaux frais dans un compost déjà parvenu à maturité. Ce transfert permet aussi de mieux mélanger les matériaux. Je composte tout, sauf les déchets de viandes (cela attirerait les mouches et les rongeurs), la litière du chat (malodorante) et ce qui ne se dégrade pas (plastiques, métaux). Une poubelle spéciale à la maison recueille donc presque tout, du sachet de thé (papier inclus) aux épluchures de légumes, coquilles d’oeufs et autres déchets alimentaires. Se rajoutent ensuite les déchets du jardin (tontes, feuilles d’automne et branches passées au broyeur). La terre des taupinières est également la bienvenue. Un peu de sable de temps en temps, du crottin de cheval si l’on en a. Des orties, hachées grossièrement font un bon activateur de compost. Très vite les vers de terre se mettent à l’ouvrage aidés de plein d’autres micro-organismes et moisissures qui se chargent de tout décomposer. Le compost peut aussi attirer souris, mulots et campagnols et ne doit pas être situé trop près de la maison. Pour environ 2 m3 de terreau, avec les déchets de 2 personnes, il faut compter environ 7 mois de compostage. Cela ne suffit évidemment pas pour mon grand potager mais c’est toujours bon à prendre. Pendant l’hiver, le potager est recouvert d’une litière de paille et de crottin de cheval. Le terreau sert surtout lors des semis, des rempotages, au pied des rosiers et au fond des trous de plantation des plants de légumes et des arbres.

Rien n’est plus satisfaisant qu’une récolte abondante qui n’a rien coûté avec, en prime, la satisfaction d’avoir fait un geste utile pour notre planète. Il sort moins de poubelles de la maison et moins d’argent du porte-monnaie !
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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:20


Photo ci-contre:       Les choux des jardins de Villandry sont -ils aussi bons que beaux?

 

Les médias ne tarissent pas d’éloges sur les bienfaits du chou et il suffit de taper « chou » sur internet pour trouver une liste impressionnante de maladies pour lesquelles manger du chou est un remède. Oui mais... encore faut-il que votre chou soit exempt de tout adjuvant nuisible pour la santé car si je renforce par le chou mes défenses immunitaires et que je m’empoisonne par la même occasion, le remède peut s’avérer pire que le mal. Si j’aborde ce problème à propos du chou, c’est que moi même, bien avant d’avoir un jardin, j’ai succombé autrefois aux charmes du chou sans me douter qu’un si beau et si simple légume était en fait l’un des plus difficiles à cultiver et que sa beauté pouvait cacher des vices. Plus un chou est beau, plus il est suspect. Et pourquoi donc ?

La réponse se trouve dans mes questions : pourquoi, depuis plus de 10 ans que je cultive mon jardin est-ce le seul légume que je n’ai jamais réussi à faire pousser de façon naturelle ? Pourquoi, ayant tenté chaque année avec acharnement de faire pousser toutes les variétés possibles de choux n’ai-je jamais obtenu les beaux choux dont je rêve et que je vois par ailleurs dans la plupart des jardins ? Pourquoi, même en ramassant les chenilles à la main, me suis-je toujours retrouvée avec des chous en dentelles ? Parce que je suis une jardinière nulle !

Peut-être aussi tout simplement parce que je n'utilse aucun produit et que dans un environnement naturel où la biodiversité est préservée, il est impossible d’empêcher les piérides de pondre leurs centaines d’oeufs et impensable d’en interdire l’accès aux punaises, suceuses de sève. La pièride du chou est partout, surtout dans un jardin ouvert sur la campagne!


Que faire
 ? Aller cultiver mes choux en ville ?  Les sites de jardinage bio préconisent l’emploi de roténone (substance d’origine naturelle que l’on pulvérise sur les choux). Je vous avoue l’avoir essayé en désespoir de cause mais l’avoir regretté aussitôt. Pour obtenir une véritable efficacité il faudrait passer son temps le nez au ras des choux et ne pas lâcher le pulvérisateur. De plus, si l’on a la curiosité de se documenter sur la roténone, on ne peut qu’être sceptique sur son absence de nocivité. Certains la soupçonnent d’entraîner des maladies graves comme la maladie de Parkinson. Dans ce domaine, je préfère appliquer le principe de précaution et penser qu’il y a toujours une part de vérité dans un mensonge. Et de toute façon, ce produit, même s’il est d’origine végétale et même s’il est autorisé en agriculture bio, est nocif pour tous les insectes et animaux qui entrent à son contact, vers de terre, coccinelles, abeilles, etc...

L’autre traitement préconisé est la pulvérisation de « bacillus thuringiensis » qui empêcherait les chenilles de se nourrir. Alors là, je pose encore d’autres questions : qu’arrive t-il aux oiseaux qui mangent ces chenilles et absorbent eux aussi ce produit ? Les insectes utiles sont-ils épargnés ? Existe t-il un produit miracle qui puisse être parfaitement sélectif, viser le nuisible et rien que lui, et s’évaporer dans la nature sans laisser de trace ?

Si vous connaissez la réponse, elle m’intéresse. Et si vous parvenez à avoir de beaux choux sans insecticides, soyez généreux et donnez moi votre secret !

 

P.S :  Je ne renonce quand même pas à cultiver des choux totalement bio car je suis têtue. J’essaie de trouver une astuce pour les faire pousser à l’abri des prédateurs. Pourquoi pas des cloches à choux en grillage fin ? Expérimentation en projet !

 

Summary : this article is about how to grow cabbage without any pesticides. I just wonder if this is possible as I have been trying to do so for 10 years without any satisfying results. I am also very skeptical about the innocuousness of Rotenone, a pest killer which is allowed in bio agriculture. How can it kill some insects specifically without having any impact on the others ? Is it safe for us ? I have read that safety is not guaranteed.

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 20:09

Au jardin, j’utilise ces deux techniques. En fait, quelle différence y a t-il entre le « bois raméal fragmenté » et le « paillis » ? Dans le cas du BRF, les végétaux sont broyés dès qu’ils sont coupés et étalés à même le sol. Ce broyat composé de bois et de feuillages frais est riche en nutriments et va enrichir le sol tout en limitant la prolifération des mauvaises herbes. Encore faut-il avoir le broyeur à disposition en permanence et broyer tout ce que l’on coupe au fur et à mesure. C’est ce que je faisais jusqu’à ce que l’on me vole le broyeur, qui, pour être à ma disposition à tout moment, était sous mon abri de jardin avec juste un petit cadenas. Désormais, le broyeur est enfermé et sort moins souvent. Le tas de branchages s’accumule et je broie davantage de bois sec.

En fait, tout est bon pour réaliser un paillis à l’exception des déchets de conifères.

Mon jardin fonctionne en circuit fermé et tout, absolument tout y est recyclé. Tout ce qui vient du sol retourne au sol et donc le sol ne s’appauvrit pas. Le paillage du sol, quelque soit la technique adoptée favorise la production d’humus, limite le lessivage du sol en cas de forte pluie et conserve à la terre sa fraîcheur en cas de sécheresse.


Comme on peut le constater sur la photo, les fèves se portent bien et n'ont subi ni traitement, ni apport extérieur d'engrais. A la fin de l'automne, tous les déchets du potager ont été broyés et déposés sur le sol jusqu'au printemps.

. Dans les espaces non cultivés, je ne dépose jamais mes déchets directement sur le sol mais sur une bâche spéciale laissant passer l’air et l’eau. L’avantage est que, en retournant la bâche après décomposition des végétaux broyés, je n’ai pas besoin de bêcher le sol . La couche de terreau se dépose au sol. Et je recommence ainsi indéfiniment ce processus saison après saison. J’obtiens ainsi un sol souple et riche très semblable à celui que l’on voit en forêt. Au potager, cette même technique est utilisée pour tous les espaces non cultivés le temps d’une saison et les lieux de passage.

Pour en savoir plus sur le BRF : http://brfdelarbreausol.blogspot.com/

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jardiner "bio"
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 19:06

 


Lorsque le jardin est grand et que l’on se refuse à utiliser des herbicides, les seules alternatives pour éviter l’invasion des « mauvaises herbes » et limiter la corvée du désherbage manuel sont le paillage du sol et l’utilisation de couvre-sols. Cela ne règle pas tout mais cela réduit considérablement le travail du jardinier.

J’ai mis du temps à observer quelles plantes étaient les plus adaptées à mon sol et surtout quelles étaient les plus accommodantes et les plus faciles à contrôler. Pas question de remplacer une plante invasive par une autre si elle est aussi indisciplinée et surtout moins jolie que la première.

Dans ma terre argilo-calcaire lourde et humide, les plantes indigènes qui me posent problème sont la potentille, le bouton d’or et le chiendent car difficiles à extirper lorqu’ils sont installés.

J’ai donc choisi deux plantes couvre-sol que j’ai multipliées par division et plantation en ligne au potager afin d’obtenir un grand nombre de plants. En l’espace de trois saisons et à partir d’un seul plant de chaque variété j’ai pu ainsi obtenir suffisamment de plants à installer

Voici le résultat avec l’ajuga reptans, d'un très beau bleu que j’ai mis en concurrence avec la potentille le long de ma rangée de groseilliers. Pour les espaces autour des rosiers et arbustes à fleurs, j’ai opté pour le géranium macrorrhizum qui est très joli, très décoratif, très épais et très facile à contrôler. Quant au chiendent, il a disparu des zones du jardin qui ont été bêchées et qui,  paillées année après année, sont maintenant humifères. Il est toujours présent dans les zones de prairie où le sol est compacté et humide mais l’herbe y est régulièrement tondue. Il faut juste faire attention au contrôle des bordures des zones plantées de vivaces.

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 09:05

Jardiner bio sans aucun produit, même d’origine naturelle est une gageure.

 Qui voudrait acheter un chou pareil, aux feuilles à moitié mangées par les chenilles et les limaces ?

Et pourtant, une fois nettoyé et débarrassé de ses feuilles abimées, c'est un délice!

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Jardiner 100% bio dans son propre jardin est la seule garantie de pouvoir manger des légumes et fruits totalement sains ...enfin, à la condition que la pollution atmosphérique ne vienne pas tout gâcher. Là, malheureusement, la parade est difficile.

Pourquoi refuser d’utiliser les pesticides d’origine naturelle agréés par l’agriculture biologique ?

Tout simplement parce que le fait d’être d’origine végétale ne rend pas ces produits inoffensifs pour autant.

 

 La bouillie bordelaise, le pyrèthre, la roténone sont néfastes pour l’environnement. La roténone n'est pas un insecticide anodin. Les coccinelles et les insectes pollinisateurs en font les frais. De plus, son innocuité pour l’homme ne semble pas avoir été démontrée et nos voisins anglais ont décidé de l’interdire ( à partir de septembre 2009) par principe de précaution. En France, l’agriculture bio n’interdit que les produits phytosanitaires de synthèse et la roténone est largement utilisée. De quoi s'inquiéter!

 

Des articles à lire à ce sujet : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article692 (« ...le caractère naturel des pesticides autorisés en AB ...n’exclut pas pour autant leur toxicité potentielle pour l’Homme ... »)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rot%C3%A9none ( « L’utilisation sans cesse croissante et banalisée de la roténone coïncide avec l’augmentation de cas de maladie de Parkinson »)

 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 18:43
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Jardiner "bio" n'est pas une mince affaire. A peine avez-vous planté quelque chose dans votre jardin que les prédateurs rappliquent: taupes, mulots, limaces, escargots, punaises, pucerons, criocères, cétoines, chenilles, merles, étourneaux...
J'en ai sûrement oublié mais si vous découragez déjà ceux-là, vos plantes, fruits et légumes auront peut-être une petite chance de s'épanouir. Ajoutez le fait que tous les champs autour de vous sont traités et que tout ce petit monde se précipite dans votre jardin "bio" qui est un refuge idéal.
Voilà donc la seule solution pour le jardinier bio: éliminer les ennemis ou les décourager (de préférence), sans utiliser aucun pesticide
Pour connaître mes solutions, lisez mon article "le jardinier malin".
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Auteur: claude Lasnier - dans Jardiner "bio"
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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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  • Les gloutons du jardin.
    Il n’y a pas que les maladies qui peuvent poser problème dans un jardin. Toute la faune qui l’habite et le fait vivre doit bien se nourrir et c’est d’ailleurs parce que le jardin est riche de nourriture que cette faune se trouve là. Si le jardin était...
  • Anniversaire
    Ma pomme a un an, cueillie le 16 octobre 2015. Pour lui faire sa fête je l’ai croquée ! Un délice. Elle a perdu sa fermeté mais la saveur est là. Chair tendre et fondante, douce. Peau un peu fripée mais pas une trace de pourriture ou de moisissure. Elle...
  • Arrière-saison.
    Les derniers beaux jours au jardin, les dernières récoltes. Quelques rayons de soleil encore illuminent les dahlias. L'air est encore doux mais la fraîcheur des petits matins surprend. Ces premiers frimas nous rappellent que l'automne est bien là. Il...
  • Empuse..
    Une larve d’Empuse est une drôle de bestiole. Au stade juvénile, l’Empusa pennata a des allures de diable, d’où son surnom de « diablotin ». Cet insecte de l’ordre des dictyoptères ressemble fort à la mante religieuse mais son oothèque ( sa boîte à œufs)...

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