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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 14:42
Canard colvert.

Il a fière allure notre Canard colvert et il fait partie des animaux que nous aimons parce qu’il est sympathique et n’est pas trop farouche. Qui n’a jamais passé un peu de temps à l’observer patauger, plonger la tête sous l’eau pour chercher sa nourriture, faire la course avec ses congénères pour attraper le bout de pain lancé depuis un pont ? Le spectacle est enchanteur et les « coin-coin » racoleurs attendrissants. Je parle ici des Canards colverts apprivoisés, car ceux qui passent par la mare de mon jardin sont beaucoup plus farouches. Le Canard colvert sauvage ne se laisse pas approcher si facilement. Peut-être l’avez-vous observé comme moi, seuls les mâles sont visibles à cette période de l’année. Pâques est la période où les femelles commencent à couver. Dans mon jardin, je sais qu’elles se cachent dans les taillis en bordure de mon ruisseau et j’évite donc de nettoyer l’endroit pendant quelque temps. Comme c’est souvent le cas chez les animaux, le mâle est plus beau et plus voyant que la femelle. L’explication est toute simple : la femelle étant celle qui va couver les œufs et garantir la reproduction, sa livrée est plus terne et plus discrète pour ne pas se faire repérer par les prédateurs. Les mâles, au contraire, se regroupent et font diversion, attirant tous les regards. D’ici quelques jours nous verrons apparaître les canetons (trop mignons !). La femelle couve en 25-30 jours.

Le Canard colvert est aussi un sujet prisé des artistes. Ci-dessous, un décor de table de Carlo Bugatti (1885) et une céramique admirés dans le musée des Arts Décoratifs de Berlin, le Kunstgewerbemuseum.

Canard colvert.
Canard colvert.
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Auteur: claude lasnier - dans L'art et la nature
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:07

Ce blog est en cours de modification et des anomalies apparaissent. Merci de votre compréhension.

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Auteur: claude lasnier - dans Les amis du jardinier
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 21:29

J’aurais adoré m’appeler Marguerite Dujardin. Une députée écologiste du Val de Marne a eu plus de chance que moi puisqu’elle se nomme Laurence ABEILLE. Dommage que ses parents n’aient pas pensé à Fleur pour le prénom. Il y aurait aussi un président d’association botanique à Rouen « L’Arbre en Pot » du nom de Patrick DUJARDIN. Nous avons aussi un botaniste écossais du XVIIIème nommé Alexander GARDEN et deux botanistes français du XIXème et XXème siècles, Lucien PLANTEFOL et Gustave DUTAILLY. On connaît aujourd’hui un agent patrimonial à l’Office National des Forêts dans le Jura qui s’appelle Hervé DUBOIS et un pépinièriste à Loubéjac en Dordogne du nom de Charles BRANCHE. Quant à Mr BELPOMME, il est cancérologue, spécialisé en médecine environnementale. Enfin, la Société nationale d’Horticulture organise chaque année un concours de jardin, le concours BONPLAND, du nom d’un botaniste né à La Rochelle en 1773. Dommage pour le « d ». Ne pourrait-on pas mettre un « t » à la place pour me faire plaisir ?

Les noms de famille offrent également un large choix. Reste à savoir si ces noms ont inspiré ceux qui les portent.

Mr ou Mme POIRIER – POMMIER –OLIVE - MELON – NAVET – CHOUX – GAZON – HERBE – POTIRON – BOURGEON – PRINTEMPS – GRAINE.

On peut y ajouter la grand-mère de mon mari : elle s’appelait Georgette MUGUET.

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Auteur: claude lasnier - dans Jardin littéraire
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:08

Nouveau sur le marché, le marronnier truffier complète  désormais la liste déjà longue des arbres susceptibles de générer la production de truffes. La truffe est un champignon mycorhizien, et elle ne peut accomplir son cycle complet qu'avec une plante-hôte. Le chêne et le noisetier étaient déjà connus pour être des plantes hôtes. La mise sur le marché de plants de marronniers mycorhizés risque de révolutionner la trufficulture.  Le marronnier truffier est bien moins exigeant que le chêne et le noisetier quant à la nature du sol. La truffe noire, Tuber melanosporum, ne pouvait être produite jusqu’alors que sur des terrains calcaires, riches en calcium et plutôt alcalins. On va pouvoir désormais envisager la production de truffes dans des sols lourds et argileux. Ces sols ont de plus la particularité de retenir l’eau et, comme chacun le sait, la truffe a besoin d’humidité. Les dernières années de sécheresse avaient rudement éprouvé le marché.  Jusqu’à ce que l’on en connaisse les limites, ce nouveau modèle fera couler beaucoup d’encre et risque de relancer le secteur de la trufficulture, lourdement ralenti ces dernières années par le réchauffement climatique.

Les autres essences hôtes :

 

CARPINUS betulus (Charmille commune)

CORYLUS avellana (Noisetier commun)

CORYLUS colurna (Noisetier de Bysance)

FAGUS sylvatica (Hêtre commun)

QUERCUS ilex (Chêne vert)

QUERCUS pubescens (Chêne blanc)

QUERCUS robur (Chêne pédonculé)

QUERCUS Sessiliflora (Chêne sessile)

QUERCUS Coccifera (Chêne kermes)

TILIA Cordata (Tilleul à petites feuilles)

CEDRUS Atlantica (Cèdre de l'Atlas)

PINUS nigra austriaca (Pin noir d'Autriche)

PINUS halepensis (Pin d'Alep) 

 

Post-scriptum:

 

Donc, peut-être bientôt des truffes dans mon jardin. J'ai quand même un doute: comment vais-je distinguer les truffes des marrons? Je vais aussi devoir éduquer mon cheval Comanche à la recherche des truffes car je n'ai ni chien, ni cochon! 

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Auteur: claude lasnier - dans Jouer avec les mots
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:51

La taille des arbres, arbustes et le nettoyage des végétaux secs se poursuit au jardin mais ces interventions sont dérangeantes pour la faune. Plus le jardin est propre, moins il y a d'animaux. Néanmoins, il est difficile de garder le jardin en friche toute l'année, sinon ce n'est plus un jardin. Alors, j'attends toujours le dernier moment pour le grand nettoyage afin de ne pas perturber les animaux qui trouvent refuge dans les buissons pendant l'hiver. Pour les Miscanthus, il était difficile d'attendre plus longtemps car ils sont en train de redémarrer et leur taille est un travail pénible. Les touffes sont compactes et les tiges hautes et rigides, difficiles à franchir pour des prédateurs. Qui donc avait eu l'intelligence de se réfugier en son centre?

 

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Je pense qu'il s'agit d'un oeuf de Merle. Malheureusement, mon intervention a sacrifié le nid puisque, une fois la touffe dégarnie, le nid n'était plus protégé. On fait parfois du mal sans le vouloir. L'idéal pour les oiseaux serait un jardin sans jardinier, mais sans jardinier, y aurait-il un jardin? Lors de l'achat du terrain en 1994, il n'y avait qu'un champ labouré au bord d'une route, sans arbres sinon un tilleul, un marronnier et quelques peupliers. Le travail accompli vaut bien le sacrifice d'un oeuf : cette pensée m'aide à ne pas trop culpabiliser.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:03

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Il est temps de ressortir les dahlias et de les forcer pour avoir des floraisons précoces.  Mes tubercules de dahlias passent l’hiver dans des cartons, dans un endroit obscur, sec et hors gel de la maison.  Il serait impossible ici, dans ma terre argileuse humide du Tarn et Garonne, de les laisser en pleine terre comme je le fais pour les tulipes. Les tubercules de dahlias gèlent facilement et les premiers bourgeons se font dévorer par les limaces dès leur sortie.

A cette période de l’année, lorsque le temps s’est un peu radouci, je dispose les dahlias dans un grand bac à sable en plastique, je les recouvre grossièrement de terreau et  les arrose abondamment pour les ré-humidifier.  Je recouvre le tout d’un plastique transparent. Je choisis si possible un endroit abrité et ensoleillé, hors de portée des limaces. Si les mottes sont importantes, j’en profite pour les diviser. En général, il suffit de secouer légèrement la motte pour cela. Les tubercules sont parfois imbriqués les uns dans les autres, ce qui demande un peu de doigté. Il est préférable de laisser le départ de l’ancienne tige jusqu’à l’apparition des bourgeons.

Au bout de quelques semaines, les tubercules ont gonflé (ils s’étaient un peu desséchés pendant leur repos) et des bourgeons apparaissent, puis de nouvelles tiges. Il est alors temps de couper les tiges sèches et de mettre les dahlias en place, dans une terre enrichie et au soleil. Plus on attend et plus on laisse les tiges prendre de la hauteur, plus les limaces auront du mal à tout avaler en une bouchée. Alors qu’un simple bourgeon sera beaucoup plus vulnérable !

Pour être sûr d’avoir un résultat parfait, cultivez les dahlias d’abord dans un pot avant de les transférer en pleine terre. Mon système de mise en gauge dans le bac à sable fait gagner du temps et économiser du terreau mais il ne faut pas laisser les dahlias là trop longtemps sinon le système racinaire se développe trop et il est difficile ensuite de séparer les différents dahlias.

 

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Ci-dessous, le tubercule a déjà un bourgeon apparent:

 

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Auteur: claude lasnier - dans Astuces de jardinier
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:38

de porter des bottes dépareillées?

 

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Un jour elles rendent l’âme ; éreintées, épuisées de nous porter d’un bout à l’autre du jardin, dans l’eau, la gadoue, la neige, le froid. Un jour, sans crier gare, elles nous abandonnent, un jour de pluie, bien sûr, histoire de rafraîchir un peu nos chaussettes. Une fente, un clou, une épine de rosier, rarement dans les deux bottes à la fois ! Et comme les chaussettes, elles ne vont que par paires : il n’y a donc rien à récupérer. On ne rapièce pas des bottes. On ne réassortit pas des bottes  (imaginez vous aller chez le marchand : « je voudrais une botte, une seule, s’il vous plait ! ».

 

 

 

La seconde vie des bottes.

 Au jardin tout est récupérable ! Des bottes pour protéger des pieds fragiles de clématites,  c’est le pied!                                                                                                                                                                            

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Auteur: claude lasnier - dans Astuces de jardinier
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:51

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De la neige un 13 mars, ici, près de Toulouse: je n’avais jamais vu cela ! La semaine dernière, c’était la tempête, le week-end dernier c’était le printemps et aujourd’hui nous grelottons à nouveau. Les nombreuses fleurs du jardin semblaient pourtant nous annoncer que l’hiver était fini: cerisier du Japon, prunus, amandier, jonquilles, scilles sauvages, anémones Blanda, violettes. Ce matin, 5 cm de neige recouvraient le jardin. Je n’avais pas encore décroché la balançoire qui s’était enroulée autour d’une branche à la dernière tempête.

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 19:52

Ils sont bien cachés, là, au milieu du potager. Comme vous le voyez je n'ai pas encore préparé le potager pour les plantations de printemps et les végétaux secs sont un bon refuge pour les animaux.

Alors, voyez vous quelque chose?

 

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Un peu plus près...

 

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Encore plus près!

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:08

 Femme de lettres anglaise, féministe, éprise de philosophie et de littérature, l’écrivain(e) * Virginia Woolf était aussi amoureuse de la campagne et des jardins.  Au hasard de ses pages, il est facile de trouver des références à ces jardins qu’elle aimait, à son jardin de Monk’s House et à la campagne qui lui rappelait son enfance.

 

Dans «Instants de vie », elle décrit un jardin qui ressemble au mien, cloisonné et entouré de haies, à l’anglaise, avec des « recoins » …

 

« Elle se trouvait dans un jardin en pente qui s’était divisé de lui-même en cinq jardins indépendants entourés d’épaisses haies d’escallonia dont les feuilles, quand on les froissait, dégageaient une odeur très douce. Il y avait tant de recoins, de culs-de-sac et de pelouses encerclées que chaque endroit avait son nom : il y avait le jardin du Café ; la Fontaine (un bassin avec un conduit d’où l’eau coulait goutte à goutte, cerné de plantes vertes humides) ; la pelouse de Cricket ; le Coin d’Amour abrité par la serre, où poussaient les « jackmanii » (clématites) violet foncé […] Puis il y avait le jardin potager ; la plate-bande de fraisiers […] Tous ces différents endroits retranchés étaient contenus dans cet unique jardin de deux ou trois arpents tout au plus. »

 

Dans « The waves », traduit en 1937 par Marguerite Yourcenar, son personnage Susan fait un retour sur sa vie, au jardin qu’elle a cultivé, avec une belle image sur les enfants qui, comme des fruits qui se libèrent de leur enveloppe protectrice, cassent les fils qui les rattachent à vous.

 

« I have grown trees from the seed. I have made ponds in which goldfish hide under the broadleaved lilies. I have netted over strawberry beds and lettuce beds, and stitched the pears and the plums into white bags to keep them safe from the wasps. I have seen my sons and daughters, once netted over like fruit in their cots, break the meshes and walk with me, taller than I am, casting shadows on the grass.”

 

*Pourquoi le mot "écrivain"n’aurait-il pas un feminin?

 

Pour illustrer cette belle image: un Amour en cage ( Physalis alkekengi).

 

 

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Auteur: claude lasnier - dans Jardin littéraire
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Bonjour

Qui suis-je? Claude, professeur de l'E.N., jardinière le week-end. Je me suis lancée il y a 20 ans dans la création d'un jardin naturel à partir d'un grand champ labouré d'un hectare où il n'y avait pas grand chose mais l'essentiel: une vieille grange, 2 arbres centenaires, un ruisseau et une mare. Il y a 7 ans, j'ai fait construire ma maison dans mon petit paradis et je partage la vie des animaux qui y ont trouvé refuge.

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